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		<title>Festivals d&#8217;humour en Afrique : le calendrier des rendez-vous du rire à connaître</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 08:14:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda Événements]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abidjan Capitale du Rire, Marrakech du Rire, Awards du Rire africain… L'humour est devenu une industrie culturelle majeure. Notre guide des grands festivals du rire du continent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="border:2px dashed #d9a441;background:#fff8ec;padding:16px;border-radius:8px;margin-bottom:24px;"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/26a0.png" alt="⚠" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> IMAGE À LA UNE À AJOUTER</strong><br>Suggestion : humoriste sur scène micro en main devant une salle comble, ou plan large d&rsquo;un public en train de rire. <br>Repli : visuel générique « Agenda Événements » de la médiathèque.<br><em>Rappel droits d&rsquo;auteur : n&rsquo;utiliser qu&rsquo;une image libre de droits ou dûment licenciée. À défaut, publier sans image à la une plutôt qu&rsquo;avec un visuel sans rapport.</em></div>



<p class="wp-block-paragraph">Longtemps cantonné aux sketches télévisés et aux spectacles de quartier, l&rsquo;humour africain est devenu en quelques années une véritable industrie culturelle, avec ses stars, ses tournées internationales et ses grands festivals. De Abidjan à Marrakech, en passant par Niamey et Cotonou, le rire remplit désormais des salles de plusieurs milliers de places. Voici le calendrier evergreen des rendez-vous à connaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le stand-up et le one-man-show ont trouvé en Afrique un terreau fertile. Portés par la télévision, les chaînes panafricaines et surtout les réseaux sociaux, où une vanne bien tournée peut cumuler des millions de vues, les humoristes se sont professionnalisés. Autour d&rsquo;eux s&rsquo;est structuré un écosystème complet : sociétés de production, agences de management, salles dédiées, écoles de comédie. Le rire n&rsquo;est plus seulement un divertissement ; c&rsquo;est un secteur qui crée des emplois dans l&rsquo;événementiel, l&rsquo;audiovisuel, l&rsquo;hôtellerie et le tourisme. Comme le souligne le média <a href="https://www.vudaf.com/lifestyle/abidjan-capitale-rire-fete-10-ans-bilan-positif-humour-africain/">Vudaf</a>, ces festivals servent de « tremplin » à toute une génération d&rsquo;artistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lancé en 2015 par la société Gondwana-City Productions, le festival Abidjan Capitale du Rire s&rsquo;est imposé comme le grand rendez-vous de l&rsquo;humour francophone d&rsquo;Afrique. Chaque année, généralement en février, il réunit à Abidjan les meilleurs humoristes du continent et de la diaspora, devant des milliers de spectateurs et des millions de téléspectateurs. L&rsquo;événement s&rsquo;appuie sur l&rsquo;univers « Gondwana » popularisé par l&rsquo;humoriste nigérien Mamane et son émission <em>Le Parlement du Rire</em>, diffusée sur les grandes chaînes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du spectacle, la structure a contribué à professionnaliser la filière ivoirienne : en 2023 a ouvert à Abidjan une école de comédie, la Gondwana Comedy School, qui forme de jeunes talents ensuite intégrés aux productions maison. De nombreux humoristes doivent leur notoriété à ce tremplin, relayé à l&rsquo;international par des partenariats avec de grands diffuseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au nord du continent, le Marrakech du Rire fait figure de référence. Créé en 2011 à l&rsquo;initiative de l&rsquo;humoriste franco-marocain Jamel Debbouze, le festival se tient généralement en juin dans la cité ocre et mêle humoristes marocains, africains, français et internationaux. Retransmis à la télévision, il offre une vitrine exceptionnelle aux talents émergents et joue un rôle de passerelle entre les scènes africaine et européenne. C&rsquo;est souvent à Marrakech que de jeunes humoristes du continent accèdent à une audience francophone élargie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La géographie du rire africain ne se limite pas à ces deux géants. À Niamey, les Awards du Rire africain distinguent chaque année les meilleurs humoristes et font du Niger un carrefour de la discipline. Au Bénin, Cotonou a développé une scène dynamique au point d&rsquo;entretenir une amicale rivalité avec Abidjan pour le titre de capitale de l&rsquo;humour ouest-africain. Des rendez-vous comme Africa Stand Up mettent en lumière la nouvelle génération du stand-up, tandis que de nombreuses capitales — Dakar, Douala, Lomé, Kinshasa — accueillent leurs propres galas et festivals de plus en plus courus. Cette effervescence dessine un circuit continental où les artistes tournent d&rsquo;un pays à l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, c&rsquo;est la circulation permanente entre télévision, scène et numérique. Une émission comme <em>Le Parlement du Rire</em> a révélé des dizaines d&rsquo;humoristes qui remplissent ensuite des salles en solo. Les extraits circulent sur les réseaux, créent des communautés de fans et transforment des inconnus en vedettes continentales. Les thèmes, eux, puisent dans le quotidien : vie de couple, transports, corruption ordinaire, choc des générations, particularités de chaque pays. Cet ancrage dans le réel, doublé d&rsquo;un art consommé des langues et des accents, explique le succès populaire de ces spectacles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous souhaitez assister à l&rsquo;un de ces rendez-vous ? Repérez d&rsquo;abord la période : février pour Abidjan, juin pour Marrakech, l&rsquo;automne et l&rsquo;hiver pour beaucoup de galas ouest-africains. Réservez tôt, car les grandes soirées de clôture affichent souvent complet. Renseignez-vous sur la programmation, car ces festivals alternent têtes d&rsquo;affiche internationales et découvertes locales tout aussi savoureuses. Pensez à l&rsquo;hébergement bien à l&rsquo;avance dans les villes hôtes, où l&rsquo;affluence fait grimper les prix. Enfin, gardez l&rsquo;esprit ouvert : une partie du sel de ces spectacles tient aux références locales, qui se savourent d&rsquo;autant mieux qu&rsquo;on accepte de se laisser surprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rire est devenu l&rsquo;un des plus beaux ambassadeurs de la créativité africaine. Entre Abidjan Capitale du Rire, le Marrakech du Rire, les Awards du Rire de Niamey et la scène bouillonnante de Cotonou, le continent offre un circuit de festivals à suivre toute l&rsquo;année. Pour le voyageur curieux comme pour l&rsquo;amateur d&rsquo;humour, ces rendez-vous sont une porte d&rsquo;entrée idéale vers les cultures locales — et l&rsquo;assurance d&rsquo;une soirée mémorable. Surveillez les dates officielles, qui sont annoncées chaque année par les organisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>À lire aussi sur AFRIKSHOW :</em> notre <a href="https://afrikshow.com/category/agenda-evenements/">Agenda des événements</a>, la rubrique <a href="https://afrikshow.com/category/culture/culture-humour/">Humour</a> et nos sujets <a href="https://afrikshow.com/category/culture/">Culture</a>.</p>
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		<title>Grandes fêtes traditionnelles d&#8217;Afrique : le calendrier culturel à découvrir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Aug 2026 08:10:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda Événements]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Timkat, fêtes de l'igname, Durbar, Umhlanga, Vaudou… L'Afrique vibre au rythme de cérémonies spectaculaires. Notre guide evergreen des grandes fêtes traditionnelles à vivre.</p>
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<div style="border:2px dashed #d9a441;background:#fff8ec;padding:16px;border-radius:8px;margin-bottom:24px;"><strong><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/26a0.png" alt="⚠" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> IMAGE À LA UNE À AJOUTER</strong><br>Suggestion : procession colorée du Timkat, cavaliers du Durbar ou danseurs masqués en costume traditionnel. <br>Repli : visuel générique « Agenda Événements » de la médiathèque.<br><em>Rappel droits d&rsquo;auteur : n&rsquo;utiliser qu&rsquo;une image libre de droits ou dûment licenciée. À défaut, publier sans image à la une plutôt qu&rsquo;avec un visuel sans rapport.</em></div>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les festivals de musique et les grands salons se cache un patrimoine plus ancien et plus intime : celui des fêtes traditionnelles, où une communauté célèbre ses ancêtres, ses récoltes ou ses croyances. Ces rendez-vous, souvent spectaculaires, offrent au voyageur une plongée authentique dans l&rsquo;âme du continent. Petit calendrier evergreen des cérémonies à connaître, du nord au sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-254b4d4fa466dcd41417faa780b9155f">Un continent aux mille célébrations</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Afrique compte des milliers de groupes culturels, chacun porteur de ses propres rites. Certaines fêtes suivent le calendrier agricole et célèbrent la récolte ; d&rsquo;autres marquent les grandes étapes religieuses, chrétiennes, musulmanes ou liées aux spiritualités traditionnelles ; d&rsquo;autres encore honorent les ancêtres et les esprits. Toutes ont en commun de rassembler la communauté, de transmettre une mémoire et, de plus en plus, d&rsquo;attirer un tourisme culturel respectueux. Plusieurs de ces célébrations sont aujourd&rsquo;hui inscrites au patrimoine culturel immatériel de l&rsquo;humanité par l&rsquo;UNESCO.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-fac6fed3e8c593418b4e228401d4f268">Timkat en Éthiopie : la ferveur de l&rsquo;Épiphanie orthodoxe</h2>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img width="1024" height="1024"  alt="Group of people celebrating Timkat festival beating drums and splashing water" class="wp-image-899 size-full"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76dcdf208e8.png" srcset="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76dcdf208e8.png 1024w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76dcdf208e8-300x300.png 300w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76dcdf208e8-150x150.png 150w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76dcdf208e8-768x768.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Chaque 19 janvier (20 les années bissextiles), l&rsquo;Éthiopie vit au rythme du Timkat, la fête qui commémore le baptême du Christ dans le Jourdain. Des processions immenses, vibrantes et colorées, accompagnent les <em>tabots</em>, répliques de l&rsquo;Arche d&rsquo;alliance, portés avec dévotion par les prêtres depuis les églises jusqu&rsquo;à un point d&rsquo;eau, souvent un lac ou une rivière locale, où la cérémonie atteint son apogée. Au petit matin, la foule vêtue de blanc, un symbole de pureté et de paix, assiste à la bénédiction de l&rsquo;eau et à des immersions rituelles, dans une ambiance festive de chants envoûtants, de tambours percutants et d&rsquo;ombrelles brodées, scintillant sous le soleil levant. Les villes de Gondar et de Lalibela, connues pour leur patrimoine architectural unique et leurs paysages époustouflants, offrent les célébrations les plus spectaculaires, attirant des milliers de visiteurs et de fidèles. Classé par l&rsquo;UNESCO, le Timkat est l&rsquo;un des événements religieux les plus photogéniques du continent, où les sourires des participants et la splendeur des cérémonies captivent les photographes du monde entier, créant des souvenirs inoubliables et une ambiance de communion spirituelle profonde.</p>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-543b7f37e0a7648ee8fb9c9c9b565d95">Les fêtes de l&rsquo;igname, cœur battant de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest</h2>



