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	<title>Santé Archives - Afrikshow.com</title>
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	<description>African Fresh News</description>
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	<title>Santé Archives - Afrikshow.com</title>
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		<title>Santé mentale des jeunes en Afrique : briser le silence, combler le vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alex Konan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:48:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dépression, anxiété, tabou et manque criant de soins : où en est la santé mentale des jeunes Africains en 2026, et quelles solutions émergent sur le continent.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/sante-mentale-des-jeunes-en-afrique-briser-le-silence-combler-le-vide/">Santé mentale des jeunes en Afrique : briser le silence, combler le vide</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le continent le plus jeune du monde, une souffrance longtemps tue commence à s&rsquo;exprimer. Derrière les sourires des adolescents et des jeunes adultes, dépression et anxiété touchent des millions de personnes, souvent sans diagnostic ni accompagnement. En 2026, le sujet sort peu à peu de l&rsquo;ombre : des chercheurs, des familles et des soignants tentent de transformer un tabou en conversation, et un vide en réseau de soins.</p>
<h2>Une génération immense, des besoins qui le sont tout autant</h2>
<p>L&rsquo;Afrique est un continent de jeunes : environ 70 % de la population d&rsquo;Afrique subsaharienne a moins de 30 ans, selon les Nations unies. Cette jeunesse porte les espoirs économiques du continent, mais elle affronte aussi des pressions considérables : incertitude de l&rsquo;avenir, précarité, ruptures familiales, exposition aux réseaux sociaux, deuils et parfois violences. Autant de facteurs qui pèsent sur l&rsquo;équilibre psychique à un âge où l&rsquo;identité se construit.</p>
<p>À l&rsquo;échelle mondiale, l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu&rsquo;un adolescent sur sept (environ 14 %) âgé de 10 à 19 ans vit avec un trouble mental, ce qui représente près de 15 % de la charge mondiale de morbidité pour cette tranche d&rsquo;âge. L&rsquo;anxiété concerne autour de 4 à 5 % des 10-19 ans, la dépression 1 à 3 % selon l&rsquo;âge, avec des chiffres qui progressent à l&rsquo;adolescence. Ces moyennes mondiales masquent des réalités locales souvent plus lourdes : des travaux menés en Afrique subsaharienne relèvent des taux de détresse psychologique élevés chez les jeunes, dans des contextes où le repérage précoce reste rare.</p>
<p>Un point mérite d&rsquo;être traité avec prudence et sans dramatisation : le suicide figure, d&rsquo;après l&rsquo;OMS, parmi les trois principales causes de décès chez les 15-29 ans dans le monde. Ce constat n&rsquo;est pas une fatalité. Il rappelle surtout l&rsquo;urgence de la prévention, de l&rsquo;écoute et de l&rsquo;accès à des soins de qualité, plutôt qu&rsquo;une quelconque « faiblesse » individuelle.</p>
<h2>Le poids du silence : quand le tabou empêche de demander de l&rsquo;aide</h2>
<p>Dans de nombreuses communautés, la souffrance psychique reste entourée de malentendus. Elle est parfois interprétée comme un caprice, une faute morale, une possession ou une honte pour la famille. Cette stigmatisation a un coût très concret : elle dissuade les jeunes de parler, retarde la recherche d&rsquo;aide et isole ceux qui en auraient le plus besoin.</p>
<p>Le vocabulaire lui-même évolue. Au Zimbabwe, le terme <em>kufungisisa</em> — littéralement « trop penser » — désigne dans le langage courant ce que les cliniciens rapprochent de l&rsquo;anxiété et de la dépression. Nommer les choses dans les langues locales, sans jargon médical intimidant, est déjà un pas vers la déstigmatisation. Car un trouble mental n&rsquo;est ni un manque de foi, ni un défaut de caractère : c&rsquo;est une réalité de santé qui peut être prévenue, accompagnée et, dans bien des cas, soulagée.</p>
<h2>Un déficit de moyens qui laisse des millions sans soins</h2>
<p>Le principal obstacle n&rsquo;est pas seulement culturel : il est structurel. Les ressources humaines manquent cruellement. Selon un communiqué conjoint de l&rsquo;UNICEF et de l&rsquo;OMS, l&rsquo;Afrique subsaharienne ne compte en moyenne qu&rsquo;un psychiatre pour un million d&rsquo;habitants — un ratio parmi les plus bas du monde, là où la moyenne mondiale se situe autour de 0,3 psychiatre pour 100 000 personnes&#8230; soit environ 3 pour un million. Certains pays fonctionnent avec une poignée de spécialistes pour des dizaines de millions d&rsquo;habitants.</p>
<p>Cette pénurie se traduit par un « écart de traitement » (treatment gap) massif : dans les pays à faible revenu, la grande majorité des personnes souffrant de troubles dépressifs ne reçoit aucune prise en charge, et plusieurs analyses situent cet écart autour de 90 % en Afrique subsaharienne. Le financement suit la même pente : quand l&rsquo;OMS recommande un minimum d&rsquo;environ 2 dollars par habitant et par an, de nombreux États africains consacrent à la santé mentale moins de 1 % de leur budget de santé. Enfin, les politiques dédiées aux enfants et adolescents demeurent rares : d&rsquo;après l&rsquo;atlas de l&rsquo;OMS, seule une minorité de pays de la région disposent d&rsquo;une politique spécifique de santé mentale des jeunes.</p>
