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	<title>Éducation Archives - Afrikshow.com</title>
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	<description>African Fresh News</description>
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	<title>Éducation Archives - Afrikshow.com</title>
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		<title>Génération clavier : comment l&#8217;Afrique tente d&#8217;armer sa jeunesse pour l&#8217;économie numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Onnis Nathanael Othniel Aghax]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 16:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2026, l'Afrique forme sa jeunesse au code, à la data et à l'IA. Programmes, freelancing en ligne et obstacles : état des lieux d'un pari décisif pour l'emploi.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/generation-clavier-comment-lafrique-tente-darmer-sa-jeunesse-pour-leconomie-numerique/">Génération clavier : comment l&rsquo;Afrique tente d&rsquo;armer sa jeunesse pour l&rsquo;économie numérique</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est la ressource la plus abondante et la plus sous-exploitée du continent : la jeunesse africaine. Alors que l&rsquo;économie mondiale bascule vers le numérique, une question domine l&rsquo;année 2026 : l&rsquo;Afrique parviendra-t-elle à transformer sa démographie exceptionnelle en compétences monnayables ? Entre l&rsquo;explosion des programmes de « skilling » et la persistance de fractures matérielles tenaces, le pari reste ouvert.</p>
<h2>Le continent le plus jeune du monde face à un compte à rebours</h2>
<p>Aucune région ne ressemble démographiquement à l&rsquo;Afrique. Avec un âge médian d&rsquo;environ 19 ans, elle est de loin le continent le plus jeune de la planète — là où l&rsquo;Europe affiche une médiane proche de 43 ans. Selon le Forum économique mondial, plus de 60 % de la population africaine a moins de 25 ans, et cette proportion structure toute réflexion sur l&#8217;emploi pour les décennies à venir.</p>
<p>Cette jeunesse est un formidable réservoir de main-d&rsquo;œuvre, mais aussi une pression continue sur le marché du travail : chaque année, des millions de jeunes arrivent en âge de travailler, bien plus vite que ne se créent les emplois formels. D&rsquo;où l&rsquo;idée, largement partagée par les bailleurs et les gouvernements, que le « dividende démographique » ne se réalisera que si cette population accède à des compétences recherchées. Le numérique est au cœur de cette équation, parce qu&rsquo;il offre des débouchés qui ne dépendent pas uniquement de l&rsquo;industrialisation locale : un développeur ou un analyste de données peut, en théorie, travailler pour un employeur situé à des milliers de kilomètres.</p>
<h2>230 millions d&#8217;emplois numériques : l&rsquo;ampleur du besoin</h2>
<p>Le chiffre de référence vient de la Société financière internationale (IFC), branche secteur privé du Groupe de la Banque mondiale. Dans une étude désormais largement citée, l&rsquo;IFC estime que près de 230 millions d&#8217;emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d&rsquo;ici 2030, générant un marché de la formation évalué à plus de 130 milliards de dollars. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de postes de « techs » : la majorité concerne des emplois dans l&rsquo;agriculture, les services ou l&rsquo;administration où une littératie numérique de base devient indispensable.</p>
<p>Cette demande se décline sur plusieurs niveaux. À la base, les compétences numériques élémentaires — bureautique, communication en ligne, sécurité de base. Au niveau intermédiaire, le développement web, la gestion de données, le marketing digital. Au sommet, les métiers les plus valorisés : ingénierie logicielle, science des données, cybersécurité et, désormais, intelligence artificielle. C&rsquo;est précisément sur ce spectre que se sont positionnés les grands programmes de formation.</p>
<h2>Andela, ALX, Gebeya : la vague du « skilling »</h2>
<p>Depuis une dizaine d&rsquo;années, un écosystème dense de formations accélérées s&rsquo;est structuré. Pionnier, Andela avait d&rsquo;abord formé de jeunes ingénieurs africains avant de pivoter vers une place de marché mondiale de talents en télétravail. La référence la plus commentée en 2026 reste ALX (groupe Sand Technologies / The Room), fondé par l&rsquo;entrepreneur ghanéen Fred Swaniker : selon la Fondation Mastercard, partenaire de l&rsquo;initiative, ALX a fait diplômer plus de 85 000 apprenants depuis 2021 et a lancé une cohorte de plus de 32 000 nouveaux inscrits en ingénierie logicielle, science des données, cloud et intelligence artificielle.</p>
<p>La logique affichée est explicite. Comme le résume Fred Swaniker, fondateur d&rsquo;ALX :</p>
<blockquote><p>« Notre mission chez ALX est d&rsquo;exploiter cette richesse de capital humain en formant des millions de leaders numériques du continent au cours de la prochaine décennie. »</p></blockquote>