<div class="wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile"><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">De la Côte d&rsquo;Ivoire au Nigeria en passant par le Bénin, le Togo et le Ghana, les fêtes de l&rsquo;igname rythment la fin de l&rsquo;été avec une intensité palpable. L&rsquo;igname, tubercule nourricier et symbole d&rsquo;abondance, est au cœur d&rsquo;un interdit strict : nul ne doit consommer la nouvelle récolte avant la cérémonie, qui rend grâce aux ancêtres et aux divinités, un moment de communion spirituelle et de respect des traditions ancestrales. Chez les Igbos du Nigeria, la <em>New Yam Festival</em> (Iri ji) donne lieu à des danses, des offrandes et de grands repas communautaires, où chaque famille se réunit pour célébrer et partager la joie de la nouvelle récolte. Comme le rappelle <a href="https://www.afrik.com/benin-la-fete-de-l-igname-un-pilier-culturel-et-moteur-touristique-celebre-avec-faste">Afrik.com</a>, la fête de l&rsquo;igname est « un pilier culturel et un moteur touristique » qui attire des visiteurs venus de toutes parts, curieux de découvrir les richesses de cette tradition vivante. Autour du tubercule se jouent non seulement la reconnaissance des chefs traditionnels et la cohésion des villages, mais aussi la fierté d&rsquo;un patrimoine vivant profondément ancré dans l&rsquo;identité culturelle des peuples. Ces célébrations sont accompagnées de chants et de musique, renforçant les liens communautaires et transmettant des valeurs essentielles aux générations futures.</p>
</div><figure class="wp-block-media-text__media"><img width="1024" height="1024"  alt="People dressed in colorful traditional attire dancing and playing drums during New Yam Festival in Owerri" class="wp-image-901 size-full"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76ddba11dac.png" srcset="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76ddba11dac.png 1024w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76ddba11dac-300x300.png 300w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76ddba11dac-150x150.png 150w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76ddba11dac-768x768.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></div>



<h2 class="wp-block-heading has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-2944f082644e135181e16e8f63d962c3">Durbar et Umhlanga : faste équestre et danse des roseaux</h2>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img width="1024" height="1024"  alt="Nigerian horsemen in traditional robes with shields and spears leading a procession of dancers holding ornamental plants" class="wp-image-903 size-full"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e2b34678d.png" srcset="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e2b34678d.png 1024w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e2b34678d-300x300.png 300w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e2b34678d-150x150.png 150w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e2b34678d-768x768.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Dans le nord du Nigeria, le Durbar accompagne les grandes fêtes musulmanes de l&rsquo;Aïd, une célébration qui revêt une importance particulière pour les communautés locales. À Kano, Katsina ou Zaria, des centaines de cavaliers en tenues chatoyantes défilent au son des trompettes et des tambours, créant une ambiance festive et vibrante pour rendre hommage à l&rsquo;émir, dans une démonstration de faste héritée des anciens royaumes haoussa. Ce spectacle visuel et sonore attire des visiteurs de toute la région, offrant une occasion de ressentir la richesse culturelle et historique de cette pratique séculaire. À l&rsquo;autre bout du continent, l&rsquo;Eswatini célèbre chaque année, vers août-septembre, l&rsquo;Umhlanga ou « danse des roseaux » : des dizaines de milliers de jeunes filles, vêtues de costumes traditionnels éclatants, parcourent des distances considérables pour apporter des roseaux à la reine mère dans une cérémonie colorée qui célèbre l&rsquo;unité nationale, la fierté culturelle et le lien entre les générations. Cette célébration, qui implique également des chants et des danses traditionnelles, est un moment fort pour les jeunes filles, symbolisant non seulement leur maturité, mais également leur engagement envers leur culture. Une fête cousine, le Reed Dance, existe aussi chez les Zoulous d&rsquo;Afrique du Sud, où les jeunes femmes démontrent leurs danses et chantent pour célébrer la richesse et la diversité des traditions africaines.</p>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-fe50030d51d4615d4e3ae76b5ba00a8f">Vaudou, masques et Gerewol : la spiritualité en fête</h2>



<div class="wp-block-media-text is-stacked-on-mobile"><figure class="wp-block-media-text__media"><img width="1024" height="1024"  alt="People in traditional attire and masks performing a dance around a bonfire at the Geerewol Voodoun festival" class="wp-image-904 size-full"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e3584442e.png" srcset="https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e3584442e.png 1024w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e3584442e-300x300.png 300w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e3584442e-150x150.png 150w, https://afrikshow.com/wp-content/uploads/2026/08/afrikshow.com-6a76e3584442e-768x768.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure><div class="wp-block-media-text__content">
<p class="wp-block-paragraph">Le Bénin, berceau du vaudou, célèbre chaque 10 janvier une fête nationale dédiée à cette spiritualité, particulièrement suivie à Ouidah, où affluent adeptes et curieux du monde entier, créant une atmosphère vibrante et colorée qui attire des visiteurs de tous horizons. Pendant cette célébration, les rituels ancestraux se mêlent aux spectacles contemporains, permettant aux participants de découvrir la richesse de cette culture fascinante. En Côte d&rsquo;Ivoire, dans la région de Man, les fêtes des masques font surgir les esprits ancestraux à travers des danseurs virtuoses vêtus de costumes élaborés, qui racontent des histoires anciennes à travers leurs mouvements, captivant ainsi le public. Au Niger, les Peuls Wodaabe donnent à voir le Gerewol, étonnant concours de beauté masculine où les jeunes hommes, maquillés et parés de bijoux étincelants, rivalisent de charme et d&rsquo;endurance pour séduire, créant une ambiance de compétition et d&rsquo;admiration qui perdure tout au long de cet événement. La Cure Salée, grand rassemblement pastoral du Niger à la fin de la saison des pluies, prolonge cette effervescence en réunissant des communautés autour des traditions et des rituels de partage, célébrant ainsi l&rsquo;harmonie entre l&rsquo;homme et la nature. Autant de rendez-vous où la spiritualité et l&rsquo;art de la fête ne font qu&rsquo;un, renforçant ainsi les liens sociaux et la transmission des valeurs culturelles parmi les générations.</p>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-9b03bacfd2a863b173005d6f9dd57a0a">Conseils pour assister à une fête traditionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Assister à ces cérémonies demande un minimum de préparation et beaucoup de respect. Renseignez-vous sur les dates exactes, souvent fixées selon des calendriers religieux ou agricoles et confirmées peu de temps à l&rsquo;avance. Passez par un guide local ou une association culturelle, qui vous aidera à comprendre les rites et à vous comporter correctement. Demandez toujours l&rsquo;autorisation avant de photographier des personnes ou des scènes sacrées : certaines phases sont interdites aux objectifs. Habillez-vous sobrement, respectez les zones réservées aux initiés et privilégiez une attitude discrète. Enfin, ces fêtes ont lieu loin des grands centres : anticipez transports et hébergement, souvent limités.</p>



<h2 class="wp-block-heading has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-11d0342ef53b6445b5ac4a45a910ca9d">En pratique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du Timkat éthiopien aux danses masquées de l&rsquo;Ouest, des cavaliers du Durbar aux roseaux de l&rsquo;Umhlanga, les fêtes traditionnelles africaines racontent un continent fier de sa mémoire et de sa diversité. Pour le voyageur, elles constituent l&rsquo;expérience culturelle la plus forte qui soit, à condition de s&rsquo;y présenter en invité respectueux plutôt qu&rsquo;en simple spectateur. Repérez une cérémonie dans la région que vous visitez, informez-vous auprès des offices de tourisme, et laissez-vous porter par la ferveur d&rsquo;un patrimoine vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>À lire aussi sur AFRIKSHOW :</em> notre <a href="https://afrikshow.com/category/agenda-evenements/">Agenda des événements</a>, la rubrique <a href="https://afrikshow.com/category/culture/culture-patrimoine/">Patrimoine</a> et nos sujets <a href="https://afrikshow.com/category/culture/">Culture</a>.</p>
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		<title>Basket : l&#8217;Ivoirien Daouda Camara rempile à Vitry-le-François pour une cinquième saison</title>
		<link>https://afrikshow.com/basket-livoirien-daouda-camara-rempile-a-vitry-le-francois-pour-une-cinquieme-saison/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 21:42:32 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Daouda Camara]]></category>
		<category><![CDATA[diaspora sportive]]></category>
		<category><![CDATA[La Gauloise Vitry]]></category>
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		<category><![CDATA[Vitry-le-François]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le basketteur ivoirien Daouda Camara prolonge à La Gauloise Vitry (NM3) pour 2026-2027. Portrait d'un capitaine passé par Azur Abidjan et Saint-André-les-Vergers.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Le club champenois de La Gauloise a annoncé la prolongation de son capitaine en Nationale masculine 3 pour l&rsquo;exercice 2026-2027. À 35 ans, l&rsquo;ailier ivoirien, passé par Azur Abidjan et le BC Saint-André-les-Vergers, reste l&rsquo;un des scoreurs les plus constants du cinquième échelon français.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il n&rsquo;y aura pas de changement de cap au gymnase Jean-Bernard. La Gauloise Vitry, club de basket-ball de Vitry-le-François, dans la Marne, a confirmé cette semaine que Daouda Camara restait dans ses rangs pour la saison 2026-2027. Le communiqué diffusé par le club sur ses réseaux tient en quelques lignes, mais il concerne l&rsquo;une des figures les plus identifiables de son effectif de Nationale masculine 3 : le capitaine, tout simplement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ivoirien entamera ainsi sa cinquième saison sous le maillot bleu et blanc. Une longévité peu courante à ce niveau du basket français, où les effectifs se recomposent souvent d&rsquo;une année sur l&rsquo;autre au gré des mutations professionnelles et des projets sportifs. « Son expérience, son engagement et son état d&rsquo;esprit continueront d&rsquo;être des atouts précieux pour le groupe », écrit le club, qui dit avoir hâte de le voir « mener une nouvelle fois l&rsquo;équipe sur les parquets ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Arrivé à Vitry-le-François à l&rsquo;été 2022, Camara y a rapidement pris du galon. Le brassard de capitaine, il ne l&rsquo;a pas obtenu par ancienneté mais par ce que les entraîneurs appellent, faute de mieux, la présence. Ceux qui ont suivi les rencontres de La Gauloise ces dernières saisons le décrivent volontiers comme un joueur qui parle, qui reprend, qui pousse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La scène s&rsquo;est répétée souvent. Lors d&rsquo;une réception des Alsaciens de Rixheim au gymnase Jean-Bernard, la chaîne locale Puissance Télévision avait filmé un capitaine peu satisfait de l&rsquo;avance construite à la pause, exigeant davantage de ses coéquipiers avant un troisième quart-temps qui allait finalement faire basculer la rencontre. Victoire 92-77, sourires mesurés, et déjà cette idée en tête dans le vestiaire : il faudra faire mieux pour espérer monter d&rsquo;un étage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est là tout le contexte de cette prolongation. La Gauloise n&rsquo;a jamais caché que la Nationale masculine 2 constituait son horizon. Le club évolue en NM3 depuis plusieurs saisons maintenant, avec un noyau qu&rsquo;il cherche à stabiliser autour de son encadrement, mené par Patrick Virmaux. Conserver son capitaine à l&rsquo;entame d&rsquo;un nouvel exercice relève donc moins du geste sentimental que de la continuité assumée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours de Daouda Camara commence loin des salles du Grand Est. Né le 29 décembre 1990, il se forme à Abidjan et se fait connaître sous les couleurs d&rsquo;Azur Abidjan Basketball Club, où il évolue au poste d&rsquo;arrière-meneur. Assez tôt, la sélection nationale le repère : en 2008, il dispute le championnat d&rsquo;Afrique U18 avec la Côte d&rsquo;Ivoire et y tourne à 14,3 points et 3,5 rebonds de moyenne sur huit rencontres, d&rsquo;après les statistiques de la FIBA. Un profil de scoreur, déjà.