<blockquote><p>« The severe shortage of professionals is among the major barriers to adequate mental health services in our region », rappelle la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Afrique.</p></blockquote>
<h2>Le « Friendship Bench » et l&rsquo;essor des solutions communautaires</h2>
<p>Face à ce déficit, une idée simple née au Zimbabwe fait aujourd&rsquo;hui référence : le <em>Friendship Bench</em>, littéralement le « banc de l&rsquo;amitié ». Le principe repose sur la « délégation des tâches » : des agents de santé communautaires — souvent des femmes d&rsquo;âge mûr, surnommées les « grands-mères » — sont formés et supervisés pour offrir, sur un banc en bois installé près des cliniques, quelques séances d&rsquo;écoute et de résolution de problèmes.</p>
<p>Lancé par le psychiatre Dixon Chibanda, le dispositif a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un essai clinique randomisé publié en 2016. Ses résultats, mesurés sur plus de 550 patients dans 24 cliniques de Harare, ont montré une nette réduction des symptômes de dépression et d&rsquo;anxiété par rapport aux soins habituels après six mois. Depuis son intégration dans la stratégie nationale et un déploiement élargi, le programme indique avoir permis l&rsquo;accès à un soutien psychologique à plus de 775 000 personnes, et son modèle a été adapté au Malawi, en Tanzanie, en Afrique du Sud et au-delà.</p>
<p>Le <em>Friendship Bench</em> illustre une conviction qui gagne du terrain : on peut apporter une aide efficace sans attendre un hypothétique afflux de psychiatres, en formant des relais de proximité et en les articulant aux soins primaires, avec des passerelles vers les spécialistes pour les situations les plus lourdes.</p>
<h2>Familles, écoles, télésanté : les nouveaux relais</h2>
<p>D&rsquo;autres approches se multiplient. L&rsquo;intégration de la santé mentale aux soins primaires — pour qu&rsquo;un jeune en détresse trouve une première écoute dès le centre de santé du quartier — figure au cœur des plans de l&rsquo;OMS. Les écoles deviennent aussi des lieux de repérage et de prévention, où l&rsquo;on apprend à reconnaître les signaux d&rsquo;alerte et à en parler sans honte.</p>
<p>Le numérique ouvre par ailleurs des pistes prometteuses, à manier avec discernement :</p>
<ul>
<li>des plateformes de télésanté mentale mettant en relation jeunes et professionnels, utiles là où les distances et le nombre de soignants posent problème ;</li>
<li>des applications de soutien psychologique et d&rsquo;auto-assistance, en langues locales, pour informer et déstigmatiser ;</li>
<li>des lignes d&rsquo;écoute et des réseaux de pairs, qui brisent l&rsquo;isolement.</li>
</ul>
<p>Ces outils ne remplacent pas un suivi humain, et leur qualité varie ; mais ils élargissent l&rsquo;accès et normalisent la demande d&rsquo;aide. Le rôle des familles reste central : écouter sans juger, éviter les paroles qui culpabilisent, accompagner un proche vers un professionnel sont autant de gestes protecteurs. La communauté — chefs religieux, enseignants, associations de jeunes — peut devenir un puissant relais de prévention lorsqu&rsquo;elle choisit la bienveillance plutôt que le jugement.</p>
<h2>Vers une conversation apaisée</h2>
<p>La santé mentale des jeunes Africains n&rsquo;est pas une crise à contempler avec fatalisme, mais un chantier ouvert. Les besoins sont immenses, les moyens encore trop rares, mais des solutions concrètes, sobres et évaluées existent déjà, portées par des soignants, des chercheurs et des communautés entières. Le premier pas, souvent, tient dans une phrase que l&rsquo;on ose enfin prononcer : « je ne vais pas bien ». Faire en sorte que cette phrase soit accueillie, entendue et suivie d&rsquo;une aide accessible : voilà, peut-être, le vrai défi de 2026.</p>
<p><strong>Si vous ou un proche traversez une période de détresse, vous n&rsquo;êtes pas seul : n&rsquo;hésitez pas à vous tourner vers un professionnel de santé ou une ligne d&rsquo;écoute locale.</strong></p>
<p><em>Cet article a une visée informative et de sensibilisation. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d&rsquo;un professionnel de santé qualifié.</em></p>
<p><!--
AFRIKSHOW — À FINALISER MANUELLEMENT (upload image API HS depuis le 18/07)
IMAGE À LA UNE (featured image) : entretien de soutien sur un banc communautaire, lumière naturelle, visages apaisés — Unsplash/Pexels « counselling bench Africa » / « community support »
ALT : Jeune adulte africain assis sur un banc en bois, écoutant une conseillère lors d'un entretien de soutien psychologique
CRÉDIT PHOTO : Unsplash — à créditer
SEO (Yoast à recopier) — Titre : Santé mentale des jeunes en Afrique en 2026 | Méta : Dépression, anxiété, tabou et manque criant de soins : où en est la santé mentale des jeunes Africains en 2026, et quelles solutions émergent sur le continent.