<p>À côté de ces acteurs, des plateformes locales comme Gebeya (Éthiopie) construisent des marketplaces de freelances, tandis que les géants technologiques multiplient les engagements. Microsoft s&rsquo;est engagé à former un million de personnes à l&rsquo;intelligence artificielle et aux compétences numériques en Afrique du Sud d&rsquo;ici 2026, dans le cadre d&rsquo;un investissement additionnel de 5,4 milliards de rands. Google, de son côté, déploie depuis plusieurs années des programmes de compétences numériques et de soutien aux développeurs sur le continent. La coopération allemande (GIZ), la Banque africaine de développement et la Banque mondiale financent par ailleurs de vastes chantiers de formation et d&rsquo;infrastructures, souvent en partenariat public-privé.</p>
<h2>Le travail en ligne, nouvelle frontière de l&#8217;emploi</h2>
<p>Pour beaucoup de jeunes diplômés, le débouché ne se trouve pas dans une entreprise locale mais sur les plateformes de freelancing. Le travail « à la tâche » en ligne — rédaction, design, développement, saisie de données, annotation pour l&rsquo;IA — connaît une croissance rapide. La Banque mondiale, dans son rapport <em>Working Without Borders</em>, estime qu&rsquo;il existe entre 154 et 435 millions de travailleurs de la « gig economy » en ligne dans le monde, et souligne que la demande progresse le plus vite dans les pays en développement.</p>
<p>Pour un jeune d&rsquo;Accra, de Nairobi ou de Dakar, ce modèle est séduisant : il contourne l&rsquo;étroitesse du marché formel et permet de facturer en devises. Mais il comporte des revers documentés par la Banque mondiale elle-même : absence de protection sociale, revenus irréguliers, forte concurrence internationale tirant les prix vers le bas, et dépendance à des plateformes étrangères. Le freelancing en ligne est une opportunité réelle, non une panacée.</p>
<h2>Électricité, connexion, financement : les obstacles têtus</h2>
<p>Toute cette architecture de compétences se heurte à des réalités matérielles. La première est l&rsquo;accès à Internet. D&rsquo;après la GSMA (association mondiale des opérateurs mobiles), l&rsquo;Afrique subsaharienne comptait environ 320 millions d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;Internet mobile en 2023, mais affichait le plus large « usage gap » du monde : près de 60 % de la population vivait dans une zone couverte par un réseau mobile haut débit sans pour autant l&rsquo;utiliser, faute de smartphone abordable ou de compétences suffisantes. Environ 19 % restaient totalement hors couverture. Le taux d&rsquo;adoption du smartphone n&rsquo;atteignait que 27 %.</p>
<p>La deuxième contrainte est l&rsquo;électricité. Environ 600 millions d&rsquo;Africains vivent encore sans accès à l&rsquo;électricité, ce qui rend illusoire toute formation continue au code dans de larges zones rurales. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont lancé « Mission 300 », qui vise à raccorder 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d&rsquo;ici 2030 — un chantier colossal qui conditionne, en amont, la bascule numérique.</p>
<p>Reste enfin l&rsquo;obstacle le plus subtil : l&rsquo;adéquation entre formation et emploi. Multiplier les diplômés en codage ne crée pas mécaniquement des emplois. Sans tissu d&rsquo;entreprises locales capables d&#8217;embaucher, sans accès au financement pour les start-up, et sans reconnaissance des certifications par les employeurs, le risque est de former une génération surqualifiée et sous-employée. Les programmes les plus efficaces sont justement ceux qui adossent la formation à une garantie d&rsquo;insertion — stage, placement, ou commande réelle de projets.</p>
<p>En 2026, l&rsquo;Afrique tient donc les deux bouts d&rsquo;un même paradoxe : la matière première humaine la plus prometteuse du monde, et les infrastructures les plus fragiles pour la valoriser. La bataille des compétences numériques ne se gagnera pas seulement dans les salles de formation, mais dans les centrales électriques, les réseaux mobiles et les politiques d&#8217;emploi qui décideront si cette jeunesse code pour le monde entier — ou attend, écran éteint, une connexion qui ne vient pas.</p>
<p><!--
AFRIKSHOW — À FINALISER MANUELLEMENT (upload image API HS depuis le 18/07)
IMAGE À LA UNE (featured image) : centre de formation au numérique en Afrique (jeunes devant des ordinateurs portables) — Unsplash/Pexels « African coding class » / « tech hub Africa »
ALT : Jeunes Africains en formation au codage devant des ordinateurs dans un espace numérique
CRÉDIT PHOTO : Pexels / photographe à créditer
SEO (Yoast à recopier) — Titre : Compétences numériques et emploi des jeunes en Afrique | Méta : En 2026, l'Afrique forme sa jeunesse au code, à la data et à l'IA. Programmes, freelancing en ligne et obstacles : état des lieux d'un pari décisif pour l'emploi.