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le passage vers la France ne se fait pas d&rsquo;un coup. Camara découvre l&rsquo;Hexagone par Vernon, puis rejoint le Basket Club Saint-André-les-Vergers, dans l&rsquo;Aube, où il devient une pièce maîtresse et finit par porter, là aussi, le brassard. Un détour éphémère par Coulommiers, à l&rsquo;été 2019, tourne court : il n&rsquo;y dispute finalement aucun match et revient dans l&rsquo;Aube, où sa femme et son fils étaient restés. La chaîne Canal 32 raconte à l&rsquo;époque un retour préparé physiquement avec l&rsquo;ancien entraîneur de Sainte-Savine, Saïd Kouskous, et rendu possible par un différend aplani avec le coach dryat Karim Benabidi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La saison 2019-2020, interrompue par la crise sanitaire, avait pourtant tout d&rsquo;une belle relance : 17,87 points de moyenne sur neuf matchs de phase retour. Interrogé alors par Sport-Ivoire, il expliquait revenir à son meilleur niveau après quatre mois loin des parquets pour raisons personnelles, et disait viser le plus haut niveau possible tout en connaissant la contrainte des quotas d&rsquo;étrangers, qui bloque nombre de joueurs africains à l&rsquo;échelon N2 ou N3.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poids des chiffres</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cette régularité, année après année, qui a fini par le faire remarquer au-delà de la Champagne. En 2023, Daouda Camara apparaît dans le top 10 des joueurs les plus prolifiques de la Nationale masculine 3 depuis la saison 2016-2017. Avec 1 906 points inscrits, il se classe septième de ce palmarès, devant des joueurs comme Grégory Chevallier, Willyams Sako ou Mladen Loncarevic.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La saison écoulée à ce moment-là, sa première à Vitry, résume assez bien le personnage : 26 rencontres disputées, 470 points marqués, soit 18,08 points de moyenne par match. Le tout à 32 ans, dans un championnat où les organismes commencent généralement à envoyer des signaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur ce classement, l&rsquo;ancien capitaine du BCSA avouait sa surprise avant de mettre en avant ce qui, chez lui, tient de la méthode : « j&rsquo;ai réussi à atteindre une constance à ce niveau », se félicitait-il, en rappelant travailler la précision et la régularité depuis toujours. Un vocabulaire de technicien plus que de flambeur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois ans plus tard, il figure toujours parmi les cadres offensifs de son équipe, aux côtés de l&rsquo;Américain Manny Span, d&rsquo;Ilies Hamlaoui, de Jessy Cantinol ou d&rsquo;Elijah Bakayoko.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan international, le joueur a également répondu présent quand la Côte d&rsquo;Ivoire l&rsquo;a appelé. Il compte notamment trois rencontres lors des qualifications à l&rsquo;AfroBasket 2021, un temps de jeu limité mais qui l&rsquo;inscrit dans la liste des internationaux ivoiriens de sa génération.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son cas illustre une réalité peu commentée du basket africain en Europe : celle de joueurs formés sur le continent qui construisent des carrières longues et solides dans les divisions intermédiaires françaises, sans jamais accéder à la vitrine médiatique de la Pro A ou de la Pro B. Ils y deviennent souvent des cadres, des relais de vestiaire, parfois des références locales. Camara appartient à cette catégorie, avec près d&rsquo;une décennie passée à empiler les points dans des salles où l&rsquo;ambiance tient au tambour d&rsquo;un kop plutôt qu&rsquo;aux écrans géants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste la saison à venir. À 35 ans, Daouda Camara n&rsquo;est plus le joueur qui doit prouver, mais celui qui doit tenir. La NM3 impose un calendrier dense, des déplacements longs pour des amateurs qui travaillent la semaine, et une exigence de constance qui pèse sur les organismes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le club, lui, mise clairement sur ce que l&rsquo;expérience apporte au reste du groupe. Dans une équipe où cohabitent des profils venus d&rsquo;horizons différents, y compris des recrues étrangères qui doivent s&rsquo;adapter vite, la voix d&rsquo;un capitaine installé depuis quatre saisons vaut souvent autant qu&rsquo;un système de jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Gauloise a posé son ambition depuis longtemps : franchir un palier et rejoindre la Nationale masculine 2. Pour Camara, ce serait la manière la plus élégante de conclure un chapitre commencé sur les playgrounds d&rsquo;Abidjan. Réponse au printemps prochain, sur les parquets.</p>
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		<title>Mostra de Venise 2026 : l&#8217;Afrique s&#8217;invite dans (presque) toutes les sélections, de Sissako au Cameroun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 16:25:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma & Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 2 au 12 septembre 2026, la 83e Mostra de Venise fait la part belle aux cinéastes africains : le Cameroun en compétition Orizzonti, Abderrahmane Sissako en immersif, un classique bissau-guinéen restauré et une pluie de projets en coproduction. Tour d'horizon d'une moisson historique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Chaque fin d&rsquo;été, le Lido de Venise devient le centre de gravité du cinéma mondial. Et pour l&rsquo;édition 2026 de la plus ancienne manifestation cinématographique de la planète, qui se tiendra du 2 au 12 septembre, l&rsquo;Afrique n&rsquo;arrive pas en spectatrice : elle s&rsquo;invite dans presque toutes les sections, du grand concours aux formats immersifs, en passant par les classiques restaurés et les ateliers de coproduction. Un signal fort, à un moment où le continent réclame sa juste place dans les grands rendez-vous du 7e art.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Venise 2026 : l&rsquo;Afrique dans presque toutes les cases</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La 83e Mostra internationale du film ne réserve pas une simple « fenêtre » africaine : elle diffuse des cinéastes et des récits du continent à travers l&rsquo;ensemble de sa programmation. On les retrouve dans la compétition Orizzonti, dédiée aux écritures nouvelles, dans la section Venice Immersive consacrée à la réalité virtuelle et aux expériences, dans Venice Classics qui exhume et restaure les trésors du patrimoine, mais aussi dans les Giornate degli Autori et dans les dispositifs d&rsquo;accompagnement comme le Final Cut in Venice et le Venice Gap-Financing Market. Autant dire que la présence africaine ne se limite plus à quelques exceptions symboliques : elle irrigue la fabrique même du festival, du film abouti jusqu&rsquo;au projet en devenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dissémination raconte une évolution profonde. Longtemps, la visibilité africaine dans les grands festivals se résumait à un ou deux titres brandis comme des étendards. En 2026, la diversité des sections occupées — fiction, immersif, archive, work-in-progress — traduit une industrie qui se structure sur toute la chaîne, de l&rsquo;idée au financement, et dont les talents ne sont plus cantonnés à un seul registre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« La Maison du Vent » : le Cameroun en compétition Orizzonti</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le porte-drapeau de cette édition se nomme « La Maison du Vent » (House of the Wind), du réalisateur camerounais Auguste Bernard Kouemo Yanghu, sélectionné dans la compétition Orizzonti. Le film suit une femme âgée qui noue un lien inattendu avec un voisin plus jeune, une relation qui va bouleverser l&rsquo;équilibre de sa famille et transformer son regard sur l&rsquo;existence. Une chronique intime, tout en délicatesse, qui mise sur l&rsquo;émotion et la finesse psychologique plutôt que sur le spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir un long-métrage camerounais concourir dans l&rsquo;une des sections les plus scrutées de Venise n&rsquo;a rien d&rsquo;anecdotique. Orizzonti est le laboratoire des cinémas de demain, l&rsquo;endroit où les festivals guettent les voix qui compteront. Pour le cinéma d&rsquo;Afrique centrale francophone, encore trop rare sur ces terrasses vénitiennes, c&rsquo;est une reconnaissance qui pourrait ouvrir des portes de distribution et attirer les regards des programmateurs du monde entier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sissako en immersif, Flora Gomes en classique restauré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les noms qui font vibrer les cinéphiles du continent figure celui d&rsquo;Abderrahmane Sissako. Le maître mauritanien, révéré depuis « Timbuktu », s&rsquo;aventure cette année du côté de Venice Immersive avec « Artou », une œuvre où une famille s&rsquo;attache à réaliser l&rsquo;ultime volonté d&rsquo;un père défunt : être enterré dans le village ancestral de Mauritanie, aux côtés du sien. Que l&rsquo;un des plus grands auteurs africains explore la réalité immersive en dit long sur la vitalité créative du continent, qui ne se contente pas de suivre les formats établis mais investit les territoires technologiques les plus neufs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mémoire, elle, sera à l&rsquo;honneur dans Venice Classics avec la restauration de « Udju Azul di Yonta » (Les Yeux bleus de Yonta), signé par le Bissau-Guinéen Flora Gomes en 1991. Ce récit d&rsquo;un amour non partagé, sur fond de reconstruction nationale au sortir de la guerre d&rsquo;indépendance de Guinée-Bissau, revient sur grand écran dans une version restaurée. C&rsquo;est tout l&rsquo;enjeu de la préservation du patrimoine cinématographique africain qui se joue là : sauver de l&rsquo;oubli des œuvres fondatrices et les offrir à de nouvelles générations, sur les écrans les plus prestigieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Nigeria et le Maghreb au rendez-vous des talents émergents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La nouvelle génération n&rsquo;est pas en reste. Aux Giornate degli Autori, section indépendante et défricheuse, le Nigeria est représenté par « Dear Ajayi » du réalisateur Damilola Orimogunje, une coproduction avec l&rsquo;Allemagne — preuve que le cinéma d&rsquo;auteur nigérian, souvent éclipsé par la puissance industrielle de Nollywood, sait aussi séduire les circuits festivaliers exigeants et tisser des ponts avec l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Maghreb, quant à lui, occupe une place de choix dans les dispositifs d&rsquo;accompagnement. Le Final Cut in Venice, qui aide les films en post-production à trouver leurs derniers financements, réunit notamment « A Quarter to Thursday » de l&rsquo;Algérienne Sofia Djama, « Eldorado, the Taste of the South » du Marocain Alaa Edine Aljem, « Madi Makambu » venu de République démocratique du Congo, « Mehal Sefari » de l&rsquo;Éthiopie et « Plague (Balaa) » du Tunisien Youssef Chebbi. Une cartographie qui embrasse le continent d&rsquo;un bout à l&rsquo;autre, du Maghreb à la Corne de l&rsquo;Afrique en passant par le bassin du Congo.