TAGS suggérés : santé mentale, jeunesse africaine, dépression, anxiété, Friendship Bench, OMS, télésanté, déstigmatisation
CITATION liée à : Dre Matshidiso Moeti, OMS Afrique (via UNICEF/OMS)
CRÉNEAU de programmation visé : société/santé — 12h-14h
--></p>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Choléra en Afrique australe : l&#8217;eau potable, première ligne de défense</title>
		<link>https://afrikshow.com/cholera-en-afrique-australe-leau-potable-premiere-ligne-de-defense/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alex Konan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 20:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la hausse des épidémies de choléra en Afrique australe, l'accès à l'eau, l'assainissement et le vaccin oral restent les meilleures armes de prévention.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En Afrique australe et dans les régions voisines, le choléra reste l&rsquo;un des révélateurs les plus crus des inégalités d&rsquo;accès à l&rsquo;eau. Alors qu&rsquo;Africa CDC a alerté fin 2025 et en 2026 sur une recrudescence des épidémies sur le continent, les spécialistes rappellent une évidence longtemps répétée : cette maladie est évitable. La prévention passe d&rsquo;abord par l&rsquo;eau, l&rsquo;hygiène et l&rsquo;assainissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choléra, une maladie ancienne mais évitable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choléra est une infection intestinale aiguë provoquée par la bactérie <em>Vibrio cholerae</em>, ingérée le plus souvent via de l&rsquo;eau ou des aliments contaminés. Sa forme grave peut entraîner une déshydratation rapide. Selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), la grande majorité des cas peuvent toutefois être traités simplement, notamment par réhydratation, lorsque la prise en charge est précoce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La particularité du choléra tient à sa nature profondément liée à l&rsquo;environnement. Il circule là où l&rsquo;eau potable manque, où les eaux usées se mêlent aux sources de consommation, où les systèmes d&rsquo;assainissement sont fragiles. C&rsquo;est ce qui explique qu&rsquo;il soit qualifié de maladie de la pauvreté hydrique, et surtout qu&rsquo;il soit considéré comme largement évitable. D&rsquo;après l&rsquo;OMS-AFRO, entre 2014 et 2021, la Région africaine a concentré environ 21 % des cas mondiaux mais près de 80 % des décès, un écart qui en dit long sur les difficultés d&rsquo;accès aux soins et à l&rsquo;eau saine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;alerte continentale de 2026 remise en contexte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fin 2025, puis courant 2026, Africa CDC a signalé une hausse des flambées épidémiques sur le continent, citant le choléra parmi les priorités sanitaires, aux côtés d&rsquo;autres maladies. D&rsquo;après les éléments rapportés par plusieurs médias africains, dont Premium Times, l&rsquo;agence a présenté le choléra comme l&rsquo;une des urgences les plus pressantes, évoquant un nombre de cas en nette augmentation par rapport à quelques années plus tôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Africa CDC, un petit nombre de pays concentrerait l&rsquo;essentiel des cas continentaux. En Afrique australe et de l&rsquo;Est, l&rsquo;UNICEF a de son côté fait état de plus de 178 000 cas de choléra recensés dans 16 pays entre janvier 2024 et mars 2025, et d&rsquo;environ 2 900 décès sur cette période. Ces chiffres, à considérer avec prudence car ils évoluent et dépendent des capacités de dépistage, dessinent néanmoins une tendance claire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les situations documentées, l&rsquo;UNICEF a rapporté que le Soudan du Sud a connu l&rsquo;une de ses pires flambées depuis deux décennies, et que l&rsquo;Angola a enregistré plusieurs milliers de cas répartis sur une large partie de son territoire, avec une part importante d&rsquo;enfants touchés. Il ne s&rsquo;agit pas de dramatiser un continent entier, mais de comprendre où et pourquoi la maladie prospère.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle central de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si un seul facteur devait résumer la prévention du choléra, ce serait l&rsquo;accès à une eau sûre. Les données de l&rsquo;UNICEF pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe donnent la mesure du défi : selon l&rsquo;agence, environ 120 millions de personnes, dont des dizaines de millions d&rsquo;enfants, boiraient une eau non sécurisée dans la région, tandis que des dizaines de millions de personnes n&rsquo;auraient pas accès à des installations d&rsquo;hygiène de base à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que recouvre l&rsquo;approche dite WASH, pour <em>Water, Sanitation and Hygiene</em> (eau, assainissement et hygiène). Elle repose sur trois piliers complémentaires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;accès à une eau de boisson potable et à des points d&rsquo;eau protégés ;</li>



<li>des systèmes d&rsquo;assainissement qui empêchent les eaux usées de contaminer les sources ;</li>



<li>des pratiques d&rsquo;hygiène, à commencer par le lavage des mains au savon.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les chocs climatiques compliquent l&rsquo;équation. D&rsquo;après l&rsquo;UNICEF, inondations et sécheresses endommagent les infrastructures d&rsquo;eau et concentrent les populations autour de sources parfois insalubres, favorisant la circulation de la bactérie. Investir dans des réseaux d&rsquo;eau résilients relève donc autant de la prévention sanitaire que de l&rsquo;adaptation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« L&rsquo;accès à une eau salubre est un besoin fondamental, vital pour la survie et le développement de nos enfants », a souligné Etleva Kadilli, directrice régionale de l&rsquo;UNICEF pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Vaccin oral et surveillance : deux leviers complémentaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À côté de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement, le vaccin oral contre le choléra (OCV, pour <em>Oral Cholera Vaccine</em>) constitue un outil de plus en plus mobilisé. Longtemps limité par une pénurie mondiale, l&rsquo;approvisionnement s&rsquo;est amélioré. Selon l&rsquo;OMS, la production annuelle de doses aurait à peu près doublé entre 2022 et 2025, passant d&rsquo;environ 35 millions à près de 70 millions de doses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce redressement a permis, début 2026, une évolution notable. D&rsquo;après l&rsquo;OMS, la vaccination préventive — et non plus seulement en réaction