TAGS suggérés : compétences numériques, emploi des jeunes, Afrique, formation, intelligence artificielle, gig economy, éducation, fracture numérique
CITATION liée à : Fred Swaniker, via Fondation Mastercard (mastercardfdn.org)
CRÉNEAU de programmation visé : société/éducation — 12h-14h
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		<title>EdTech en Afrique de l&#8217;Est : la révolution numérique de l&#8217;école se heurte au mur de l&#8217;électricité</title>
		<link>https://afrikshow.com/edtech-en-afrique-de-lest-la-revolution-numerique-de-lecole-se-heurte-au-mur-de-lelectricite/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alex Konan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 20:56:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kenya, Rwanda, Tanzanie, Éthiopie misent sur les tablettes et les classes connectées. Enquête sur les promesses et les fractures de l'école numérique est-africaine.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Des tablettes dans les cartables, des tableaux interactifs à la place de la craie, des plateformes d&rsquo;apprentissage accessibles depuis un téléphone : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est s&rsquo;est imposée, ces dernières années, comme l&rsquo;un des laboratoires les plus dynamiques de l&rsquo;école numérique sur le continent. Mais derrière les vitrines technologiques présentées lors des grands rendez-vous de 2026, une question tenace demeure : à quoi sert une salle de classe connectée quand quatre écoles africaines sur dix n&rsquo;ont toujours pas l&rsquo;électricité ?</p>
<h2>Un élan bien réel, porté par des chiffres impressionnants</h2>
<p>Le mouvement n&rsquo;a rien d&rsquo;un effet d&rsquo;annonce. Selon les estimations réunies par plusieurs cabinets spécialisés, le marché africain de l&rsquo;apprentissage en ligne pourrait passer d&rsquo;environ 3,4 milliards de dollars en 2024 à 7,7 milliards à l&rsquo;horizon 2033, soit une croissance annuelle voisine de 9 %. Ces projections restent à manier avec prudence — les méthodologies varient d&rsquo;un rapport à l&rsquo;autre — mais elles traduisent une tendance de fond, portée par les plus de 400 millions d&rsquo;utilisateurs de smartphones que compte le continent.</p>
<p>Les conférences et rapports de 2026, à commencer par l&rsquo;édition annuelle d&rsquo;eLearning Africa, le principal rassemblement du secteur, font le même constat : l&rsquo;EdTech africaine est sortie de sa phase expérimentale. En Afrique de l&rsquo;Est, quatre pays illustrent des stratégies distinctes mais convergentes : le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l&rsquo;Éthiopie.</p>
<h2>Kenya et Rwanda : deux modèles à grande échelle</h2>
<p>Le Kenya fait figure de pionnier avec son <em>Digital Literacy Programme</em>, connu sous le nom de DigiSchool. Selon l&rsquo;Autorité kényane des TIC, le programme a distribué environ 1,2 million d&rsquo;appareils numériques à plus de 22 000 écoles primaires publiques. Un rapport publié conjointement par le gouvernement, l&rsquo;UNESCO et Huawei met en avant des retours d&rsquo;élèves encourageants : dans les établissements évalués, une large majorité déclare que l&rsquo;accès à Internet a rendu l&rsquo;apprentissage plus stimulant et les notions complexes plus faciles à saisir. Ces enquêtes de perception, positives, ne mesurent toutefois pas encore l&rsquo;impact sur les résultats scolaires eux-mêmes.</p>
<p>Le Rwanda, lui, a bâti son ambition autour de la connectivité. En octobre 2025, le pays a annoncé l&rsquo;achèvement de la première phase de son programme d&rsquo;éducation intelligente : selon <em>The New Times</em> et les partenaires du projet, quelque 1 500 écoles — dont 270 en zone reculée — ont été raccordées à Internet haut débit, donnant accès à des ressources pédagogiques à près de 1,5 million d&rsquo;élèves. La deuxième phase vise 2 500 établissements supplémentaires et une centaine de « classes intelligentes », adossées à une plateforme cloud nationale.</p>
<blockquote>
<p>« Cela facilitera le développement professionnel continu et la formation entre pairs », résume Bella Rwigamba, responsable du numérique au ministère rwandais de l&rsquo;Éducation.</p>
</blockquote>
<h2>La connectivité et l&rsquo;électricité, préalables trop souvent oubliés</h2>
<p>C&rsquo;est là que le récit se complique. Aucune tablette ne fonctionne sans courant, aucune plateforme sans réseau. Or les données disponibles rappellent l&rsquo;ampleur du chantier. D&rsquo;après les indicateurs relayés en 2025, seules 40 % des écoles primaires et environ la moitié des établissements du premier cycle du secondaire disposaient d&rsquo;un accès Internet en Afrique en 2024. Côté énergie, le rapport de connectivité de l&rsquo;Union internationale des télécommunications avançait déjà que 40 % seulement des écoles d&rsquo;Afrique subsaharienne étaient raccordées à l&rsquo;électricité.</p>