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette diversité géographique est en soi un message. Elle rappelle qu&rsquo;il n&rsquo;existe pas « un » cinéma africain mais des cinémas, aux esthétiques et aux préoccupations multiples, du drame social algérien à la fable congolaise. En rassemblant ces voix sous un même toit vénitien, le festival contribue à faire tomber les cloisons entre les industries du continent, souvent isolées les unes des autres par les frontières, les langues et les circuits de distribution. Beaucoup de ces réalisateurs se croiseront, échangeront, tisseront peut-être les coproductions de demain — car c&rsquo;est aussi cela, un grand festival : un lieu de rencontres où naissent les projets futurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nerf de la guerre : financer les films africains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les paillettes du tapis rouge se joue une bataille moins visible mais décisive : celle de l&rsquo;argent. Le Venice Gap-Financing Market, plateforme où les projets en quête de bouclage budgétaire rencontrent investisseurs et coproducteurs, accueille cette année plusieurs sélections africaines. C&rsquo;est là, loin des projecteurs, que se décide concrètement l&rsquo;avenir de films qui, sans ces coups de pouce, ne verraient peut-être jamais le jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce volet est sans doute le plus stratégique pour les cinéastes du continent. Car le talent, l&rsquo;Afrique n&rsquo;en manque pas ; ce qui fait défaut, trop souvent, ce sont les circuits de financement, les coproductions internationales, les mécanismes qui transforment un scénario prometteur en œuvre achevée. En intégrant les projets africains dans ces marchés, Venise ne se contente pas de montrer des films : elle contribue, en amont, à ce qu&rsquo;ils existent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que Venise dit du cinéma africain — et de nous</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le public francophone, de Dakar à Abidjan, cette moisson vénitienne est une source de fierté autant qu&rsquo;un rappel. Fierté de voir des cinéastes du continent dialoguer d&rsquo;égal à égal avec les plus grands, dans toutes les esthétiques et sur tous les supports. Rappel, aussi, que cette reconnaissance internationale doit trouver un prolongement chez nous : combien de ces films sélectionnés à Venise seront visibles dans les salles d&rsquo;Abidjan ou de Yaoundé, sous-titrés et distribués comme ils le méritent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 83e Mostra ne se contente pas de célébrer quelques auteurs isolés. Elle dessine le portrait d&rsquo;un cinéma africain pluriel, ancré dans ses mémoires et tourné vers les formes de demain, du récit intime camerounais à l&rsquo;immersif signé Sissako. Reste à faire en sorte que ce rayonnement ne s&rsquo;arrête pas aux rives du Lido, et qu&rsquo;il irrigue enfin, en retour, les écrans du continent. C&rsquo;est peut-être là le plus beau des défis que Venise, cette année encore, tend au cinéma africain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources :</strong> <a href="https://afrocritik.com/african-filmmakerstitles-feature-83rd-venice-international-film-festival-lineup/" rel="noopener" target="_blank">Afrocritik — les cinéastes et titres africains de la 83e Mostra</a> ; <a href="https://afrocritik.com/four-african-selections-2026-venice-gap-financing-market/" rel="noopener" target="_blank">Afrocritik — quatre sélections africaines au Venice Gap-Financing Market</a> ; recoupé avec <a href="https://www.screendaily.com/news/venice-film-festival-reveals-2026-lineup/5218820.article" rel="noopener" target="_blank">Screen Daily — le line-up 2026 de Venise</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Génération clavier : comment l&#8217;Afrique tente d&#8217;armer sa jeunesse pour l&#8217;économie numérique</title>
		<link>https://afrikshow.com/generation-clavier-comment-lafrique-tente-darmer-sa-jeunesse-pour-leconomie-numerique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Onnis Nathanael Othniel Aghax]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 16:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2026, l'Afrique forme sa jeunesse au code, à la data et à l'IA. Programmes, freelancing en ligne et obstacles : état des lieux d'un pari décisif pour l'emploi.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est la ressource la plus abondante et la plus sous-exploitée du continent : la jeunesse africaine. Alors que l&rsquo;économie mondiale bascule vers le numérique, une question domine l&rsquo;année 2026 : l&rsquo;Afrique parviendra-t-elle à transformer sa démographie exceptionnelle en compétences monnayables ? Entre l&rsquo;explosion des programmes de « skilling » et la persistance de fractures matérielles tenaces, le pari reste ouvert.</p>
<h2>Le continent le plus jeune du monde face à un compte à rebours</h2>
<p>Aucune région ne ressemble démographiquement à l&rsquo;Afrique. Avec un âge médian d&rsquo;environ 19 ans, elle est de loin le continent le plus jeune de la planète — là où l&rsquo;Europe affiche une médiane proche de 43 ans. Selon le Forum économique mondial, plus de 60 % de la population africaine a moins de 25 ans, et cette proportion structure toute réflexion sur l&#8217;emploi pour les décennies à venir.</p>
<p>Cette jeunesse est un formidable réservoir de main-d&rsquo;œuvre, mais aussi une pression continue sur le marché du travail : chaque année, des millions de jeunes arrivent en âge de travailler, bien plus vite que ne se créent les emplois formels. D&rsquo;où l&rsquo;idée, largement partagée par les bailleurs et les gouvernements, que le « dividende démographique » ne se réalisera que si cette population accède à des compétences recherchées. Le numérique est au cœur de cette équation, parce qu&rsquo;il offre des débouchés qui ne dépendent pas uniquement de l&rsquo;industrialisation locale : un développeur ou un analyste de données peut, en théorie, travailler pour un employeur situé à des milliers de kilomètres.</p>
<h2>230 millions d&#8217;emplois numériques : l&rsquo;ampleur du besoin</h2>
<p>Le chiffre de référence vient de la Société financière internationale (IFC), branche secteur privé du Groupe de la Banque mondiale. Dans une étude désormais largement citée, l&rsquo;IFC estime que près de 230 millions d&#8217;emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d&rsquo;ici 2030, générant un marché de la formation évalué à plus de 130 milliards de dollars. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de postes de « techs » : la majorité concerne des emplois dans l&rsquo;agriculture, les services ou l&rsquo;administration où une littératie numérique de base devient indispensable.</p>
<p>Cette demande se décline sur plusieurs niveaux. À la base, les compétences numériques élémentaires — bureautique, communication en ligne, sécurité de base. Au niveau intermédiaire, le développement web, la gestion de données, le marketing digital. Au sommet, les métiers les plus valorisés : ingénierie logicielle, science des données, cybersécurité et, désormais, intelligence artificielle. C&rsquo;est précisément sur ce spectre que se sont positionnés les grands programmes de formation.</p>
<h2>Andela, ALX, Gebeya : la vague du « skilling »</h2>
<p>Depuis une dizaine d&rsquo;années, un écosystème dense de formations accélérées s&rsquo;est structuré. Pionnier, Andela avait d&rsquo;abord formé de jeunes ingénieurs africains avant de pivoter vers une place de marché mondiale de talents en télétravail. La référence la plus commentée en 2026 reste ALX (groupe Sand Technologies / The Room), fondé par l&rsquo;entrepreneur ghanéen Fred Swaniker : selon la Fondation Mastercard, partenaire de l&rsquo;initiative, ALX a fait diplômer plus de 85 000 apprenants depuis 2021 et a lancé une cohorte de plus de 32 000 nouveaux inscrits en ingénierie logicielle, science des données, cloud et intelligence artificielle.</p>
<p>La logique affichée est explicite. Comme le résume Fred Swaniker, fondateur d&rsquo;ALX :</p>
<blockquote><p>« Notre mission chez ALX est d&rsquo;exploiter cette richesse de capital humain en formant des millions de leaders numériques du continent au cours de la prochaine décennie. »</p></blockquote>
<p>À côté de ces acteurs, des plateformes locales comme Gebeya (Éthiopie) construisent des marketplaces de freelances, tandis que les géants technologiques multiplient les engagements. Microsoft s&rsquo;est engagé à former un million de personnes à l&rsquo;intelligence artificielle et aux compétences numériques en Afrique du Sud d&rsquo;ici 2026, dans le cadre d&rsquo;un investissement additionnel de 5,4 milliards de rands. Google, de son côté, déploie depuis plusieurs années des programmes de compétences numériques et de soutien aux développeurs sur le continent. La coopération allemande (GIZ), la Banque africaine de développement et la Banque mondiale financent par ailleurs de vastes chantiers de formation et d&rsquo;infrastructures, souvent en partenariat public-privé.</p>
<h2>Le travail en ligne, nouvelle frontière de l&#8217;emploi</h2>
<p>Pour beaucoup de jeunes diplômés, le débouché ne se trouve pas dans une entreprise locale mais sur les plateformes de freelancing. Le travail « à la tâche » en ligne — rédaction, design, développement, saisie de données, annotation pour l&rsquo;IA — connaît une croissance rapide. La Banque mondiale, dans son rapport <em>Working Without Borders</em>, estime qu&rsquo;il existe entre 154 et 435 millions de travailleurs de la « gig economy » en ligne dans le monde, et souligne que la demande progresse le plus vite dans les pays en développement.</p>
<p>Pour un jeune d&rsquo;Accra, de Nairobi ou de Dakar, ce modèle est séduisant : il contourne l&rsquo;étroitesse du marché formel et permet de facturer en devises. Mais il comporte des revers documentés par la Banque mondiale elle-même : absence de protection sociale, revenus irréguliers, forte concurrence internationale tirant les prix vers le bas, et dépendance à des plateformes étrangères. Le freelancing en ligne est une opportunité réelle, non une panacée.</p>
<h2>Électricité, connexion, financement : les obstacles têtus</h2>
<p>Toute cette architecture de compétences se heurte à des réalités matérielles. La première est l&rsquo;accès à Internet. D&rsquo;après la GSMA (association mondiale des opérateurs mobiles), l&rsquo;Afrique subsaharienne comptait environ 320 millions d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;Internet mobile en 2023, mais affichait le plus large « usage gap » du monde : près de 60 % de la population vivait dans une zone couverte par un réseau mobile haut débit sans pour autant l&rsquo;utiliser, faute de smartphone abordable ou de compétences suffisantes. Environ 19 % restaient totalement hors couverture. Le taux d&rsquo;adoption du smartphone n&rsquo;atteignait que 27 %.</p>
<p>La deuxième contrainte est l&rsquo;électricité. Environ 600 millions d&rsquo;Africains vivent encore sans accès à l&rsquo;électricité, ce qui rend illusoire toute formation continue au code dans de larges zones rurales. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont lancé « Mission 300 », qui vise à raccorder 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d&rsquo;ici 2030 — un chantier colossal qui conditionne, en amont, la bascule numérique.</p>
<p>Reste enfin l&rsquo;obstacle le plus subtil : l&rsquo;adéquation entre formation et emploi. Multiplier les diplômés en codage ne crée pas mécaniquement des emplois. Sans tissu d&rsquo;entreprises locales capables d&#8217;embaucher, sans accès au financement pour les start-up, et sans reconnaissance des certifications par les employeurs, le risque est de former une génération surqualifiée et sous-employée. Les programmes les plus efficaces sont justement ceux qui adossent la formation à une garantie d&rsquo;insertion — stage, placement, ou commande réelle de projets.</p>
<p>En 2026, l&rsquo;Afrique tient donc les deux bouts d&rsquo;un même paradoxe : la matière première humaine la plus prometteuse du monde, et les infrastructures les plus fragiles pour la valoriser. La bataille des compétences numériques ne se gagnera pas seulement dans les salles de formation, mais dans les centrales électriques, les réseaux mobiles et les politiques d&#8217;emploi qui décideront si cette jeunesse code pour le monde entier — ou attend, écran éteint, une connexion qui ne vient pas.</p>
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IMAGE À LA UNE (featured image) : centre de formation au numérique en Afrique (jeunes devant des ordinateurs portables) — Unsplash/Pexels « African coding class » / « tech hub Africa »
ALT : Jeunes Africains en formation au codage devant des ordinateurs dans un espace numérique
CRÉDIT PHOTO : Pexels / photographe à créditer
SEO (Yoast à recopier) — Titre : Compétences numériques et emploi des jeunes en Afrique | Méta : En 2026, l'Afrique forme sa jeunesse au code, à la data et à l'IA. Programmes, freelancing en ligne et obstacles : état des lieux d'un pari décisif pour l'emploi.