aux flambées — a repris le 4 février 2026 après une interruption de trois ans, le Mozambique figurant parmi les premiers pays concernés. Pour la réponse aux épidémies, une stratégie à dose unique reste privilégiée, offrant selon l&rsquo;OMS une protection d&rsquo;au moins six mois, le temps de casser une chaîne de transmission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vaccin ne remplace pas l&rsquo;eau propre : il la complète. La surveillance épidémiologique joue un rôle tout aussi déterminant. Détecter précocement les premiers cas, cartographier les zones à risque et coordonner les réponses au-delà des frontières permet d&rsquo;agir avant qu&rsquo;une flambée ne s&rsquo;étende. L&rsquo;OMS-AFRO met en avant l&rsquo;usage croissant de la modélisation prédictive et de l&rsquo;analyse de données pour anticiper les points chauds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette combinaison s&rsquo;inscrit dans un objectif régional plus large : l&rsquo;élimination du choléra à l&rsquo;horizon 2030, porté par la Global Task Force on Cholera Control (GTFCC) et l&rsquo;OMS-AFRO, avec pour cibles une réduction des décès et l&rsquo;élimination de la maladie dans plusieurs pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Nous devons aller au-delà de la réponse d&rsquo;urgence et construire des systèmes qui préviennent le choléra, par une eau propre, l&rsquo;assainissement et l&rsquo;engagement communautaire », a résumé le Dr Dick Chamla, de l&rsquo;OMS.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Des gestes de prévention à l&rsquo;échelle communautaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La prévention ne repose pas uniquement sur les grandes infrastructures : elle se joue aussi au quotidien, dans les foyers et les quartiers. Les autorités sanitaires régionales rappellent régulièrement quelques principes généraux de bon sens, sans se substituer à un avis médical :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>utiliser de l&rsquo;eau traitée ou provenant d&rsquo;une source sûre pour boire et cuisiner ;</li>



<li>se laver les mains au savon, notamment avant les repas et après être allé aux toilettes ;</li>



<li>recourir à des toilettes ou latrines adaptées et éviter la défécation à l&rsquo;air libre ;</li>



<li>préparer et conserver les aliments dans de bonnes conditions d&rsquo;hygiène ;</li>



<li>en cas de diarrhée aiguë, consulter rapidement une structure de santé, la réhydratation précoce étant essentielle.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;engagement des communautés est décisif. Relais locaux, écoles, associations et agents de santé communautaires diffusent l&rsquo;information, encouragent les bons réflexes et signalent les premiers cas. C&rsquo;est souvent cette vigilance de terrain qui fait la différence entre un cas isolé et une épidémie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une maladie que l&rsquo;on peut faire reculer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choléra n&rsquo;a rien d&rsquo;une fatalité. Les épisodes récents en Afrique australe et dans les régions voisines rappellent surtout que l&rsquo;eau potable, l&rsquo;assainissement et l&rsquo;hygiène restent la première ligne de défense, renforcée aujourd&rsquo;hui par un accès élargi au vaccin oral et par une meilleure surveillance. Derrière chaque courbe de cas, il y a des choix d&rsquo;investissement dans l&rsquo;eau et la santé publique. C&rsquo;est peut-être là le message le plus utile de l&rsquo;alerte continentale de 2026 : prévenir coûte moins cher, et sauve davantage, que guérir dans l&rsquo;urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Vaccination infantile : le monde progresse, l&#8217;Afrique retient son souffle</title>
		<link>https://afrikshow.com/vaccination-infantile-oms-unicef-2025-afrique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 10:13:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rapport OMS/UNICEF 2025 confirme une légère hausse de la vaccination infantile mondiale, mais l'Afrique reste fragilisée par la rougeole et les financements.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le monde vaccine un peu mieux ses enfants, mais l&rsquo;écart avec l&rsquo;Afrique se creuse. Publié le 15 juillet 2026, le rapport annuel de l&rsquo;OMS et de l&rsquo;UNICEF sur la couverture vaccinale infantile affiche une progression prudente d&rsquo;un point pour 2025. Derrière cette embellie mondiale, le continent africain reste le théâtre des vulnérabilités les plus tenaces.</strong></p>
<p>Les chiffres sont là, et ils vont dans le bon sens. Selon les estimations conjointes de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations unies pour l&rsquo;enfance (UNICEF), publiées à partir des données WUENIC 2025, environ 90 % des nourrissons dans le monde ont reçu au moins une dose du vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (le fameux DTC1), soit près de 116 millions d&rsquo;enfants. Pour le schéma complet à trois doses (DTC3), considéré comme l&rsquo;indicateur de référence de la performance des systèmes de vaccination, la couverture atteint 85 %, soit environ 110 millions d&rsquo;enfants protégés.</p>
<p>Par rapport à 2024, la progression est d&rsquo;un point de pourcentage. C&rsquo;est modeste, mais dans un contexte marqué par les conflits, les tensions budgétaires et une défiance vaccinale persistante dans certaines régions, ce gain n&rsquo;a rien d&rsquo;anodin. Comme le résument les deux agences, la couverture vaccinale mondiale « progresse à petits pas malgré les conflits et l&rsquo;hésitation », selon le communiqué conjoint publié par l&rsquo;<a href="https://www.who.int/fr/news/item/15-07-2026-global-childhood-immunization-coverage-inches-forward-despite-conflict-and-hesitancy---unicef--who">OMS</a>. Chaque point gagné représente des centaines de milliers d&rsquo;enfants supplémentaires mis à l&rsquo;abri de maladies évitables.</p>
<p>Au cœur de l&rsquo;analyse figure un indicateur devenu central dans le suivi mondial : le nombre d&rsquo;enfants dits « zéro dose », c&rsquo;est-à-dire n&rsquo;ayant reçu aucun vaccin. En 2025, ils étaient 13,5 millions, soit 750 000 de moins qu&rsquo;en 2024. La tendance est encourageante, mais le chiffre reste vertigineux à l&rsquo;échelle d&rsquo;une génération.</p>
<p>Surtout, ces enfants ne sont pas répartis au hasard. Plus de la moitié d&rsquo;entre eux vivent dans des zones marquées par les conflits ou la fragilité institutionnelle, là où les chaînes d&rsquo;approvisionnement se rompent, où les centres de santé ferment et où les campagnes de vaccination deviennent des opérations à haut risque. C&rsquo;est précisément dans ces contextes que l&rsquo;Afrique subsaharienne concentre une part importante des enfants non vaccinés. Comme le souligne l&rsquo;<a href="https://www.unicef.org/press-releases/global-childhood-immunization-coverage-inches-forward-despite-conflict-and-hesitancy">UNICEF</a>, atteindre ces enfants suppose des investissements soutenus et un travail de proximité, communauté par communauté, bien au-delà des grandes moyennes statistiques.</p>