<p>Ces moyennes continentales masquent de fortes disparités : un établissement de Nairobi ou de Kigali n&rsquo;a pas les mêmes contraintes qu&rsquo;une école rurale du nord de la Tanzanie ou des hauts plateaux éthiopiens. Le déploiement rwandais de solutions solaires, comme les salles mobiles alimentées par panneaux photovoltaïques, illustre une prise de conscience : le numérique éducatif commence par une prise de courant fiable et une connexion stable, pas par le logiciel.</p>
<h2>Former les enseignants, le maillon décisif</h2>
<p>L&rsquo;équipement ne suffit pas : encore faut-il des enseignants capables d&rsquo;en tirer parti. C&rsquo;est le pari de la Tanzanie, qui a fait de la formation son point d&rsquo;entrée. En avril 2026, l&rsquo;UNESCO et l&rsquo;Institut tanzanien de l&rsquo;éducation ont annoncé la formation de 139 « formateurs de référence » en TIC, issus de 60 établissements répartis sur 20 régions, adossée à un nouveau référentiel national de compétences numériques pour enseignants et à une série de modules en ligne.</p>
<blockquote>
<p>La plateforme de développement professionnel est « un outil clé pour équiper les enseignants des compétences et de la confiance nécessaires », souligne Lina Rujweka, directrice des TIC au ministère tanzanien de l&rsquo;Éducation.</p>
</blockquote>
<p>Cette approche par la pédagogie, plutôt que par le matériel, répond à une critique récurrente des projets EdTech : trop d&rsquo;appareils sont restés dans leurs cartons, faute d&rsquo;enseignants formés et accompagnés. La logique du « former d&rsquo;abord, déployer ensuite » gagne du terrain dans la région.</p>
<h2>Fracture numérique et équité : le risque de l&rsquo;école à deux vitesses</h2>
<p>Le principal danger du numérique éducatif est de creuser les inégalités qu&rsquo;il prétend réduire. Plusieurs facteurs se cumulent :</p>
<ul>
<li><strong>Le clivage ville-campagne</strong> : les écoles urbaines, mieux dotées en réseau et en électricité, avancent plus vite, laissant les zones rurales en retrait.</li>
<li><strong>Le fossé de genre</strong> : dans plusieurs pays, les filles accèdent moins souvent aux outils numériques, ce que certains dispositifs de formation ciblent explicitement.</li>
<li><strong>Le coût des données</strong> : même connectées, les familles modestes peinent à financer les forfaits nécessaires à un usage régulier.</li>
<li><strong>La barrière linguistique</strong> : une grande partie des contenus reste en anglais, moins accessible aux communautés locales.</li>
</ul>
<p>L&rsquo;Éthiopie, avec sa Stratégie nationale d&rsquo;éducation numérique 2023–2028, illustre l&rsquo;écart entre l&rsquo;ambition affichée et un point de départ difficile : le pays reste l&rsquo;un de ceux où la pénétration d&rsquo;Internet demeure faible, et où l&rsquo;électrification des écoles constitue un préalable massif. La feuille de route existe ; le défi est celui de la mise en œuvre.</p>
<h2>Perspectives : dépasser la fascination pour l&rsquo;outil</h2>
<p>Que retenir de ce panorama ? D&rsquo;abord que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est ne manque ni de vision ni de projets d&rsquo;envergure : le Rwanda mise sur l&rsquo;infrastructure, le Kenya sur l&rsquo;équipement de masse, la Tanzanie sur les enseignants, l&rsquo;Éthiopie sur la planification. Ensuite, que ces stratégies ne porteront leurs fruits que si les préalables — électricité, connectivité, formation, contenus adaptés — sont traités avec autant de sérieux que l&rsquo;achat de tablettes.</p>
<p>Les rapports de 2026 convergent sur un message de maturité : le numérique n&rsquo;est pas une fin, mais un levier. Une classe connectée sans enseignant formé, ou une plateforme brillante sans réseau fiable, ne change rien à la vie d&rsquo;un élève. L&rsquo;enjeu des prochaines années sera moins de multiplier les écrans que de mesurer, honnêtement, ce qu&rsquo;ils apportent réellement aux apprentissages. C&rsquo;est à cette condition que la promesse de l&rsquo;EdTech est-africaine cessera d&rsquo;être un slogan pour devenir un progrès partagé.</p>
<p><!--
IMAGE A LA UNE (a ajouter manuellement via wp-admin — upload API HS) :
ALT : Eleves d'une ecole primaire est-africaine utilisant des tablettes numeriques dans une salle de classe lumineuse
Credit : Doug Linstedt / Unsplash
Visuel suggere : Une salle de classe africaine ou des ecoliers en uniforme partagent des tablettes autour d'un pupitre, lumiere naturelle.
SEO (Yoast — recopier) : Titre : EdTech en Afrique de l'Est : promesses et limites | Meta : Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ethiopie misent sur les tablettes et les classes connectees. Enquete sur les promesses et les fractures de l'ecole numerique est-africaine.
Tags suggeres : EdTech, education numerique, Afrique de l'Est, Rwanda, Kenya, fracture numerique, connectivite scolaire
Sources : The New Times (Rwanda smart education) ; UNESCO (DigiSchool Kenya) ; UNESCO/TIE (139 formateurs TIC Tanzanie) ; DigitalDefynd (EdTech Afrique 2026) ; Strategie numerique Ethiopie 2023-2028.