TAGS suggérés : compétences numériques, emploi des jeunes, Afrique, formation, intelligence artificielle, gig economy, éducation, fracture numérique
CITATION liée à : Fred Swaniker, via Fondation Mastercard (mastercardfdn.org)
CRÉNEAU de programmation visé : société/éducation — 12h-14h
--></p>
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		<title>Dak&#8217;Art 2026 : la Biennale de Dakar fait de la « (Anti)Fragilité » son manifeste, du 19 novembre au 19 décembre</title>
		<link>https://afrikshow.com/dakart-2026-la-biennale-de-dakar-fait-de-la-antifragilite-son-manifeste-du-19-novembre-au-19-decembre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Onnis Nathanael Othniel Aghax]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:53:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts & Expo]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La 16e Biennale de l'art africain contemporain se tiendra à Dakar du 19 novembre au 19 décembre 2026, sur le thème « (Anti)Fragilité » porté par le directeur artistique Morad Montazami. Plongée dans la doyenne des biennales africaines et ce qu'elle dit à toute la francophonie créative.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Tous les deux ans, Dakar cesse d&rsquo;être une simple capitale pour devenir une gigantesque galerie à ciel ouvert. Du 19 novembre au 19 décembre 2026, la ville sénégalaise accueillera la 16e édition de la Biennale de l&rsquo;art africain contemporain — le Dak&rsquo;Art —, plus ancien grand rendez-vous du genre sur le continent. Autour d&rsquo;un thème aussi poétique que politique, « (Anti)Fragilité », l&rsquo;événement s&rsquo;annonce déjà comme l&rsquo;un des plus attendus de son histoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dak&rsquo;Art, la doyenne des biennales africaines</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de parler de 2026, il faut mesurer ce qu&rsquo;est le Dak&rsquo;Art. Pensée à la fin des années 1980 et lancée au tournant des années 1990, la Biennale de Dakar est la plus ancienne manifestation d&rsquo;art contemporain de grande ampleur du continent. Née d&rsquo;une volonté politique et culturelle forte, celle de doter l&rsquo;Afrique d&rsquo;une vitrine à elle, elle a peu à peu imposé Dakar comme une place incontournable de la scène artistique mondiale, un lieu où les créateurs du continent et de sa diaspora affirment leur regard sur leurs propres termes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plus de trois décennies, la Biennale a vu défiler des générations d&rsquo;artistes, révélé des talents, accompagné l&rsquo;émergence d&rsquo;un marché et d&rsquo;une critique. Elle est devenue un rite : celui d&rsquo;un continent qui refuse d&rsquo;être seulement l&rsquo;objet du regard des autres pour devenir sujet, auteur et commissaire de sa propre histoire visuelle. À l&rsquo;heure où l&rsquo;art africain contemporain s&rsquo;arrache dans les foires internationales et les grandes ventes, Dak&rsquo;Art demeure le socle, la matrice, le lieu d&rsquo;origine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa longévité est en soi un exploit. Là où bien des rendez-vous artistiques du continent se sont éteints faute de moyens ou de continuité, la Biennale de Dakar a tenu, édition après édition, malgré les aléas budgétaires et les reports. Elle a survécu aux changements de gouvernance et aux crises, portée par une conviction simple : l&rsquo;Afrique a besoin d&rsquo;un lieu à elle pour penser, montrer et débattre de sa création contemporaine. Cette persévérance a fini par payer, transformant un pari des années 1990 en institution respectée, régulièrement citée aux côtés des grandes biennales de Venise, de São Paulo ou d&rsquo;Istanbul. Chaque nouvelle édition capitalise sur cet héritage, ajoutant sa pierre à un édifice patiemment construit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« (Anti)Fragilité » : faire de la faille une force</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème retenu pour 2026 donne le vertige tant il colle à l&rsquo;époque : « (Anti)Fragilité : arts de la réparation et stratégies de contre-choc ». Derrière cette formule, une intuition puissante — et si la fragilité, loin d&rsquo;être une faiblesse à cacher, devenait un point de départ, un « site de force, de résistance et d&rsquo;expression créative » ? Le propos invite les artistes à travailler la matière même des ruptures politiques, écologiques et sociales qui traversent l&rsquo;Afrique et sa diaspora, non pour les subir mais pour les réparer, les détourner, les transformer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une proposition d&rsquo;une actualité brûlante. Dans un monde secoué par les crises, où le continent africain se trouve trop souvent réduit au vocabulaire de la vulnérabilité, le Dak&rsquo;Art 2026 renverse la perspective : la réparation devient un art, la résilience une matière première, et la faille un lieu de création. L&rsquo;idée d&rsquo;« antifragilité » — ce qui non seulement résiste au choc mais en sort renforcé — irrigue toute la démarche curatoriale. Pour les artistes, c&rsquo;est une invitation à faire œuvre à partir de ce qui blesse, à changer la cicatrice en langage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Morad Montazami, un directeur artistique pour relier les mondes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la direction artistique de cette édition, on retrouve Morad Montazami, historien de l&rsquo;art, éditeur et commissaire d&rsquo;exposition. Sa nomination éclaire l&rsquo;ambition de la Biennale : penser l&rsquo;art africain dans un dialogue élargi, décloisonné, en connexion avec les modernités du Maghreb, du Moyen-Orient et des diasporas. Montazami est connu pour son travail de relecture des histoires de l&rsquo;art longtemps marginalisées, celles que les grands récits occidentaux avaient reléguées dans l&rsquo;ombre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous sa houlette, le cadre curatoriel du « IN » — le cœur officiel de la Biennale — s&rsquo;annonce comme une tentative de tisser des fils entre les géographies et les mémoires, de faire de Dakar un carrefour plutôt qu&rsquo;une simple étape. Ce choix dit quelque chose de l&rsquo;époque : l&rsquo;art africain contemporain ne se pense plus en vase clos, mais comme un réseau vivant, en conversation permanente avec le reste du monde, sans jamais renoncer à son ancrage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le « IN » et le « OFF » : la ville entière en exposition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La magie du Dak&rsquo;Art tient à sa double structure. D&rsquo;un côté, le « IN » : les expositions officielles, curatées, adossées au thème et portées par la sélection internationale. De l&rsquo;autre, le « OFF » : une constellation foisonnante de centaines d&rsquo;expositions, d&rsquo;installations, de performances et d&rsquo;interventions qui essaiment dans toute la ville, dans les galeries, les studios d&rsquo;artistes, les espaces de quartier. C&rsquo;est ce « OFF » qui, souvent, fait battre le cœur de la Biennale, transformant Dakar en un immense terrain de jeu créatif où l&rsquo;on croise l&rsquo;art au coin de la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les lieux emblématiques répondent présents : le Musée Théodore-Monod de l&rsquo;IFAN, temple des arts africains, mais aussi une myriade d&rsquo;espaces indépendants disséminés dans la capitale. L&rsquo;appel à candidatures international, toujours ouvert aux artistes d&rsquo;Afrique et de la diaspora, fonctionne comme une plateforme de découverte pour les voix émergentes — un tremplin décisif pour de jeunes créateurs qui rêvent d&rsquo;une première grande visibilité. Pendant un mois, Dakar respire, mange et dort au rythme de la création contemporaine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mois qui pèse sur l&rsquo;économie et le rayonnement de Dakar</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de l&rsquo;émotion esthétique, le Dak&rsquo;Art est aussi une formidable machine à retombées. Pendant un mois, la ville accueille commissaires, collectionneurs, galeristes, journalistes et amateurs venus des quatre coins du monde. Les hôtels affichent complet, les restaurants tournent à plein régime, les taxis ne désemplissent pas, et les artisans comme les créateurs locaux profitent de cette affluence pour se faire connaître. La Biennale agit ainsi comme un accélérateur de tourisme culturel, plaçant Dakar sur la carte des destinations où se joue l&rsquo;art qui compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette dimension économique n&rsquo;est pas anecdotique pour un continent qui cherche à diversifier ses moteurs de croissance. Les industries culturelles et créatives représentent un gisement d&#8217;emplois et de revenus encore largement sous-exploité en Afrique, et un événement comme le Dak&rsquo;Art démontre concrètement qu&rsquo;un rendez-vous artistique peut générer de la valeur, de l&rsquo;attractivité et de la fierté nationale. C&rsquo;est un cercle vertueux : plus la Biennale rayonne, plus elle attire investissements et partenariats, plus elle peut soutenir la nouvelle génération d&rsquo;artistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que le Dak&rsquo;Art dit à toute la francophonie créative</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la scène culturelle d&rsquo;Afrique francophone, de Dakar à Abidjan, la Biennale n&rsquo;est pas qu&rsquo;un événement sénégalais : c&rsquo;est un modèle et un aimant. Elle prouve qu&rsquo;un rendez-vous artistique de dimension mondiale peut naître et durer sur le continent, sans dépendre des capitales du Nord, et qu&rsquo;il peut faire dialoguer les créateurs par-delà les frontières linguistiques et nationales. Chaque édition draine son lot de commissaires, de collectionneurs, de journalistes et de galeristes venus du monde entier — autant de retombées économiques et symboliques pour la ville hôte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;heure où Abidjan, Douala ou Cotonou multiplient les initiatives — foires, résidences, galeries —, le Dak&rsquo;Art offre une leçon précieuse : la constance. Trente ans de fidélité à un rendez-vous, cela finit par bâtir une institution, une école, une mémoire. En 2026, autour de son thème de la réparation, la Biennale de Dakar rappellera au monde que l&rsquo;Afrique n&rsquo;est pas seulement un continent qui encaisse les chocs, mais un continent qui, à partir de ses fragilités, invente sans cesse de nouvelles formes de beauté et de résistance. Rendez-vous du 19 novembre au 19 décembre, dans la ville qui, un mois durant, deviendra la capitale mondiale de l&rsquo;art contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources :</strong> <a href="https://africanscolumn.com/why-you-cant-miss-dakart-2026-dakar-biennale-sets-the-stage-for-its-most-anticipated-edition-yet/" rel="noopener" target="_blank">Africans Column — Dak&rsquo;Art 2026, l&rsquo;édition la plus attendue</a> ; <a href="https://biennaledakar.org/" rel="noopener" target="_blank">Site officiel de la Biennale de Dakar</a> ; recoupé avec <a href="https://biennialfoundation.org/2026/04/16th-dakar-biennale-open-call-for-applications/" rel="noopener" target="_blank">Biennial Foundation — 16e Biennale de Dakar, appel à candidatures</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Santé mentale des jeunes en Afrique : briser le silence, combler le vide</title>
		<link>https://afrikshow.com/sante-mentale-des-jeunes-en-afrique-briser-le-silence-combler-le-vide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alex Konan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:48:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dépression, anxiété, tabou et manque criant de soins : où en est la santé mentale des jeunes Africains en 2026, et quelles solutions émergent sur le continent.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/sante-mentale-des-jeunes-en-afrique-briser-le-silence-combler-le-vide/">Santé mentale des jeunes en Afrique : briser le silence, combler le vide</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le continent le plus jeune du monde, une souffrance longtemps tue commence à s&rsquo;exprimer. Derrière les sourires des adolescents et des jeunes adultes, dépression et anxiété touchent des millions de personnes, souvent sans diagnostic ni accompagnement. En 2026, le sujet sort peu à peu de l&rsquo;ombre : des chercheurs, des familles et des soignants tentent de transformer un tabou en conversation, et un vide en réseau de soins.</p>