<p>Si un chiffre doit retenir l&rsquo;attention des professionnels de santé publique, c&rsquo;est celui de la rougeole. Maladie parmi les plus contagieuses connues, elle exige une couverture vaccinale d&rsquo;au moins 95 % pour interrompre sa circulation. Or, en 2025, la première dose (MCV1) plafonne à 84 % au niveau mondial, et la seconde dose (MCV2) à seulement 77 %. L&rsquo;écart avec le seuil critique reste considérable.</p>
<p>Les conséquences sont déjà visibles. Au total, 57 pays ont connu des flambées de rougeole en 2025, un signal préoccupant qui témoigne de la persistance de poches de population insuffisamment protégées. La rougeole a ceci de redoutable qu&rsquo;elle agit comme un révélateur : dès qu&rsquo;une couverture vaccinale faiblit, elle réapparaît la première, frappant en priorité les nourrissons trop jeunes pour être vaccinés et les enfants dont le calendrier vaccinal a été interrompu. Pour les épidémiologistes, ces résurgences ne sont pas un simple accident de parcours, mais l&rsquo;indicateur avancé de systèmes de santé sous tension.</p>
<p>Le rapport confirme que trois régions de l&rsquo;OMS — l&rsquo;Afrique, la Méditerranée orientale et l&rsquo;Europe — se situent toujours en deçà des niveaux de couverture atteints avant 2019. Autrement dit, la fenêtre ouverte par la pandémie de Covid-19 sur les systèmes de vaccination ne s&rsquo;est pas totalement refermée, et le continent africain figure parmi les zones où le rattrapage reste inachevé.</p>
<p>Le tableau n&rsquo;est pourtant pas uniforme, et certains parcours forcent le respect. Le Soudan enregistre ainsi la meilleure progression mondiale, avec un bond de 35 points de couverture pour le DTC1 et de 22 points pour la première dose contre la rougeole, fruit d&rsquo;un effort de rattrapage mené dans des conditions difficiles. Cette performance montre qu&rsquo;avec une mobilisation ciblée, des remontées rapides sont possibles même dans des environnements fragiles.</p>
<p>À l&rsquo;inverse, d&rsquo;autres pays reculent. L&rsquo;Afrique du Sud accuse une baisse de 20 points de couverture DTC1 depuis 2019, un décrochage notable pour un pays doté d&rsquo;infrastructures sanitaires relativement solides. La Syrie, hors du continent, enregistre elle aussi un recul. Ces trajectoires divergentes rappellent une vérité constante de la santé publique : les acquis vaccinaux ne sont jamais définitifs et peuvent s&rsquo;éroder rapidement lorsque la vigilance faiblit. Le portail <a href="https://fr.allafrica.com/stories/202607150151.html">allAfrica</a> a d&rsquo;ailleurs largement relayé ces contrastes africains, révélateurs d&rsquo;un continent à plusieurs vitesses en matière d&rsquo;immunisation.</p>
<p>Un avertissement méthodologique traverse l&rsquo;ensemble du rapport, et il mérite d&rsquo;être souligné. Les estimations 2025 reposent sur un socle d&rsquo;enquêtes nationales particulièrement réduit : seules 18 enquêtes ont été transmises en 2025, contre 50 l&rsquo;année précédente. Cette raréfaction des données de terrain incite les auteurs à la prudence dans l&rsquo;interprétation des tendances les plus fines.</p>
<p>Concrètement, cela signifie que certaines évolutions nationales pourraient être révisées à mesure que de nouvelles enquêtes remonteront. Loin d&rsquo;invalider les grandes tendances mondiales, cette limite invite plutôt à considérer les chiffres pays par pays avec la rigueur nécessaire, sans surinterpréter des variations qui pourraient relever, en partie, de la disponibilité inégale des sources statistiques. Pour l&rsquo;Afrique, où les systèmes d&rsquo;information sanitaire restent inégalement développés, cette précaution est d&rsquo;autant plus pertinente.</p>
<p>Au-delà des chiffres, c&rsquo;est la question du financement qui inquiète le plus les acteurs de la santé mondiale. La baisse de l&rsquo;aide publique au développement observée ces dernières années fragilise directement les programmes de vaccination, souvent dépendants de soutiens extérieurs dans les pays à faible revenu. L&rsquo;avenir de l&rsquo;Alliance Gavi, principal mécanisme international de financement des vaccins pour les pays les plus pauvres, cristallise ces préoccupations.</p>
<p>L&rsquo;enjeu est particulièrement aigu pour l&rsquo;Afrique subsaharienne, où la vaccination des enfants « zéro dose » repose largement sur ces dispositifs mutualisés. Une contraction des financements pourrait non seulement stopper la lente progression observée, mais aussi effacer des gains durement acquis, comme le montre l&rsquo;exemple des reculs déjà enregistrés dans certains pays. Les responsables de santé publique le répètent : la vaccination est l&rsquo;un des investissements les plus rentables qui soient, mais ses bénéfices ne tiennent que si l&rsquo;effort est maintenu dans la durée. Un désengagement financier aujourd&rsquo;hui se paierait, demain, en flambées épidémiques et en vies d&rsquo;enfants.</p>
<p>Le rapport OMS/UNICEF 2025 dessine ainsi un paysage en demi-teinte. La progression mondiale est réelle et le recul du nombre d&rsquo;enfants « zéro dose » constitue une bonne nouvelle. Mais pour l&rsquo;Afrique, les défis restent entiers : couverture toujours inférieure aux niveaux d&rsquo;avant 2019, résurgence de la rougeole, dépendance aux financements internationaux menacés. L&rsquo;exemple soudanais prouve que des progrès rapides sont possibles ; celui de l&rsquo;Afrique du Sud rappelle qu&rsquo;aucun acquis n&rsquo;est garanti. Entre ces deux trajectoires se joue, pour des millions d&rsquo;enfants du continent, la promesse d&rsquo;une enfance protégée des maladies évitables. La consolidation de ces gains dépendra, dans les mois à venir, autant de la volonté politique que de la stabilité des financements.</p>
<p><em>Cet article a une vocation d&rsquo;information générale de santé publique. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas la consultation d&rsquo;un professionnel de santé qualifié.</em></p>
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ALT : Une agente de santé administre un vaccin à un nourrisson tenu par sa mère dans un centre de santé communautaire en Afrique subsaharienne
CRÉDIT : UNICEF (droits vérifiés) ou banque libre de droits (Unsplash/Pexels)
VISUEL SUGGÉRÉ : scène de vaccination pédiatrique dans un centre de santé africain, format paysage >=1200px, libre de droits.