Auteur : Alex Konan | Sous-cat : Education (39) + Afrique de l'Est (33) | Creneau : 18h-22h (societe / education)
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		<title>MTN Academy : le pari à 100 000 jeunes pour combler la fracture des compétences numériques en Côte d&#8217;Ivoire</title>
		<link>https://afrikshow.com/mtn-academy-cote-divoire-formation-numerique-100000-jeunes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 10:09:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MTN Côte d'Ivoire et ALX lancent MTN Academy : formation numérique gratuite pour 100 000 jeunes sur 5 ans, 700 millions FCFA. Candidatures dès le 31 juillet.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/mtn-academy-cote-divoire-formation-numerique-100000-jeunes/">MTN Academy : le pari à 100 000 jeunes pour combler la fracture des compétences numériques en Côte d&rsquo;Ivoire</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Abidjan, la promesse est aussi ambitieuse que concrète : offrir à 100 000 jeunes Ivoiriens une porte d&rsquo;entrée gratuite vers les métiers du numérique. Le 2 juillet 2026, MTN Côte d&rsquo;Ivoire a lancé « MTN Academy », un programme de formation intensive mené en partenariat avec ALX, le groupe panafricain de formation technologique du African Leadership Group. Derrière l&rsquo;annonce, un pari de fond sur l&#8217;employabilité d&rsquo;une génération.</strong></p>
<p>Le principe de MTN Academy tient en quelques mots : former gratuitement, et sans barrière académique. Le dispositif s&rsquo;adresse aux clients MTN Côte d&rsquo;Ivoire âgés de 18 à 35 ans, sans condition de diplôme. C&rsquo;est là l&rsquo;un des choix les plus significatifs du programme : ouvrir la formation à des profils que le système classique laisse souvent au bord du chemin, faute de parcours scolaire linéaire ou de titres universitaires. L&rsquo;objectif affiché est de former 100 000 jeunes sur cinq ans, un volume qui place d&#8217;emblée l&rsquo;initiative parmi les plus vastes du genre en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>
<p>Pour financer cette ambition, MTN et ALX ont mis sur la table un investissement de 700 millions de FCFA, cofinancé par les deux partenaires. Les cours prennent la forme de formations intensives de six à huit semaines, un format court et dense pensé pour amener rapidement les participants à un niveau opérationnel. Comme le détaillent <a href="https://afriqueinfos.net/2026/07/03/cote-divoire-formation-aux-competences-numeriques-et-a-lemployabilite-des-jeunes-mtn-ci-signent-un-partenariat-strategique-avec-african-leadership-group-alx/">Afrique Infos</a> et <a href="https://fr.apanews.net/technologies/mtn-ci-va-former-100-000-jeunes-au-digital/">APAnews</a>, le partenariat associe la puissance de distribution d&rsquo;un opérateur télécoms à l&rsquo;expertise pédagogique d&rsquo;un acteur déjà rodé à la formation technologique à grande échelle.</p>
<p>MTN Academy ne se limite pas à une initiation généraliste. Le programme se décline en plusieurs parcours ciblés, correspondant chacun à des débouchés identifiés sur le marché du travail. Le module « AI Career Essential » aborde l&rsquo;intelligence artificielle par ses usages professionnels concrets : prompt engineering, mais aussi analyse financière assistée par les outils d&rsquo;IA. Un autre volet est consacré à la data analytics, discipline devenue centrale dans presque tous les secteurs, de la banque à la logistique.</p>
<p>Le dispositif ne néglige pas non plus la création de valeur par soi-même. La « Founder Academy » vise les porteurs de projets et les startups, avec une logique d&rsquo;accompagnement entrepreneurial. La « Freelancer Academy », elle, s&rsquo;adresse à celles et ceux qui veulent monnayer leurs compétences numériques en indépendants, sur un marché du travail à distance en pleine expansion. Cette diversité de parcours répond à une réalité africaine : tous les jeunes ne cherchent pas un emploi salarié, et l&rsquo;économie numérique offre autant d&rsquo;opportunités dans le freelancing et l&rsquo;auto-entrepreneuriat que dans le développement logiciel classique.</p>
<p>Pour un opérateur télécoms, le message dépasse la simple offre de connectivité. Un responsable du programme résume ainsi la démarche : la mission va au-delà du réseau, il s&rsquo;agit désormais de « connecter les gens aux compétences, aux opportunités et à l&rsquo;avenir » (<a href="https://fr.apanews.net/technologies/mtn-ci-va-former-100-000-jeunes-au-digital/">APAnews</a>).</p>
<p>Le calendrier est déjà fixé. Les premières candidatures seront ouvertes dès le 31 juillet 2026, puis organisées par sessions trimestrielles tout au long des cinq années du programme. Cette cadence permet d&rsquo;étaler l&rsquo;accueil des 100 000 bénéficiaires et de renouveler régulièrement les cohortes, plutôt que de tout concentrer sur une seule vague.</p>
