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	<title>Marchés &amp; Bourse Archives - Afrikshow.com</title>
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	<description>African Fresh News</description>
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		<title>L&#8217;or africain : géographie d&#8217;un trésor qui bat des records</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Onnis Nathanael Othniel Aghax]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 10:41:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Marchés & Bourse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ghana, Mali, Burkina Faso, Afrique du Sud : le continent est l'un des grands producteurs mondiaux d'or, un métal dont le cours a franchi des sommets historiques. Entre mines industrielles, orpaillage artisanal et valeur refuge, plongée dans l'économie du métal jaune.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Rare, indestructible, universellement désiré : l&rsquo;or fascine depuis la nuit des temps. Et l&rsquo;Afrique en est l&rsquo;un des grands coffres-forts de la planète. Des mines industrielles du Ghana aux puits artisanaux du Sahel, le métal jaune façonne des économies entières, remplit des caisses publiques et fait vivre des millions de personnes. À l&rsquo;heure où son cours bat record sur record, comprendre la géographie de l&rsquo;or africain n&rsquo;a jamais été aussi utile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Qui produit l&rsquo;or en Afrique&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La carte a changé. Longtemps, l&rsquo;Afrique du Sud a dominé sans partage la production mondiale&nbsp;; ses mines, parmi les plus profondes du globe, ont fait sa fortune pendant plus d&rsquo;un siècle. Mais l&rsquo;épuisement progressif des gisements et la profondeur croissante de l&rsquo;exploitation ont fait reculer le pays. Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le Ghana qui mène la danse : premier producteur du continent, il a extrait de l&rsquo;ordre de 140 tonnes en 2024, avant de pousser encore plus haut en 2025, porté pour la première fois de façon significative par son secteur artisanal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le Ghana, le Mali s&rsquo;affirme comme le deuxième producteur africain, avec autour de 100 tonnes par an, talonné par une Afrique du Sud désormais redescendue à un niveau comparable. Le Burkina Faso s&rsquo;est hissé dans le peloton de tête et figure parmi les tout premiers producteurs du continent. D&rsquo;autres pays montent en puissance : la Côte d&rsquo;Ivoire, la Guinée, le Soudan et la Tanzanie complètent une carte de plus en plus dense, où la ceinture aurifère ouest-africaine tient une place centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux mondes : l&rsquo;industrie et l&rsquo;orpaillage</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;or africain se joue sur deux scènes très différentes. D&rsquo;un côté, les grandes mines industrielles, exploitées par des multinationales, avec engins géants, normes environnementales et redevances versées aux États. De l&rsquo;autre, l&rsquo;orpaillage artisanal et à petite échelle : des centaines de milliers de creuseurs, souvent à mains nues ou avec un matériel rudimentaire, qui fouillent la terre à la recherche du précieux métal.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce second monde est à la fois vital et problématique. Vital, car il fait vivre des communautés entières là où l&#8217;emploi formel manque, et représente une part croissante de la production nationale dans plusieurs pays. Problématique, car il échappe largement au fisc, s&rsquo;accompagne de conditions de travail dangereuses, d&rsquo;un usage du mercure dévastateur pour la santé et l&rsquo;environnement, et alimente parfois des circuits de contrebande. Encadrer l&rsquo;orpaillage sans détruire les revenus qu&rsquo;il génère est l&rsquo;un des grands défis des États miniers africains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un cours qui s&rsquo;envole</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le contexte mondial donne à cette production une valeur exceptionnelle. Valeur refuge par excellence, l&rsquo;or attire les investisseurs dès que l&rsquo;incertitude monte — tensions géopolitiques, inflation, doutes sur les monnaies. Résultat : son cours a battu des records historiques, franchissant la barre des 4&nbsp;000 dollars l&rsquo;once fin 2025, du jamais-vu. Comme le notait Financial Afrik, ce «&nbsp;record du prix de l&rsquo;or&nbsp;» a relancé le débat sur la place du métal jaune dans les économies productrices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays africains producteurs, cette flambée est une aubaine : à volume constant, la même quantité d&rsquo;or rapporte bien plus de devises qu&rsquo;il y a quelques années. Certaines banques centrales du continent ont d&rsquo;ailleurs commencé à accumuler de l&rsquo;or dans leurs réserves, parfois en achetant directement la production locale, pour diversifier leurs avoirs et réduire leur dépendance au dollar. L&rsquo;or devient ainsi un instrument de souveraineté monétaire autant qu&rsquo;une source de revenus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La malédiction des ressources&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Reste une question lancinante : pourquoi tant de pays riches en or restent-ils pauvres&nbsp;? C&rsquo;est