CRÉNEAU : À la une / 6h-9h (Abidjan).
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		<title>Hépatites B et C en Afrique : plus de 90 millions de vies concernées, une riposte qui s&#8217;organise</title>
		<link>https://afrikshow.com/hepatites-b-c-afrique-fardeau-riposte-2026/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 09:58:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l'approche du 28 juillet, état des lieux des hépatites virales B et C en Afrique : plus de 90 millions de personnes touchées, dépistage, vaccin et traitements.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Silencieuses pendant des années, les hépatites virales B et C tuent pourtant en masse et frappent l&rsquo;Afrique de façon disproportionnée. À l&rsquo;approche de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites, célébrée chaque 28 juillet à l&rsquo;initiative de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), le continent tente de transformer un constat alarmant en plan d&rsquo;action. Entre dépistage insuffisant, vaccin efficace et traitements désormais curatifs, l&rsquo;enjeu est immense.</strong></p>
<p>Les chiffres donnent le vertige. Selon l&rsquo;OMS et les Nations unies, <a href="https://news.un.org/fr/story/2022/07/1124552">plus de 90 millions d&rsquo;Africains vivent avec l&rsquo;hépatite B ou C</a>, ce qui place le continent au premier rang du fardeau mondial de ces maladies. À l&rsquo;échelle de la planète, l&rsquo;OMS estime qu&rsquo;environ 254 millions de personnes vivent avec l&rsquo;hépatite B chronique et plusieurs dizaines de millions avec l&rsquo;hépatite C. Ces infections seraient responsables d&rsquo;environ 1,3 million de décès chaque année, la plupart provoqués par le cancer du foie et la cirrhose, deux complications tardives d&rsquo;une infection restée longtemps silencieuse.</p>
<p>Ces données restent des estimations, que les autorités sanitaires révisent régulièrement à mesure que le dépistage progresse. Mais la tendance de fond ne fait guère débat : l&rsquo;Afrique porte une part du fardeau sans commune mesure avec sa population, et de nombreux cas échappent encore aux statistiques faute de diagnostic. Le Bureau régional de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Afrique appelle d&rsquo;ailleurs, à chaque édition de la Journée mondiale, à intensifier les <a href="https://www.afro.who.int/fr/countries/chad/news/journee-mondiale-contre-lhepatite-loms-lance-un-appel-pour-des-actions-de-lutte-et-de-prevention">actions de lutte et de prévention</a> sur le continent.</p>
<p>Plusieurs facteurs se conjuguent pour expliquer cette surexposition. L&rsquo;hépatite B se transmet principalement de la mère à l&rsquo;enfant au moment de l&rsquo;accouchement, ainsi que par le sang et les rapports sexuels non protégés. Dans les régions où la vaccination du nourrisson n&rsquo;a pas été universelle pendant des décennies, le virus a circulé de génération en génération, installant une prévalence élevée dans la population générale.</p>
<p>L&rsquo;hépatite C, elle, se propage surtout par le sang : matériel médical mal stérilisé, transfusions non sécurisées par le passé, gestes de soin ou pratiques traditionnelles à risque. À ces facteurs biologiques s&rsquo;ajoutent des obstacles structurels : systèmes de santé sous tension, accès inégal aux tests, coût des examens et des médicaments, et surtout une méconnaissance très répandue de ces maladies. Beaucoup de personnes n&rsquo;ont jamais entendu parler du dépistage des hépatites, alors même qu&rsquo;elles pourraient être concernées.</p>
<p>C&rsquo;est sans doute le point le plus préoccupant. L&rsquo;hépatite B comme l&rsquo;hépatite C évoluent le plus souvent sans symptôme pendant des années, parfois des décennies. Résultat : la grande majorité des personnes infectées ignorent totalement leur statut. Elles ne se savent malades que lorsque le foie est déjà gravement atteint, au stade de la cirrhose ou du cancer, quand les options thérapeutiques se réduisent.</p>
<p>Cette invisibilité entretient un cercle vicieux. Sans diagnostic, pas de traitement ni de mesures pour éviter la transmission à l&rsquo;entourage. Renforcer l&rsquo;offre de dépistage, la rendre accessible et abordable, notamment lors des consultations prénatales et dans les structures de santé de proximité, apparaît donc comme la première marche de toute stratégie efficace. C&rsquo;est aussi la condition pour donner une réalité aux objectifs d&rsquo;élimination fixés à l&rsquo;horizon 2030.</p>
<p>La bonne nouvelle, c&rsquo;est que la médecine dispose aujourd&rsquo;hui d&rsquo;armes solides. Contre l&rsquo;hépatite B, il existe un vaccin sûr et efficace. Les spécialistes insistent tout particulièrement sur la dose administrée à la naissance, considérée comme un rempart déterminant pour couper la transmission de la mère à l&rsquo;enfant, principale voie de contamination sur le continent. Généraliser cette dose dans les maternités constitue l&rsquo;un des leviers les plus prometteurs.</p>