<p>Les inscriptions passeront par les réseaux sociaux officiels de MTN, à savoir LinkedIn, Instagram et Facebook. Ce choix n&rsquo;est pas anodin : il suppose que les candidats disposent déjà d&rsquo;un minimum d&rsquo;aisance numérique et d&rsquo;un accès aux plateformes en ligne. Un filtre implicite, qui rappelle que la fracture numérique commence parfois avant même la formation, au niveau de l&rsquo;accès à l&rsquo;information et à la connexion.</p>
<p>L&rsquo;initiative a reçu le soutien des pouvoirs publics. Présent au lancement, le représentant du gouvernement Anderson Konan Assui a salué un partenariat public-privé exemplaire au service de l&#8217;emploi des jeunes. Le raisonnement des autorités est limpide : dans un pays où la démographie jeune est massive, chaque développeur, chaque spécialiste de la data ou chaque professionnel formé aux métiers tech représente à la fois un actif économique et une réponse au défi du chômage.</p>
<p>Ce type d&rsquo;alliance illustre une tendance de fond sur le continent. Les États peinent, seuls, à former à grande échelle aux compétences numériques les plus demandées ; les entreprises technologiques, elles, ont besoin de viviers de talents pour soutenir leur croissance. Le rapprochement des deux logiques, quand il est bien calibré, peut produire des effets rapides, à condition que les compétences enseignées correspondent réellement aux besoins des employeurs locaux.</p>
<p>MTN Academy s&rsquo;inscrit dans un contexte plus large de montée en puissance de l&rsquo;économie numérique en Afrique de l&rsquo;Ouest. Partout sur le continent, la demande de compétences technologiques explose, portée par la digitalisation des services financiers, l&rsquo;essor du commerce en ligne et l&rsquo;adoption croissante des outils d&rsquo;intelligence artificielle. Or l&rsquo;offre de talents formés reste très en deçà de cette demande : c&rsquo;est la fameuse fracture des compétences, qui prive à la fois les jeunes d&#8217;emplois et les entreprises de main-d&rsquo;œuvre qualifiée.</p>
<p>Le choix d&rsquo;ALX comme partenaire n&rsquo;est pas fortuit. Le groupe panafricain forme déjà des dizaines de milliers de jeunes Africains aux métiers technologiques, avec un modèle pédagogique éprouvé et une couverture continentale. En s&rsquo;appuyant sur cette expérience plutôt que de bâtir un dispositif à partir de rien, MTN Côte d&rsquo;Ivoire mise sur une exécution rapide et sur des standards de formation déjà validés ailleurs. C&rsquo;est aussi un signal : les grandes initiatives de formation numérique africaines convergent de plus en plus vers des acteurs spécialisés, capables de délivrer à l&rsquo;échelle.</p>
<p>Reste que l&rsquo;ambition affichée ne dit rien, à ce stade, des résultats. Former 100 000 jeunes est un objectif quantitatif ; l&rsquo;enjeu véritable sera qualitatif. Combien, parmi les diplômés de MTN Academy, décrocheront effectivement un emploi, une mission de freelance ou lanceront une entreprise viable ? Des formations de six à huit semaines, aussi intensives soient-elles, permettent d&rsquo;acquérir des bases solides, mais l&rsquo;insertion professionnelle dépendra aussi de l&rsquo;accompagnement post-formation, de la reconnaissance des certifications par les employeurs et de la vitalité du marché tech ivoirien.</p>
<p>D&rsquo;autres questions restent ouvertes. La condition d&rsquo;être client MTN, si elle se comprend commercialement, restreint mécaniquement le vivier de candidats. L&rsquo;inscription exclusivement via les réseaux sociaux peut, elle aussi, écarter les jeunes les plus éloignés du numérique, précisément ceux qu&rsquo;une politique d&rsquo;inclusion devrait chercher à toucher. Enfin, la répartition géographique des bénéficiaires — entre Abidjan et le reste du pays — déterminera si le programme réduit réellement les inégalités d&rsquo;accès ou s&rsquo;il les reproduit.</p>
<p>Ces réserves n&rsquo;enlèvent rien à la portée du geste. Avec MTN Academy, la Côte d&rsquo;Ivoire se dote d&rsquo;un instrument de masse au service de l&#8217;employabilité de sa jeunesse, dans des domaines — IA, data, entrepreneuriat numérique — qui structureront l&rsquo;économie de la prochaine décennie. Le succès se mesurera dans quelques années, au nombre de carrières réellement lancées. Mais en plaçant la formation gratuite et sans condition de diplôme au cœur de sa stratégie, le partenariat MTN–ALX envoie un message clair : les compétences numériques ne doivent plus être un privilège, mais un droit d&rsquo;accès à l&rsquo;avenir. La première session de candidatures, ouverte dès le 31 juillet, dira si les jeunes Ivoiriens sont au rendez-vous.</p>
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IMAGE À LA UNE (à ajouter manuellement via wp-admin — upload API HS) :
ALT : Jeunes Ivoiriens en formation numérique devant des ordinateurs lors du lancement de MTN Academy
CRÉDIT : MTN Côte d'Ivoire / ALX (droits vérifiés) ou libre de droits
VISUEL SUGGÉRÉ : session de formation aux compétences numériques à Abidjan, format paysage >=1200px.
CRÉNEAU : société / 12h-14h (Abidjan).