le fameux «&nbsp;paradoxe de l&rsquo;abondance&nbsp;». Trop souvent, la rente minière part à l&rsquo;étranger sous forme de métal brut, laisse peu de retombées locales et expose les États aux caprices des cours mondiaux. La dépendance à une ressource unique fragilise les budgets et décourage la diversification de l&rsquo;économie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;où une exigence croissante des États : renforcer leur part dans les revenus miniers, réviser les codes miniers, exiger davantage de raffinage sur place et d&#8217;emplois locaux. Le raffinage de l&rsquo;or sur le continent — encore rare — permettrait de capter une valeur aujourd&rsquo;hui réalisée en Suisse, aux Émirats ou en Inde. La transparence sur les contrats et la lutte contre la contrebande complètent ce chantier de longue haleine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;il faut en retenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;or africain est un trésor bien réel, mais un trésor à double tranchant. Il génère des devises précieuses et fait vivre des millions de personnes&nbsp;; il peut aussi, mal géré, enrichir surtout d&rsquo;autres que ceux qui l&rsquo;extraient. Pour l&rsquo;investisseur particulier, le métal jaune reste une classe d&rsquo;actifs à manier avec prudence : utile pour diversifier et se protéger de l&rsquo;inflation, mais volatil et sans rendement régulier — il ne verse ni intérêt ni dividende. Comme toujours en matière de placement, mieux vaut ne jamais concentrer son épargne sur un seul actif et se méfier des promesses de gains rapides. À l&rsquo;échelle du continent, le vrai défi n&rsquo;est pas de produire plus d&rsquo;or, mais d&rsquo;en garder davantage la valeur à la maison. À suivre dans nos rubriques <a href="https://afrikshow.com/category/economie/economie-marches-bourse/">Marchés &amp; Bourse</a>, <a href="https://afrikshow.com/category/economie/economie-investissements/">Investissements</a> et notre reportage sur <a href="https://afrikshow.com/coton-or-blanc-afrique-agriculture/">le coton, l&rsquo;autre « or » de l&rsquo;Afrique</a>.</p>
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		<title>Or : le Ghana dépasse les 20 milliards de dollars d&#8217;exportations en 2025 et mise sur la transformation locale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 16:35:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Marchés & Bourse]]></category>
		<category><![CDATA[Exportations]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana Gold Board]]></category>
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		<category><![CDATA[Mines]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Ghana a exporté près de 20 milliards de dollars d'or en 2025. Accra veut désormais transformer davantage sur place, entre réformes minières et tensions avec les investisseurs.</p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img width="1024" height="768"  alt="Lingots d'or empilés symbolisant la richesse et la prospérité" class="wp-image-102"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/07/pexels-pixabay-47047-1024x768.jpg" srcset="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/07/pexels-pixabay-47047-1024x768.jpg 1024w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/07/pexels-pixabay-47047-300x225.jpg 300w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/07/pexels-pixabay-47047-768x576.jpg 768w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/07/pexels-pixabay-47047-1536x1152.jpg 1536w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/07/pexels-pixabay-47047-2048x1536.jpg 2048w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/07/pexels-pixabay-47047-200x150.jpg 200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Ghana, premier producteur d&rsquo;or d&rsquo;Afrique, a exporté près de 20 milliards USD de métal jaune en 2025. (Photo : Pixabay / Pexels, licence CC0)</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Porté par un métal jaune qui pèse près des deux tiers de ses recettes extérieures, le Ghana veut désormais transformer sa production sur place plutôt que d&rsquo;exporter du brut. Un pari de souveraineté minière qui doit se faire sans effrayer les investisseurs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier producteur d&rsquo;or du continent africain, le Ghana a franchi un cap symbolique en 2025 : ses exportations aurifères ont approché les 20 milliards de dollars, un niveau record qui redessine l&rsquo;équilibre économique du pays. Fort de cette manne, Accra affiche désormais une ambition claire — capter une plus grande part de la valeur en développant le raffinage et la transformation locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette orientation a été défendue le 8 juillet 2026 à Paris, lors du panel de clôture du sommet <em>Mining on Top Africa</em>, par Theophilius Kekeli Agbenezi, responsable principal du suivi et de l&rsquo;évaluation à la Commission des minéraux du Ghana. Selon lui, le pays ne peut plus se contenter d&rsquo;expédier ses minerais à l&rsquo;état brut : l&rsquo;enjeu, désormais, est celui de la souveraineté sur les ressources, à travers l&rsquo;investissement dans le traitement, le raffinage et la fonderie sur le sol ghanéen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rente aurifère au cœur des comptes extérieurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les chiffres publiés par la Banque du Ghana donnent la mesure du phénomène. En 2025, les recettes totales d&rsquo;exportation du pays ont atteint 31,1 milliards de dollars, contre environ 19,1 milliards un an plus tôt. Cette envolée s&rsquo;explique avant tout par le doublement des exportations d&rsquo;or, qui ont culminé autour de 20,9 milliards de dollars.