<p>Contre l&rsquo;hépatite C, la révolution est venue des antiviraux à action directe. Alors qu&rsquo;elle était autrefois difficile à soigner, cette infection se traite désormais par voie orale et se guérit dans la grande majorité des cas, souvent en quelques semaines. Le défi n&rsquo;est plus scientifique mais logistique et financier : il faut que ces traitements soient disponibles, connus et payables pour les populations qui en ont besoin. Deux maladies, deux réponses complémentaires : prévenir l&rsquo;hépatite B par le vaccin, guérir l&rsquo;hépatite C par le médicament.</p>
<p>L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest illustre bien l&rsquo;ampleur du défi. Au Burkina Faso, les hépatites B et C seraient à l&rsquo;origine de <a href="https://www.minute.bf/burkina-pres-de-900-deces-imputables-aux-hepatites-b-et-c/">près de 900 décès chaque année</a>. La prévalence de l&rsquo;hépatite B y est estimée à 9,1 % en population générale et celle de l&rsquo;hépatite C à 3,6 %. Chez les femmes enceintes, l&rsquo;hépatite B tournerait autour de 5,9 % selon une sérosurveillance menée en 2025. Face à cette situation, les autorités nationales se sont fixé un objectif ambitieux : réduire de 75 % les nouvelles infections d&rsquo;ici 2030, dans le cadre d&rsquo;un plan intégré associant la lutte contre le VIH, les infections sexuellement transmissibles et les hépatites, autour de quatre piliers, prévention, vaccination, dépistage et accès au traitement.</p>
<p>À l&rsquo;autre bout du continent, l&rsquo;Égypte fait figure de modèle. Longtemps parmi les pays les plus touchés au monde par l&rsquo;hépatite C, elle a mené une campagne nationale d&rsquo;une ampleur inédite, connue sous le nom de « 100 Million Seha », combinant dépistage de masse et mise sous traitement. Résultat : une chute spectaculaire de la prévalence, au point que le pays est aujourd&rsquo;hui <a href="https://www.scidev.net/afrique-sub-saharienne/news/lafrique-invitee-a-imiter-legypte-pour-combattre-les-hepatites/">cité en exemple pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique</a>. La démonstration est claire : quand la volonté politique, les moyens et l&rsquo;organisation sont réunis, l&rsquo;élimination de l&rsquo;hépatite C n&rsquo;a rien d&rsquo;une utopie.</p>
<p>Reste que la volonté ne suffit pas sans ressources. Déployer une dose de vaccin à la naissance dans chaque maternité, équiper les centres de santé en tests, former le personnel, garantir un approvisionnement continu en antiviraux et rendre les traitements accessibles au plus grand nombre : tout cela suppose un financement durable. Or les hépatites ont longtemps été les parentes pauvres des politiques de santé mondiales, éclipsées par d&rsquo;autres priorités.</p>
<p>L&rsquo;intégration des programmes, sur le modèle burkinabè qui rassemble VIH, IST et hépatites dans un même dispositif, est présentée comme une piste d&rsquo;efficacité : mutualiser les circuits de dépistage, les laboratoires et les équipes permet de faire plus avec des moyens contraints. Les campagnes de sensibilisation, en particulier autour du 28 juillet, jouent aussi un rôle essentiel pour lever les tabous, informer sur les modes de transmission et encourager chacun à connaître son statut.</p>
<p>La communauté internationale s&rsquo;est engagée à éliminer les hépatites virales comme menace de santé publique d&rsquo;ici 2030. À quatre ans de cette échéance, l&rsquo;Afrique se trouve à la croisée des chemins. Les outils existent : un vaccin qui protège, des tests qui révèlent, des médicaments qui guérissent. L&rsquo;exemple égyptien prouve que des progrès rapides sont possibles, tandis que des pays comme le Burkina Faso posent les bases de plans structurés. Le principal obstacle n&rsquo;est plus l&rsquo;ignorance des solutions, mais leur mise à l&rsquo;échelle. La Journée mondiale du 28 juillet est l&rsquo;occasion de rappeler une évidence trop souvent oubliée : contre les hépatites, savoir, c&rsquo;est déjà se donner une chance.</p>
<p><em>Cet article a une vocation d&rsquo;information générale de santé publique. Il ne constitue pas un avis médical. Pour toute question personnelle relative au dépistage, à la vaccination ou à un traitement, consultez un professionnel de santé qualifié.</em></p>
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IMAGE À LA UNE (à ajouter manuellement via wp-admin — upload API HS) :
ALT : Prélèvement sanguin lors d'une campagne de dépistage des hépatites virales en Afrique
CRÉDIT : libre de droits (Unsplash/Pexels) ou OMS (droits vérifiés)
VISUEL SUGGÉRÉ : test de dépistage lors d'une campagne communautaire, format paysage >=1200px.
CRÉNEAU : société / 18h-22h (Abidjan).