--></p>
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		<title>Au Rwanda, la jeunesse réinvente l&#8217;agriculture par le numérique avec l&#8217;AYuTe Africa Challenge 2026</title>
		<link>https://afrikshow.com/ayute-africa-challenge-rwanda-2026-agritech-jeunesse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 09:44:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>AYuTe Africa Challenge Rwanda 2026 : 12 startups agritech, un bootcamp et 65 M Rwf de prix illustrent l'essor de l'agriculture numérique portée par les jeunes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Kigali, une génération d&rsquo;entrepreneurs a décidé que l&rsquo;avenir des champs se jouerait aussi sur un écran de smartphone. L&rsquo;AYuTe Africa Challenge Rwanda 2026, concours dédié aux jeunes pousses de l&rsquo;agritech, vient d&rsquo;en donner la démonstration la plus concrète. Douze startups dirigées par des 18-35 ans y ont tracé la voie d&rsquo;une agriculture réconciliée avec la donnée, l&rsquo;innovation et l&#8217;emploi des jeunes.</strong></p>
<h2>Un concours devenu vitrine de l&rsquo;innovation agricole</h2>
<p>Organisé par Heifer International Rwanda, l&rsquo;AYuTe Africa Challenge Rwanda 2026 s&rsquo;est imposé comme l&rsquo;un des rendez-vous majeurs de l&rsquo;écosystème agritech de la région. Pour cette édition, le concours a retenu douze startups dirigées par des jeunes de 18 à 35 ans, sélectionnées parmi plus de 1 200 candidatures. Ce chiffre, à lui seul, dit l&rsquo;appétit d&rsquo;une jeunesse qui ne voit plus l&rsquo;agriculture comme un secteur du passé, mais comme un terrain d&rsquo;entrepreneuriat et de technologie.</p>
<p>Le tri fut sévère : de plusieurs centaines de projets, il a fallu extraire une douzaine de finalistes capables de convaincre un jury exigeant. Ces douze <a href="https://www.newtimes.co.rw/article/35054/news/featured/top-12-agritech-innovators-advance-to-ayute-rwanda-2026-bootcamp-ahead-of-grand-finale">innovateurs sélectionnés</a> incarnent une nouvelle façon de penser le développement agricole : partir d&rsquo;un problème vécu par les producteurs, puis y répondre par un outil numérique accessible. Le concours ne récompense pas l&rsquo;idée séduisante sur le papier, mais la solution qui tient debout sur le terrain, avec un modèle économique et des utilisateurs réels.</p>
<p>Avant la grande finale, les finalistes ont suivi un bootcamp intensif de cinq jours. Le programme était volontairement orienté vers la survie et la croissance des entreprises : stratégie d&rsquo;entreprise, planification financière, préparation aux investisseurs. Trois piliers qui, dans le monde des jeunes pousses africaines, font souvent la différence entre un projet prometteur et un projet qui disparaît faute de trésorerie ou de rigueur de gestion.</p>
<p>Ce type de renforcement de capacités est loin d&rsquo;être un simple habillage. Beaucoup de fondateurs maîtrisent parfaitement leur produit — une application, un service de conseil, une plateforme de données — mais butent sur la gestion financière, la structuration juridique ou l&rsquo;art de convaincre un bailleur de fonds. En cinq jours, le bootcamp cherche précisément à combler ce fossé, en donnant aux jeunes entrepreneurs le vocabulaire et les outils du monde de l&rsquo;investissement. C&rsquo;est un passage obligé pour qui veut passer du statut de porteur d&rsquo;idée à celui de chef d&rsquo;entreprise crédible.</p>
<p>Parmi les projets mis en avant, l&rsquo;entreprise <strong>AGRIRESEARCH UNGIKA LTD</strong> illustre bien la philosophie du concours. Sa proposition : fournir aux agriculteurs des services de conseil fondés sur les données, accessibles via des plateformes numériques. Concrètement, il s&rsquo;agit d&rsquo;accompagner les producteurs sur des décisions décisives — la sélection des semences, l&rsquo;application des engrais, la gestion des ravageurs — en s&rsquo;appuyant sur des informations précises plutôt que sur la seule intuition ou l&rsquo;habitude.</p>
<p>L&rsquo;enjeu est considérable. Un mauvais choix de semence, un engrais mal dosé ou une attaque de ravageurs détectée trop tard peuvent anéantir une récolte entière et, avec elle, le revenu d&rsquo;une famille. En mettant le conseil agricole à portée de téléphone, ces solutions numériques cherchent à sécuriser le rendement, à réduire le gaspillage d&rsquo;intrants et, in fine, à améliorer la rentabilité de la petite exploitation. C&rsquo;est là que l&rsquo;agritech cesse d&rsquo;être un mot à la mode pour devenir un levier très concret de productivité et de sécurité alimentaire.</p>
<p>Derrière l&rsquo;événement, le rôle de Heifer International Rwanda dépasse la simple organisation d&rsquo;un concours. L&rsquo;ONG, engagée de longue date dans le développement rural, mise ici sur une conviction : connecter la jeunesse, la technologie et l&rsquo;agriculture est l&rsquo;une des voies les plus stratégiques pour l&rsquo;avenir du continent. En finançant un fonds de prix et en accompagnant les finalistes, elle envoie un signal aux investisseurs, aux institutions et aux jeunes eux-mêmes.</p>