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : le Ghana a dégagé un excédent commercial d&rsquo;environ 13,66 milliards de dollars sur l&rsquo;année, alimenté principalement par l&rsquo;or mais aussi par le cacao et le pétrole. D&rsquo;après Fitch Solutions, le métal jaune a représenté près de 75 % des exportations de marchandises du pays en 2025, faisant du secteur un véritable amortisseur face aux chocs géopolitiques et à la volatilité du cedi, la monnaie nationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Fonds monétaire international confirme le poids du secteur : le Ghana figure parmi les tout premiers producteurs mondiaux, avec une production dépassant 4,5 millions d&rsquo;onces en 2024, soit une part importante de son PIB.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réformes profondes et bras de fer avec les investisseurs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour capter une part plus large de cette richesse, le gouvernement a engagé une refonte de la gouvernance minière : retrait de certains permis, recours à l&rsquo;arbitrage international et création d&rsquo;un organisme public dédié au commerce de l&rsquo;or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette structure, le <strong>Ghana Gold Board</strong>, centralise les achats d&rsquo;or et applique le droit de préemption de l&rsquo;État sur une partie de la production des grandes mines — au moins 0,57 tonne par semaine, selon les orientations du ministère des Finances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un premier jalon a été posé fin avril 2025, avec un accord conclu entre le Gold Board et neuf grandes compagnies minières. Celui-ci prévoit la livraison locale de 20 % de l&rsquo;or destiné à l&rsquo;exportation, afin d&rsquo;approvisionner l&rsquo;État et de renforcer la traçabilité de la filière. Fin 2025, les exportations des grands groupes miniers atteignaient 96,6 tonnes, valorisées à près de 9,2 milliards de dollars, tandis que l&rsquo;or artisanal capté par le Gold Board générait plus de 10 milliards de dollars de devises.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reprise en main ne va toutefois pas sans tensions. Certains acteurs du secteur, à l&rsquo;image de James Wallbank, associé gérant du fonds Ibaera Capital Mining Fund, mettent en garde : le retrait de licences, les litiges juridiques et les conflits avec les autorités écornent la réputation du pays. Pour ramener les capitaux internationaux, plaide-t-il, l&rsquo;État doit clarifier le cadre réglementaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pari de l&rsquo;industrialisation et des incitations ciblées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;or, Accra construit une stratégie d&rsquo;industrialisation plus large. Le pays s&rsquo;appuie notamment sur la Ghana Integrated Aluminium Development Corporation (GIADEC) et la Ghana Integrated Iron and Steel Development Corporation (GIISDEC) pour accroître la valeur ajoutée locale dans ses chaînes minières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rendre le secteur plus attractif, le gouvernement a également annoncé plusieurs mesures incitatives, dont la suppression de la TVA de 15 % appliquée aux activités d&rsquo;exploration et de reconnaissance minières.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La capacité du Ghana à préserver des excédents commerciaux solides en 2026 et 2027 dépendra largement de sa faculté à maintenir les recettes aurifères autour des 20 milliards de dollars atteints en 2025, tout en montant progressivement en puissance sur le raffinage. Les premiers signaux sont encourageants : à fin avril 2026, l&rsquo;or avait déjà généré plus de 6,86 milliards de dollars d&rsquo;exportations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un programme de préemption soumis au Parlement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Devant les députés, le ministre des Finances a détaillé un dispositif fondé sur le droit de préemption de l&rsquo;État, qui prévoit l&rsquo;achat d&rsquo;un minimum de 0,5 tonne d&rsquo;or par semaine auprès des mines industrielles. L&rsquo;objectif affiché : mobiliser plus de 20 milliards de dollars de devises par an grâce aux ventes d&rsquo;or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Piloté sur un horizon de trois ans, le programme combinera achats auprès des grandes mines et collecte renforcée d&rsquo;or artisanal — de quoi accroître encore le poids du métal jaune dans les flux de change du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable test viendra début 2027, lorsque la Banque du Ghana publiera ses données annuelles pour 2026. Ces statistiques diront si Accra a réussi à franchir durablement, ou simplement à stabiliser, le cap symbolique des 20 milliards de dollars de recettes aurifères.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources : Banque du Ghana (rapport de politique monétaire, janvier 2026), FMI, Fitch Solutions, Ghana Gold Board, Ghana News Agency, Parlement du Ghana, Africa24.</em></p>
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