<h2>Une génération immense, des besoins qui le sont tout autant</h2>
<p>L&rsquo;Afrique est un continent de jeunes : environ 70 % de la population d&rsquo;Afrique subsaharienne a moins de 30 ans, selon les Nations unies. Cette jeunesse porte les espoirs économiques du continent, mais elle affronte aussi des pressions considérables : incertitude de l&rsquo;avenir, précarité, ruptures familiales, exposition aux réseaux sociaux, deuils et parfois violences. Autant de facteurs qui pèsent sur l&rsquo;équilibre psychique à un âge où l&rsquo;identité se construit.</p>
<p>À l&rsquo;échelle mondiale, l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu&rsquo;un adolescent sur sept (environ 14 %) âgé de 10 à 19 ans vit avec un trouble mental, ce qui représente près de 15 % de la charge mondiale de morbidité pour cette tranche d&rsquo;âge. L&rsquo;anxiété concerne autour de 4 à 5 % des 10-19 ans, la dépression 1 à 3 % selon l&rsquo;âge, avec des chiffres qui progressent à l&rsquo;adolescence. Ces moyennes mondiales masquent des réalités locales souvent plus lourdes : des travaux menés en Afrique subsaharienne relèvent des taux de détresse psychologique élevés chez les jeunes, dans des contextes où le repérage précoce reste rare.</p>
<p>Un point mérite d&rsquo;être traité avec prudence et sans dramatisation : le suicide figure, d&rsquo;après l&rsquo;OMS, parmi les trois principales causes de décès chez les 15-29 ans dans le monde. Ce constat n&rsquo;est pas une fatalité. Il rappelle surtout l&rsquo;urgence de la prévention, de l&rsquo;écoute et de l&rsquo;accès à des soins de qualité, plutôt qu&rsquo;une quelconque « faiblesse » individuelle.</p>
<h2>Le poids du silence : quand le tabou empêche de demander de l&rsquo;aide</h2>
<p>Dans de nombreuses communautés, la souffrance psychique reste entourée de malentendus. Elle est parfois interprétée comme un caprice, une faute morale, une possession ou une honte pour la famille. Cette stigmatisation a un coût très concret : elle dissuade les jeunes de parler, retarde la recherche d&rsquo;aide et isole ceux qui en auraient le plus besoin.</p>
<p>Le vocabulaire lui-même évolue. Au Zimbabwe, le terme <em>kufungisisa</em> — littéralement « trop penser » — désigne dans le langage courant ce que les cliniciens rapprochent de l&rsquo;anxiété et de la dépression. Nommer les choses dans les langues locales, sans jargon médical intimidant, est déjà un pas vers la déstigmatisation. Car un trouble mental n&rsquo;est ni un manque de foi, ni un défaut de caractère : c&rsquo;est une réalité de santé qui peut être prévenue, accompagnée et, dans bien des cas, soulagée.</p>
<h2>Un déficit de moyens qui laisse des millions sans soins</h2>
<p>Le principal obstacle n&rsquo;est pas seulement culturel : il est structurel. Les ressources humaines manquent cruellement. Selon un communiqué conjoint de l&rsquo;UNICEF et de l&rsquo;OMS, l&rsquo;Afrique subsaharienne ne compte en moyenne qu&rsquo;un psychiatre pour un million d&rsquo;habitants — un ratio parmi les plus bas du monde, là où la moyenne mondiale se situe autour de 0,3 psychiatre pour 100 000 personnes&#8230; soit environ 3 pour un million. Certains pays fonctionnent avec une poignée de spécialistes pour des dizaines de millions d&rsquo;habitants.</p>
<p>Cette pénurie se traduit par un « écart de traitement » (treatment gap) massif : dans les pays à faible revenu, la grande majorité des personnes souffrant de troubles dépressifs ne reçoit aucune prise en charge, et plusieurs analyses situent cet écart autour de 90 % en Afrique subsaharienne. Le financement suit la même pente : quand l&rsquo;OMS recommande un minimum d&rsquo;environ 2 dollars par habitant et par an, de nombreux États africains consacrent à la santé mentale moins de 1 % de leur budget de santé. Enfin, les politiques dédiées aux enfants et adolescents demeurent rares : d&rsquo;après l&rsquo;atlas de l&rsquo;OMS, seule une minorité de pays de la région disposent d&rsquo;une politique spécifique de santé mentale des jeunes.</p>
<blockquote><p>« The severe shortage of professionals is among the major barriers to adequate mental health services in our region », rappelle la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Afrique.</p></blockquote>
<h2>Le « Friendship Bench » et l&rsquo;essor des solutions communautaires</h2>
<p>Face à ce déficit, une idée simple née au Zimbabwe fait aujourd&rsquo;hui référence : le <em>Friendship Bench</em>, littéralement le « banc de l&rsquo;amitié ». Le principe repose sur la « délégation des tâches » : des agents de santé communautaires — souvent des femmes d&rsquo;âge mûr, surnommées les « grands-mères » — sont formés et supervisés pour offrir, sur un banc en bois installé près des cliniques, quelques séances d&rsquo;écoute et de résolution de problèmes.</p>
<p>Lancé par le psychiatre Dixon Chibanda, le dispositif a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un essai clinique randomisé publié en 2016. Ses résultats, mesurés sur plus de 550 patients dans 24 cliniques de Harare, ont montré une nette réduction des symptômes de dépression et d&rsquo;anxiété par rapport aux soins habituels après six mois. Depuis son intégration dans la stratégie nationale et un déploiement élargi, le programme indique avoir permis l&rsquo;accès à un soutien psychologique à plus de 775 000 personnes, et son modèle a été adapté au Malawi, en Tanzanie, en Afrique du Sud et au-delà.</p>
<p>Le <em>Friendship Bench</em> illustre une conviction qui gagne du terrain : on peut apporter une aide efficace sans attendre un hypothétique afflux de psychiatres, en formant des relais de proximité et en les articulant aux soins primaires, avec des passerelles vers les spécialistes pour les situations les plus lourdes.</p>
<h2>Familles, écoles, télésanté : les nouveaux relais</h2>
<p>D&rsquo;autres approches se multiplient. L&rsquo;intégration de la santé mentale aux soins primaires — pour qu&rsquo;un jeune en détresse trouve une première écoute dès le centre de santé du quartier — figure au cœur des plans de l&rsquo;OMS. Les écoles deviennent aussi des lieux de repérage et de prévention, où l&rsquo;on apprend à reconnaître les signaux d&rsquo;alerte et à en parler sans honte.</p>
<p>Le numérique ouvre par ailleurs des pistes prometteuses, à manier avec discernement :</p>
<ul>
<li>des plateformes de télésanté mentale mettant en relation jeunes et professionnels, utiles là où les distances et le nombre de soignants posent problème ;</li>
<li>des applications de soutien psychologique et d&rsquo;auto-assistance, en langues locales, pour informer et déstigmatiser ;</li>
<li>des lignes d&rsquo;écoute et des réseaux de pairs, qui brisent l&rsquo;isolement.</li>
</ul>
<p>Ces outils ne remplacent pas un suivi humain, et leur qualité varie ; mais ils élargissent l&rsquo;accès et normalisent la demande d&rsquo;aide. Le rôle des familles reste central : écouter sans juger, éviter les paroles qui culpabilisent, accompagner un proche vers un professionnel sont autant de gestes protecteurs. La communauté — chefs religieux, enseignants, associations de jeunes — peut devenir un puissant relais de prévention lorsqu&rsquo;elle choisit la bienveillance plutôt que le jugement.</p>
<h2>Vers une conversation apaisée</h2>
<p>La santé mentale des jeunes Africains n&rsquo;est pas une crise à contempler avec fatalisme, mais un chantier ouvert. Les besoins sont immenses, les moyens encore trop rares, mais des solutions concrètes, sobres et évaluées existent déjà, portées par des soignants, des chercheurs et des communautés entières. Le premier pas, souvent, tient dans une phrase que l&rsquo;on ose enfin prononcer : « je ne vais pas bien ». Faire en sorte que cette phrase soit accueillie, entendue et suivie d&rsquo;une aide accessible : voilà, peut-être, le vrai défi de 2026.</p>
<p><strong>Si vous ou un proche traversez une période de détresse, vous n&rsquo;êtes pas seul : n&rsquo;hésitez pas à vous tourner vers un professionnel de santé ou une ligne d&rsquo;écoute locale.</strong></p>
<p><em>Cet article a une visée informative et de sensibilisation. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d&rsquo;un professionnel de santé qualifié.</em></p>
<p><!--
AFRIKSHOW — À FINALISER MANUELLEMENT (upload image API HS depuis le 18/07)
IMAGE À LA UNE (featured image) : entretien de soutien sur un banc communautaire, lumière naturelle, visages apaisés — Unsplash/Pexels « counselling bench Africa » / « community support »
ALT : Jeune adulte africain assis sur un banc en bois, écoutant une conseillère lors d'un entretien de soutien psychologique
CRÉDIT PHOTO : Unsplash — à créditer
SEO (Yoast à recopier) — Titre : Santé mentale des jeunes en Afrique en 2026 | Méta : Dépression, anxiété, tabou et manque criant de soins : où en est la santé mentale des jeunes Africains en 2026, et quelles solutions émergent sur le continent.
TAGS suggérés : santé mentale, jeunesse africaine, dépression, anxiété, Friendship Bench, OMS, télésanté, déstigmatisation
CITATION liée à : Dre Matshidiso Moeti, OMS Afrique (via UNICEF/OMS)
CRÉNEAU de programmation visé : société/santé — 12h-14h
--></p>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Le podcast, nouveau salon des stars africaines : de MacG à « I Said What I Said », le format qui fabrique le buzz</title>
		<link>https://afrikshow.com/le-podcast-nouveau-salon-des-stars-africaines-de-macg-a-i-said-what-i-said-le-format-qui-fabrique-le-buzz/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:40:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcasts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2026, le podcast de showbiz s'est imposé comme le nouveau salon des célébrités africaines. Du géant sud-africain « Podcast and Chill with MacG » au nigérian « I Said What I Said », plongée dans un genre qui bouscule les médias… et une occasion en or pour la francophonie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Il fut un temps où les confidences des stars passaient par les plateaux de télévision et les magazines people. Aujourd&rsquo;hui, elles se murmurent — et parfois se hurlent — derrière un micro, dans des studios où l&rsquo;on « chille » pendant deux ou trois heures. En 2026, le podcast de showbiz s&rsquo;est imposé comme le nouveau salon des célébrités africaines, un format qui bouscule les médias traditionnels et fabrique, épisode après épisode, le buzz du continent. Enquête sur un genre qui a pris le pouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« Podcast and Chill » : le géant sud-africain qui fait trembler le showbiz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Impossible de parler du podcast de célébrités en Afrique sans commencer par lui. « Podcast and Chill with MacG », animé par MacG et son acolyte Sol Phenduka depuis l&rsquo;Afrique du Sud, est devenu un phénomène culturel à part entière. Interviews de célébrités, débats sur les sujets qui fâchent, commentaires de l&rsquo;actualité : chaque épisode se compte en millions de vues sur YouTube, et les invités les plus en vue défilent devant ses micros comme sur un plateau prestige.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secret de MacG ? Un ton libre, sans filtre, qui assume la provocation et laisse les invités se livrer bien au-delà de la langue de bois habituelle. Cette liberté est aussi sa marque de fabrique commerciale : le « Podcast and Chill Network » s&rsquo;est mué en véritable écurie médiatique, capable d&rsquo;attirer de nouvelles figures et d&rsquo;étendre son empire audio. Preuve de cette dynamique, l&rsquo;arrivée récente de nouvelles voix controversées au sein du réseau a suffi à agiter la presse sud-africaine — au point que certains observateurs plaisantaient déjà sur le fait que « les avocats sont prêts ». Car qui dit parole libre dit aussi polémiques, procès en diffamation et lignes rouges régulièrement frôlées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">« I Said What I Said » : la voix des millennials nigérians</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;ouest du continent, un autre modèle triomphe, plus intime et complice. « I Said What I Said », animé par Jola Ayeye et Feyikemi « FK » Abudu, est devenu la bande-son d&rsquo;une génération de Nigérianes et Nigérians urbains. Ici, pas de clash tonitruant mais une conversation sincère, drôle, sans tabou, qui aborde le quotidien, les relations, la société et la pop culture avec une franchise désarmante. Ce style de présentation authentique lui a valu une immense popularité auprès des millennials et de la génération Z.