<p>Pour cette édition, le fonds de prix a atteint 65 millions de francs rwandais, en hausse par rapport à l&rsquo;édition précédente, et cinq finalistes ont accédé à un grand événement de pitch. À l&rsquo;issue du concours, cinq lauréats se sont partagé plus de 60 millions de Rwf, une dotation qui, dans le contexte de jeunes entreprises souvent sous-capitalisées, peut suffire à franchir un cap décisif. Comme le résume <em>The New Times</em>, ces <a href="https://www.newtimes.co.rw/article/35311/news/featured/rwandan-youth-agritech-innovators-win-over-rwf60m-in-ayute-challenge">jeunes innovateurs rwandais de l&rsquo;agritech ont remporté plus de 60 millions de Rwf</a> dans le cadre du challenge AYuTe. Au-delà de l&rsquo;argent, l&rsquo;exposition offerte par la finale ouvre des portes : partenariats, visibilité médiatique, crédibilité auprès de futurs financeurs.</p>
<p>Le cas rwandais ne se comprend qu&rsquo;à l&rsquo;échelle régionale. L&rsquo;agritech connaît un fort essor à travers l&rsquo;Afrique, et l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est figure parmi les zones les plus dynamiques. Des applications de conseil aux plateformes de mise en marché, en passant par les outils de financement et de traçabilité, une nouvelle industrie se structure autour de la modernisation du secteur agricole. Comme le souligne un dossier consacré à cette dynamique, l&rsquo;<a href="https://africasustainabilitymatters.com/rwanda-agritech-innovation-challenge-advances-12-startups-as-digital-agriculture-gains-momentum-across-africa/">agriculture numérique gagne du terrain à travers le continent</a>.</p>
<p>Cet élan répond à une réalité structurelle. L&rsquo;Afrique possède la population la plus jeune du monde, et son secteur agricole reste central pour l&#8217;emploi comme pour l&rsquo;alimentation. Le rapprochement entre une jeunesse connectée et un secteur en quête de productivité apparaît donc comme une piste stratégique face à deux défis majeurs : le chômage des jeunes et l&rsquo;insuffisance des rendements agricoles. Chaque startup qui réussit crée non seulement de l&#8217;emploi direct, mais aussi des services qui rendent le travail agricole plus attractif pour la génération suivante.</p>
<p>Reste l&rsquo;obstacle le plus redouté. Le principal défi des jeunes pousses de l&rsquo;agritech n&rsquo;est pas de concevoir une solution ingénieuse, mais de la faire passer de l&rsquo;innovation au déploiement commercial à grande échelle. Une application qui fonctionne pour quelques centaines d&rsquo;agriculteurs pilotes doit encore prouver qu&rsquo;elle peut en servir des dizaines de milliers, dans des zones parfois mal couvertes par internet, avec des utilisateurs aux moyens limités.</p>
<p>C&rsquo;est pourquoi les programmes de renforcement de capacités et l&rsquo;accès au financement sont jugés essentiels. Sans accompagnement, beaucoup de projets prometteurs s&rsquo;essoufflent au moment précis où ils devraient grandir. Le mérite d&rsquo;initiatives comme l&rsquo;AYuTe Africa Challenge est justement de traiter ce chaînon manquant : former, financer, exposer, mettre en relation. Le concours ne se contente pas de célébrer des idées, il tente de construire les conditions de leur survie économique.</p>
<p>À travers ces douze startups et leurs fondateurs, c&rsquo;est une certaine idée de l&rsquo;avenir africain qui se dessine — une jeunesse qui ne quitte pas la terre, mais la réinvente avec les outils de son époque. Si l&rsquo;agritech tient ses promesses, elle pourrait devenir l&rsquo;un des rares terrains où se rejoignent création d&#8217;emplois, souveraineté alimentaire et fierté d&rsquo;une génération. L&rsquo;édition 2026 aura, à tout le moins, prouvé une chose : au Rwanda comme ailleurs, le numérique agricole n&rsquo;est plus une prophétie, mais un chantier déjà en cours.</p>
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IMAGE À LA UNE (à ajouter manuellement via wp-admin — upload API HS) :
ALT : De jeunes entrepreneurs rwandais de l'agritech présentent une solution numérique agricole sur écran
CRÉDIT : Heifer International / libre de droits
VISUEL SUGGÉRÉ : jeune équipe présentant une plateforme numérique agricole lors d'un pitch, format paysage >=1200px.
CRÉNEAU : société / 18h-22h (Abidjan).
--></p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/ayute-africa-challenge-rwanda-2026-agritech-jeunesse/">Au Rwanda, la jeunesse réinvente l&rsquo;agriculture par le numérique avec l&rsquo;AYuTe Africa Challenge 2026</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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