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<p>The post <a href="https://afrikshow.com/hepatites-b-c-afrique-fardeau-riposte-2026/">Hépatites B et C en Afrique : plus de 90 millions de vies concernées, une riposte qui s&rsquo;organise</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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		<title>Diabète : un générique de l&#8217;Ozempic bientôt disponible en Afrique du Sud</title>
		<link>https://afrikshow.com/diabete-un-generique-de-lozempic-bientot-disponible-en-afrique-du-sud/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 16:58:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le laboratoire indien Sun Pharma a obtenu l'autorisation de commercialiser un générique du sémaglutide en Afrique du Sud, une avancée pour l'accès aux traitements.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/diabete-un-generique-de-lozempic-bientot-disponible-en-afrique-du-sud/">Diabète : un générique de l&rsquo;Ozempic bientôt disponible en Afrique du Sud</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;accès aux traitements contre le diabète et l&rsquo;obésité pourrait s&rsquo;élargir en Afrique australe. Le laboratoire pharmaceutique indien Sun Pharma a obtenu l&rsquo;autorisation des autorités sanitaires sud-africaines de commercialiser une version générique du sémaglutide, la molécule à l&rsquo;origine de l&rsquo;Ozempic, largement utilisée dans le traitement du diabète de type 2.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Cette autorisation, annoncée à la mi-juillet, permettra la mise sur le marché sud-africain d&rsquo;une alternative potentiellement plus abordable au médicament de marque, dont la demande mondiale a explosé ces dernières années en raison de son usage également répandu dans la gestion du poids. L&rsquo;information a été rapportée par <a href="https://www.boursorama.com/bourse/actualites/la-societe-indienne-sun-pharma-obtient-l-autorisation-de-commercialiser-un-generique-de-l-ozempic-en-afrique-du-sud-a79cef920b631975123665871107c399">Boursorama</a> et confirmée par le média sud-africain <a href="https://www.timeslive.co.za/news/world/2026-07-15-indias-sun-pharma-wins-south-africa-approval-to-launch-generic-ozempic/">TimesLive</a>.</p>

<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique du Sud est l&rsquo;un des pays africains les plus touchés par la prévalence croissante du diabète de type 2, une maladie chronique dont la prise en charge reste coûteuse pour une large partie de la population. L&rsquo;arrivée d&rsquo;un générique pourrait, à terme, réduire la pression financière sur les patients et les systèmes de santé publics et privés du pays.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Cette autorisation s&rsquo;inscrit dans une dynamique plus large de développement des génériques de molécules à forte demande sur le continent, portée par plusieurs laboratoires internationaux cherchant à répondre à des besoins de santé publique croissants. Aucune date précise de mise sur le marché effective n&rsquo;a toutefois été communiquée à ce stade.</p>

<p class="wp-block-paragraph"><em>Rappel : cet article est purement informatif et ne constitue en aucun cas un avis médical. Toute décision de traitement doit être prise en concertation avec un professionnel de santé.</em></p><p>The post <a href="https://afrikshow.com/diabete-un-generique-de-lozempic-bientot-disponible-en-afrique-du-sud/">Diabète : un générique de l&rsquo;Ozempic bientôt disponible en Afrique du Sud</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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		<title>Brazzaville : un nouveau poste de transfusion sanguine ouvre à l&#8217;hôpital de Bacongo</title>
		<link>https://afrikshow.com/brazzaville-un-nouveau-poste-de-transfusion-sanguine-ouvre-a-lhopital-de-bacongo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 16:38:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'hôpital de référence de Bacongo, à Brazzaville, dispose désormais d'un poste de transfusion sanguine pour améliorer la prise en charge des urgences.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/brazzaville-un-nouveau-poste-de-transfusion-sanguine-ouvre-a-lhopital-de-bacongo/">Brazzaville : un nouveau poste de transfusion sanguine ouvre à l&rsquo;hôpital de Bacongo</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;accès aux soins d&rsquo;urgence s&rsquo;améliore dans le deuxième arrondissement de Brazzaville. L&rsquo;hôpital de référence de Bacongo dispose désormais de son propre poste de transfusion sanguine, inauguré le 13 juillet 2026 en présence du directeur général de l&rsquo;établissement, le Dr Tanguy Jastel Fouemina, et d&rsquo;André Bernard Awandza, directeur administratif et financier du Centre national de transfusion sanguine (CNTS).</p>

<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle unité doit permettre une prise en charge plus rapide et plus sûre des urgences obstétricales, des traumatismes, des interventions chirurgicales et des cas d&rsquo;anémie sévère nécessitant une transfusion immédiate. Jusqu&rsquo;ici, l&rsquo;absence de structure sur place obligeait le personnel médical à composer avec des délais parfois critiques en cas d&rsquo;urgence vitale. Pour son lancement, la collecte volontaire a permis de récolter 35 poches de sang, selon <a href="https://www.lhorizonafricain.com/societe/hopital-de-reference-de-bacongo-ouverture-dun-poste-de-transfusion-sanguine/">L&rsquo;Horizon Africain</a>.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Ce projet s&rsquo;inscrit dans un effort national plus large. Selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé pour l&rsquo;Afrique, le Congo a presque doublé sa collecte de sang en trois ans, passant de 45 000 à 86 000 poches par an, pour un besoin national estimé à 150 000 poches. Le CNTS a multiplié les sites de collecte dans les grands hôpitaux du pays, une stratégie que confirme <a href="https://www.afro.who.int/photo-story/congo-nearly-doubles-blood-donation-three-years">l&rsquo;OMS Afrique</a>.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Les autorités sanitaires locales espèrent que cette décentralisation, associée à des campagnes de sensibilisation au don volontaire, permettra de réduire durablement les pénuries de sang qui continuent de menacer des vies dans plusieurs établissements du pays.</p><p>The post <a href="https://afrikshow.com/brazzaville-un-nouveau-poste-de-transfusion-sanguine-ouvre-a-lhopital-de-bacongo/">Brazzaville : un nouveau poste de transfusion sanguine ouvre à l&rsquo;hôpital de Bacongo</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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