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès d&rsquo;« ISWIS » illustre une autre facette du podcast africain : celle de la proximité. Loin des projecteurs agressifs, le format mise sur le sentiment d&rsquo;écouter des amies parler librement, comme si l&rsquo;auditeur était dans la pièce. Cette intimité fabrique une communauté fidèle, prête à suivre les animatrices au fil des saisons, des collaborations et des rendez-vous en public. Là où la télévision impose une distance, le podcast crée un lien — et ce lien vaut de l&rsquo;or.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le format a tout changé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment expliquer ce raz-de-marée ? D&rsquo;abord par la liberté. Sans grille de programmation, sans censure de chaîne, sans minutage rigide, le podcast offre aux animateurs un espace où l&rsquo;on prend son temps, où l&rsquo;on va au fond des choses, où l&rsquo;on dit ce que la télévision n&rsquo;ose plus. Une interview de trois heures y devient possible, et c&rsquo;est précisément cette durée qui permet aux célébrités de baisser la garde et de livrer les confidences que le public s&rsquo;arrache.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite par l&rsquo;économie du modèle. Un studio, quelques micros, une caméra pour la version vidéo diffusée sur YouTube : le ticket d&rsquo;entrée est infiniment plus bas que celui d&rsquo;une production télévisée. Cette légèreté a permis à une nouvelle génération de créateurs de s&#8217;emparer du micro sans attendre l&rsquo;aval d&rsquo;un diffuseur, et de bâtir des audiences colossales en partant de rien. Le podcast a démocratisé la parole médiatique, transférant le pouvoir des grandes chaînes vers des indépendants au flair aiguisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin par la révolution des usages. Le smartphone bon marché et la baisse continue du prix de la connexion ont mis l&rsquo;audio et la vidéo à la demande dans la poche de millions de jeunes Africains, qui consomment désormais leurs contenus quand ils veulent, où ils veulent — dans le taxi, au marché, entre deux cours. Le podcast épouse parfaitement ce mode de vie mobile et fragmenté. Il n&rsquo;impose pas son horaire ; il se laisse écouter au gré de la journée, en toile de fond ou en immersion totale. Cette souplesse, la télévision linéaire ne peut tout simplement pas l&rsquo;offrir, et c&rsquo;est l&rsquo;une des clés de la déferlante actuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le nouveau champ de bataille du buzz</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : le podcast est devenu la première source du buzz africain. C&rsquo;est désormais devant un micro que se lâchent les petites phrases qui feront la une, que se règlent les comptes, que se dévoilent les histoires d&rsquo;amour et les brouilles entre stars. Les extraits circulent en quelques heures sur les réseaux sociaux, découpés en clips viraux, commentés et détournés. Un bon épisode ne se contente plus d&rsquo;être écouté : il alimente des jours de conversation en ligne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette centralité fait du podcast un objet de pouvoir — et donc de risque. La liberté de ton qui fait son succès l&rsquo;expose aussi aux dérapages, aux accusations de sexisme, aux plaintes en justice et aux boycotts. Le genre navigue en permanence sur une ligne de crête, entre authenticité rafraîchissante et provocation gratuite. Mais c&rsquo;est peut-être le prix de sa vitalité : un média encore jeune, imparfait, qui cherche ses règles en même temps qu&rsquo;il invente son langage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et la francophonie dans tout ça ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à ces mastodontes anglophones, le monde francophone accuse un léger retard, mais l&rsquo;écart se comble à vive allure. De Dakar à Abidjan en passant par Douala, une nouvelle génération de créateurs s&#8217;empare du format, portée par les mêmes ingrédients : liberté de ton, proximité, sens du buzz. Les studios se multiplient, les marques commencent à investir, et les célébrités francophones découvrent, elles aussi, le plaisir de la longue conversation sans filtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la scène ivoirienne, en particulier, le potentiel est immense. Abidjan, avec son vivier d&rsquo;humoristes, d&rsquo;artistes et de personnalités, dispose de tout ce qu&rsquo;il faut pour faire émerger un « Podcast and Chill » à la sauce locale — un rendez-vous audio et vidéo qui capterait la vie showbiz de la ville et rayonnerait sur toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Les modèles anglophones tracent la voie ; reste à les adapter, à y injecter le sel de la nuit abidjanaise, l&rsquo;esprit du « nouchi » et la générosité de la conversation ivoirienne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un genre qui ne fait que commencer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le podcast de showbiz africain n&rsquo;est plus une curiosité : c&rsquo;est une industrie naissante, avec ses stars, ses réseaux, ses controverses et ses millions d&rsquo;auditeurs. En quelques années, il a transformé la manière dont le continent parle de ses célébrités et fabrique son actualité culturelle. Des géants sud-africains aux voix complices du Nigeria, il dessine une nouvelle carte du pouvoir médiatique, plus horizontale, plus libre, plus imprévisible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prochaine étape se jouera sans doute du côté francophone, où tout reste à écrire. Les studios d&rsquo;Abidjan, de Dakar et de Cotonou tiennent là une occasion en or : celle d&rsquo;inventer leur propre grammaire du micro, de raconter le showbiz du continent avec leurs mots, leur humour et leur regard. Une chose est sûre : dans le grand récit de la pop culture africaine, le meilleur du podcast est encore à venir. Et il se pourrait bien qu&rsquo;il parle français.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sources :</strong> <a href="https://knowafrika.com/african-podcasts-everyone-listening-to-2026/" rel="noopener" target="_blank">KnowAfrika — les podcasts africains que tout le monde écoute en 2026</a> ; <a href="https://www.citizen.co.za/lifestyle/entertainment/macgs-podcast-newbies-nota-baloyi-and-ngizwe-mchunu-join-network-lawyers-are-ready/" rel="noopener" target="_blank">The Citizen — le réseau de MacG s&rsquo;agrandit</a> ; recoupé avec <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Podcast_and_Chill_with_MacG" rel="noopener" target="_blank">Wikipédia — « Podcast and Chill with MacG »</a>.</p>
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		<title>Afrique australe : la lente convalescence des champs, deux ans après la grande sécheresse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Zarah Fanny]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans après la sécheresse El Niño de 2023-2024, l'Afrique australe récolte à nouveau. État des lieux des moissons 2025-2026 et de la résilience agricole.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;hiver austral 2026, les silos de Zambie débordent et les greniers du sud de Madagascar restent presque vides. Entre ces deux images tient toute l&rsquo;histoire d&rsquo;une région qui se relève, inégalement, de la pire sécheresse de sa mémoire récente. Deux campagnes agricoles après le choc El Niño de 2023-2024, l&rsquo;Afrique australe n&rsquo;est plus en état d&rsquo;urgence généralisée, mais sa convalescence reste fragile et à plusieurs vitesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choc de 2023-2024, rappel d&rsquo;une année sans pluie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La saison 2023-2024 restera comme une anomalie climatique de référence. Sous l&rsquo;effet d&rsquo;un épisode El Niño particulièrement intense, l&rsquo;Afrique australe a connu, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), son mois de février le plus sec depuis un siècle, avec environ 20 % des précipitations habituelles et des températures nettement au-dessus des normales. Le maïs, qui fournit près d&rsquo;un cinquième des calories consommées dans la région, a été frappé au cœur de son cycle de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences ont été massives. Le PAM a estimé à plus de 30 millions le nombre de personnes affectées par la sécheresse, tandis que plusieurs pays — Malawi, Zambie, Zimbabwe et Namibie notamment — décrétaient l&rsquo;état de catastrophe ou d&rsquo;urgence nationale. Le Classement intégré de la sécurité alimentaire (IPC) a chiffré à environ 48 millions les personnes en insécurité alimentaire aiguë dans neuf pays de la SADC lors du pic 2024-2025, un total qui agrège il est vrai plusieurs facteurs, la sécheresse s&rsquo;ajoutant à des chocs économiques préexistants. En mai 2024, la Communauté de développement d&rsquo;Afrique australe (SADC) lançait un appel régional de 5,5 milliards de dollars. La FAO, elle, décrivait dès avril 2024 « un virage brutal vers le pire », avec 16 millions de personnes déjà en insécurité alimentaire aiguë sur les seuls premiers mois de l&rsquo;année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2025, le retour des pluies et le rebond des greniers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La bascule attendue vers des conditions La Niña, anticipée par la FAO dès le printemps 2024, s&rsquo;est traduite par un régime pluviométrique globalement plus clément pour la campagne 2024-2025. Le résultat s&rsquo;est lu dans les champs. En Zambie, où la moisson 2024 avait été qualifiée par les autorités agricoles de « pire de mémoire d&rsquo;homme », la production de maïs a rebondi d&rsquo;environ 25 % en 2025, revenant autour de 3,9 millions de tonnes. Chez le voisin sud-africain, premier producteur régional, la récolte de maïs a bondi de quelque 23 % pour atteindre 15,8 millions de tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rebond n&rsquo;a toutefois pas effacé les déficits partout. Le Mozambique a enregistré une deuxième campagne consécutive en dessous de la moyenne, la reprise des semis peinant dans les zones semi-arides du sud et du centre. Dans le Grand Sud de Madagascar, le « kere » — la faim endémique de cette région aride — a persisté, entretenu par des rendements toujours insuffisants en manioc et patate douce. Autrement dit, 2025 a été l&rsquo;année où la région a cessé de s&rsquo;enfoncer, sans revenir pour autant à l&rsquo;équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2026, une reprise à géométrie variable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne 2025-2026, dont les récoltes s&rsquo;achèvent en cet hiver austral, confirme une reprise réelle mais inégale, selon les perspectives publiées par FEWS NET en juin 2026. Le contraste régional est saisissant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Zambie</strong> : récolte de maïs record, estimée autour de 4,9 à 5 millions de tonnes, présentée par le ministère de l&rsquo;Agriculture comme la plus élevée jamais enregistrée. Stocks reconstitués et pouvoir d&rsquo;achat des ménages amélioré.</li>



<li><strong>Zimbabwe</strong> : situation redevenue globalement stable dans les zones excédentaires, avec des prix du maïs en repli, mais des poches de déficit persistantes dans les districts secs.</li>



<li><strong>Malawi</strong> : rendements nationaux proches de la moyenne, mais un sud du pays toujours déficitaire, où des tensions alimentaires sont attendues pendant la soudure d&rsquo;octobre à janvier.</li>



<li><strong>Lesotho</strong> : récoltes supérieures à la moyenne au nord, mais dégâts localisés au sud, où des pluies tardives et un engorgement des sols en avril-mai ont endommagé des cultures.</li>



<li><strong>Mozambique et Madagascar</strong> : récoltes de nouveau inférieures à la moyenne ; le Grand Sud malgache reste la zone la plus tendue de la région.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie d&rsquo;ensemble est donc celle d&rsquo;une région coupée en deux : un bloc central et septentrional qui a renoué avec des récoltes correctes à excellentes, et une frange méridionale et insulaire où la reconstitution des stocks reste laborieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Semences, sillons et savoir-faire : la résilience à l&rsquo;œuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces chiffres, une transformation plus discrète est à l&rsquo;œuvre : l&rsquo;adaptation des pratiques agricoles. Au Zimbabwe, la méthode Pfumvudza — une agriculture de conservation à base de micro-parcelles travaillées à la main, de trous de plantation espacés et de paillage retenant l&rsquo;humidité du sol — s&rsquo;est diffusée à grande échelle. Adoptée officiellement en 2020, elle concernait plus de 3,5 millions de participants en 2024, une étude gouvernementale de 2023 suggérant que 84 % des ménages ruraux la pratiquaient. Sur le terrain, l&rsquo;adhésion est concrète, comme le résume l&rsquo;agriculteur Landlots Kuutsi, cité par Dialogue Earth :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Je continuerai à jamais de pratiquer le Pfumvudza, car il me garantit de meilleures récoltes qui nourriront ma famille jusqu&rsquo;à la prochaine saison. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">À cette agriculture de conservation s&rsquo;ajoute le levier des semences. Les variétés de maïs tolérantes à la sécheresse, à cycle court, développées notamment par les centres de recherche régionaux et les semenciers locaux, deviennent un outil de planification recommandé face à l&rsquo;irrégularité des pluies. Les organisations agricoles régionales misent en parallèle sur l&rsquo;agriculture intelligente face au climat et les services de conseil numériques pour outiller les petits producteurs. L&rsquo;aide alimentaire, elle, reste un filet de sécurité indispensable mais sous tension : au Mozambique, faute de financements suffisants, le PAM a dû réduire le nombre de bénéficiaires dans le nord et chiffrait à 78,8 millions de dollars ses besoins pour la seule période de novembre 2025 à avril 2026. La résilience se construit ainsi sur trois piliers — semences, pratiques culturales, assistance ciblée — dont aucun ne suffit seul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ombre d&rsquo;un nouvel El Niño</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La convalescence pourrait toutefois être écourtée. Les prévisionnistes surveillent l&rsquo;émergence d&rsquo;un nouvel épisode El Niño pour la saison des pluies 2026-2027. Selon une note de Welthungerhilfe de juin 2026, la période critique se situe non pas dans l&rsquo;hiver austral actuel, saison sèche, mais bien à partir de la fin 2026 : le message des experts est moins d&rsquo;anticiper une catastrophe certaine que d&rsquo;engager dès maintenant la préparation, en surveillant la disponibilité des semences et en privilégiant les variétés tolérantes à la sécheresse. FEWS NET n&rsquo;exclut pas, dans son scénario de juin 2026, un retour à des conditions plus sèches et chaudes susceptibles de peser sur la prochaine campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après la grande sécheresse, l&rsquo;Afrique australe offre donc un tableau nuancé : des greniers zambiens pleins, un Grand Sud malgache toujours à la peine, et partout des paysans qui apprennent à cultiver autrement. La vraie mesure de la résilience régionale ne se lira pas dans les records de 2026, mais dans la capacité des champs à encaisser le prochain caprice du climat, déjà annoncé à l&rsquo;horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Solaire en pay-as-you-go : la tech qui électrifie l&#8217;Afrique hors réseau</title>
		<link>https://afrikshow.com/solaire-pay-as-you-go-paygo-electrification-afrique-hors-reseau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Joel Kouadio]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un panneau solaire payé quelques centimes par jour via mobile money : le modèle « pay-as-you-go » apporte l'électricité à des millions de foyers africains hors du réseau. Comment ça marche, qui sont les acteurs, quels bénéfices — et quelles limites.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un panneau solaire sur le toit, une batterie, quelques ampoules — et une facture réglée par petites touches depuis un téléphone.</strong> Dans des millions de foyers africains éloignés du réseau électrique, ce scénario est devenu réalité grâce au modèle « pay-as-you-go ». En couplant énergie solaire et paiement mobile, cette innovation née en Afrique de l&rsquo;Est a fait bien plus que remplacer la lampe à pétrole : elle a inventé une nouvelle façon d&rsquo;apporter l&rsquo;électricité là où les poteaux ne vont pas.</p>
<h2>600 millions de personnes dans le noir</h2>
<p>Le point de départ est un chiffre qui donne le vertige : environ 600 millions de personnes vivent sans accès à l&rsquo;électricité en Afrique subsaharienne, soit la grande majorité du déficit mondial (Agence internationale de l&rsquo;énergie, données 2023). Étendre le réseau national jusqu&rsquo;au dernier village coûte cher et prend du temps ; pour beaucoup de foyers ruraux, la connexion classique restera hors de portée pendant des années.</p>
<p>C&rsquo;est ce vide qu&rsquo;est venu combler le solaire domestique. Plutôt que d&rsquo;attendre les poteaux et les câbles, on installe directement chez l&rsquo;habitant un petit système autonome. L&rsquo;idée n&rsquo;est pas neuve ; ce qui a tout changé, c&rsquo;est la manière de le financer. Car un kit solaire coûte, d&rsquo;un coup, l&rsquo;équivalent de plusieurs mois de revenus — une somme inaccessible pour une famille modeste appelée à payer comptant.</p>
<h2>Le pay-as-you-go, mode d&#8217;emploi</h2>
<p>Le modèle PAYGo (« payez au fur et à mesure ») résout ce problème d&rsquo;un trait de génie. Le client verse un petit acompte, reçoit immédiatement son kit — panneau, batterie, ampoules LED, prises pour recharger un téléphone — puis paie le reste par micro-versements quotidiens ou hebdomadaires. Une puce intégrée verrouille l&rsquo;appareil à distance en cas de non-paiement et le débloque dès le versement suivant. Au bout de douze à trente-six mois, une fois la somme soldée, le foyer devient propriétaire du système.</p>
<p>Le véritable déclencheur de ce modèle, c&rsquo;est le <strong>mobile money</strong>. Sans lui, impossible d&rsquo;encaisser des micro-paiements auprès de clients sans compte bancaire. Ce n&rsquo;est pas un hasard si le PAYGo solaire a décollé au Kenya, berceau de M-PESA : l&rsquo;entreprise pionnière M-KOPA, fondée en 2011, a bâti son offre directement sur ce système de paiement, avec des versements de l&rsquo;ordre de quelques dizaines de shillings par jour — souvent moins que le coût quotidien du pétrole lampant qu&rsquo;il remplace.</p>
<h2>M-KOPA, Sun King, d.light : les géants du kit</h2>
<p>En une décennie, une poignée d&rsquo;acteurs a changé d&rsquo;échelle. M-KOPA a dépassé les dix millions de clients cumulés sur cinq marchés africains en 2026 — un total qui inclut désormais smartphones et motos électriques, au-delà du seul solaire — et distribué plus de 1,6 milliard de dollars de crédit à la consommation au seul Kenya. Sun King, l&rsquo;ex-Greenlight Planet, revendique plus de 31 millions de produits solaires vendus ; d.light, fondé en 2007, avance 40 millions de produits et plus de 200 millions de « vies impactées ». Ces chiffres, auto-déclarés par les entreprises, doivent être lus avec prudence — ils mêlent produits et usages — mais l&rsquo;ordre de grandeur, lui, est bien réel.</p>
<p>Au-delà des marques, c&rsquo;est tout un secteur qui a émergé. Selon la Banque mondiale, « <a href="https://mtr.esmap.org/chapter-01-off-grid-solar-and-the-path-to-universal-electrification" target="_blank" rel="noopener">le secteur du solaire hors réseau a desservi 561 millions de personnes dans le monde en 2023</a> », et il a représenté plus de la moitié des nouveaux raccordements électriques en Afrique subsaharienne sur la période récente. Preuve que l&rsquo;électrification du continent ne passera pas seulement par les grandes centrales, mais aussi, massivement, par le toit des maisons.</p>
<h2>Ce que l&rsquo;électricité change dans une maison</h2>
<p>Derrière les statistiques, il y a des vies transformées. Le premier gain est la fin de la lampe à pétrole et de la bougie : moins de dépenses récurrentes, moins de fumées toxiques, moins de risques d&rsquo;incendie. Vient ensuite l&rsquo;éclairage LED — plusieurs heures de lumière propre chaque soir, qui permettent aux enfants d&rsquo;étudier et prolongent la journée de travail. La recharge du téléphone à domicile évite les déplacements payants au bourg voisin.</p>
<p>Les kits plus puissants ouvrent d&rsquo;autres possibles : télévision, ventilateur, petite réfrigération, et surtout des <strong>usages productifs</strong> — un salon de coiffure qui branche sa tondeuse, une couturière qui coud le soir, un commerçant qui conserve ses boissons au frais. L&rsquo;électricité ne se contente pas d&rsquo;éclairer : elle génère du revenu. Le secteur revendique aussi un bénéfice climatique, avec des dizaines de millions de tonnes de CO₂ évitées et des centaines de milliers d&#8217;emplois « verts » créés.</p>
<h2>Mini-réseaux et grands programmes</h2>
<p>Le kit individuel n&rsquo;est qu&rsquo;une partie de l&rsquo;histoire. Pour les villages plus denses, les <strong>mini-réseaux</strong> solaires (mini-grids) alimentent d&rsquo;un coup plusieurs dizaines de foyers, une école, un dispensaire, un moulin. Ils offrent une puissance supérieure au kit domestique et préfigurent le réseau du futur en zone rurale. De grands programmes internationaux, comme l&rsquo;initiative Mission 300 portée par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement, ambitionnent de connecter 300 millions d&rsquo;Africains d&rsquo;ici 2030, en partie grâce à ces solutions décentralisées.</p>
<p>Le modèle a même inventé sa propre finance. Les opérateurs titrisent leurs créances — c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;ils transforment les paiements futurs des clients en actifs revendus à des investisseurs — et tirent des revenus complémentaires du financement carbone. Ces mécanismes, invisibles pour l&rsquo;usager, sont ce qui permet aux entreprises de continuer à équiper des millions de foyers à faible revenu.</p>
<h2>Les limites à ne pas passer sous silence</h2>
<p>Le tableau serait incomplet sans ses zones d&rsquo;ombre. La première est le risque de <strong>surendettement</strong> : payer un kit à crédit revient plus cher que l&rsquo;acheter comptant — parfois près du double — et une part importante des clients accumule retards ou impayés. Le modèle sert d&rsquo;ailleurs surtout les ménages « presque pauvres » ; les plus démunis, incapables de tenir les échéances, restent souvent en dehors. La deuxième limite tient aux <strong>déchets électroniques</strong> : beaucoup de produits, surtout non certifiés, ne durent que trois à quatre ans, et les filières de collecte et de réparation demeurent embryonnaires. S&rsquo;y ajoutent la dépendance aux importations et l&rsquo;exposition aux dévaluations monétaires, qui renchérissent les kits.</p>
<p>Ces réserves n&rsquo;effacent pas l&rsquo;essentiel. En une quinzaine d&rsquo;années, le solaire pay-as-you-go a apporté une première étincelle d&rsquo;électricité à des populations que le réseau classique aurait fait patienter des décennies. Pour le consommateur, la règle d&rsquo;or est simple : privilégier les produits certifiés (garantie, service après-vente), lire attentivement le coût total du crédit avant de signer, et choisir un kit dimensionné à ses besoins réels. Bien utilisée, cette technologie n&rsquo;est pas seulement une source de lumière : c&rsquo;est un tremplin vers l&rsquo;école, le commerce et la dignité — une des plus belles réussites de l&rsquo;innovation africaine.</p>
<p><em>À lire aussi sur AFRIKSHOW :</em> <a href="https://afrikshow.com/ecosysteme-startup-afrique-hubs-incubateurs-startup-act/">L&rsquo;écosystème startup africain : hubs, incubateurs et Startup Acts</a> · <a href="https://afrikshow.com/envoyer-argent-afrique-frais-applications-guide/">Mobile money : envoyer et payer moins cher en Afrique</a> · toute la rubrique <a href="https://afrikshow.com/category/technologie/technologie-innovation/">Innovation</a>.</p>
<p><!-- IMAGE À LA UNE (à ajouter à la main via wp-admin — upload API cassé depuis le 18/07) : visuel suggéré = maison rurale africaine avec petit panneau solaire sur le toit, ou famille sous une lampe LED le soir. ALT = "Kit solaire pay-as-you-go sur une maison rurale en Afrique". Crédit = à préciser (libre de droits Unsplash/Pexels/Wikimedia CC). Repli = bannière catégorie Technologie AFRIKSHOW. --><br />
<!-- SEO YOAST (recopier à la main) : Titre SEO = "Solaire pay-as-you-go : la tech qui électrifie l'Afrique hors réseau" ; Méta-description = voir excerpt ; Focus keyphrase = "solaire pay-as-you-go afrique". Tags suggérés : solaire, pay-as-you-go, PAYGo, électrification, mobile money, M-KOPA, hors réseau, énergie. --></p>
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