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	<title>Afrique Centrale Archives - Afrikshow.com</title>
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	<description>African Fresh News</description>
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	<title>Afrique Centrale Archives - Afrikshow.com</title>
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		<title>Bassin du Congo : comment l&#8217;Afrique centrale veut transformer sa forêt en trésor climatique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Assi Mondesir Assi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deuxième massif forestier tropical du monde, le bassin du Congo mise sur les marchés carbone et de nouveaux financements pour préserver son capital vert.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/bassin-du-congo-comment-lafrique-centrale-veut-transformer-sa-foret-en-tresor-climatique/">Bassin du Congo : comment l&rsquo;Afrique centrale veut transformer sa forêt en trésor climatique</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il s&rsquo;étend sur six pays et retient sous ses arbres et ses marécages de quoi bouleverser le climat mondial. Le bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète, cherche aujourd&rsquo;hui à donner une valeur économique à ce capital vert. Feuilles de route vers les marchés carbone, financements internationaux, projets de restauration : tour d&rsquo;horizon d&rsquo;une équation où l&rsquo;écologie rencontre l&rsquo;économie.</strong></p>
<h2>Un réservoir de vie et de carbone</h2>
<p>On le surnomme le « deuxième poumon vert » de la planète, formule commode même si les scientifiques rappellent que l&rsquo;essentiel de l&rsquo;oxygène terrestre vient des océans. L&rsquo;image a le mérite de dire une chose juste : après l&rsquo;Amazonie, aucun autre ensemble forestier tropical n&rsquo;égale celui d&rsquo;Afrique centrale. Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Guinée équatoriale et Gabon se partagent ce massif qui représente environ un cinquième des forêts tropicales du monde.</p>
<p>La RDC en concentre la part la plus vaste, avec plus de 155 millions d&rsquo;hectares de forêts tropicales humides, soit à elle seule près de 10 % des forêts tropicales mondiales. La richesse biologique suit la même démesure : le bassin abrite près de 10 % de la biodiversité de la planète et plus de la moitié de celle du continent africain. Éléphants de forêt, gorilles, bonobos, chimpanzés y cohabitent avec des dizaines de millions d&rsquo;habitants qui tirent de la forêt nourriture, énergie et médecine.</p>
<p>Au-delà du vivant, c&rsquo;est le rôle climatique qui retient l&rsquo;attention des négociateurs. Les forêts du bassin absorbent chaque année autour de 1,5 milliard de tonnes de CO2, un service que l&rsquo;Amazonie assure de moins en moins bien à mesure qu&rsquo;elle se dégrade. Là où le grand poumon sud-américain bascule par endroits vers l&rsquo;émission nette, le bassin du Congo, lui, continue globalement de capter plus de carbone qu&rsquo;il n&rsquo;en rejette. C&rsquo;est cette singularité qui en fait un atout stratégique pour la trajectoire climatique mondiale.</p>
<h2>Sous les marécages, une bombe climatique dormante</h2>
<p>La véritable surprise se cache dans la boue. Au cœur du bassin, la cuvette centrale renferme le plus vaste complexe de tourbières tropicales connu, cartographié à environ 145 500 km² par les travaux publiés dans la revue <em>Nature</em> en 2017. Ces sols gorgés d&rsquo;eau, où la matière végétale se décompose très lentement, stockent à eux seuls de l&rsquo;ordre de 30 milliards de tonnes de carbone, un volume que le Programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement situe autour de 29 milliards de tonnes pour l&rsquo;ensemble des tourbières de la région.</p>
<p>Pour saisir l&rsquo;ordre de grandeur : cela équivaut à plusieurs années d&rsquo;émissions mondiales de gaz à effet de serre, piégées dans une couche de tourbe qui ne couvre qu&rsquo;une fraction du territoire.</p>
<p>« Alors que la tourbe ne couvre que 4 % de l&rsquo;ensemble du bassin du Congo, elle stocke sous terre à peu près autant de carbone que les arbres qui recouvrent les 96 % restants en stockent au-dessus du sol », résume le professeur Simon Lewis, coauteur de l&rsquo;étude, cité par <a href="https://www.carbonbrief.org/guest-post-vast-carbon-store-found-congo-swamp-forest/">Carbon Brief</a>. Autrement dit, drainer ou assécher ces zones pour l&rsquo;agriculture ou l&rsquo;exploitation reviendrait à ouvrir un robinet d&rsquo;émissions colossal. La préservation des tourbières n&rsquo;est plus une question locale : elle pèse sur le bilan carbone de la planète entière.</p>
<h2>La pression monte sur la forêt</h2>
<p>Ce trésor n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri. En RDC, la ministre en charge de l&rsquo;Environnement chiffrait récemment à environ 1,33 million d&rsquo;hectares la surface forestière qui disparaît chaque année, chiffre plus élevé que les quelque 500 000 hectares annuels retenus par l&rsquo;accord signé à la COP26 en 2021, l&rsquo;écart s&rsquo;expliquant par les années de référence et les méthodes de mesure. Dans tous les cas, l&rsquo;érosion est réelle et régulière.</p>
<p>Les causes sont d&rsquo;abord domestiques et économiques. L&rsquo;agriculture sur brûlis, pratiquée par des familles qui défrichent pour cultiver, et l&rsquo;exploitation du bois-énergie — le charbon de bois reste le combustible de cuisson de millions de foyers — figurent en tête. La croissance démographique amplifie mécaniquement ces prélèvements. S&rsquo;y ajoutent l&rsquo;exploitation forestière, l&rsquo;orpaillage et, ponctuellement, la convoitise des sous-sols. La forêt ne recule pas par accident : elle recule parce qu&rsquo;elle nourrit et chauffe, et c&rsquo;est précisément ce qui rend l&rsquo;équation délicate. Interdire sans offrir d&rsquo;alternative revient à déplacer le problème.</p>
<h2>Feuilles de route et marchés carbone : monétiser sans brader</h2>
<p>C&rsquo;est là qu&rsquo;entre en scène l&rsquo;idée de donner un prix à la forêt debout. Les six pays du bassin travaillent, avec l&rsquo;appui de la Banque mondiale, à des feuilles de route destinées à les positionner sur les marchés mondiaux du carbone. Le principe : un pays qui évite des émissions en protégeant sa forêt peut vendre des crédits carbone à des acheteurs — États ou entreprises — qui cherchent à compenser les leurs. La forêt préservée devient alors une source de revenus, et non plus seulement une contrainte.</p>
<p>Ces documents, adaptés à chaque pays, insistent sur trois piliers : une meilleure coordination entre institutions, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, et surtout des systèmes de suivi, notification et vérification (MRV) alignés sur l&rsquo;article 6 de l&rsquo;Accord de Paris. Sans mesure fiable de ce qui est réellement stocké ou évité, un crédit carbone ne vaut rien.</p>
<p>Car les limites du modèle sont connues. Un crédit mal calibré peut « rémunérer » une déforestation qui n&rsquo;aurait de toute façon pas eu lieu, ou surestimer le carbone préservé. Les critiques pointent aussi le risque que les revenus se concentrent loin des forêts, dans les capitales ou chez des intermédiaires. La RDC a déjà expérimenté ce type de dispositif avec le programme Mai-Ndombe, adossé au Fonds de partenariat pour le carbone forestier de la Banque mondiale. L&rsquo;enjeu des feuilles de route est justement d&rsquo;éviter les écueils de la première génération de projets : mesurer juste, vérifier, et faire redescendre l&rsquo;argent.</p>
<h2>L&rsquo;argent de la préservation</h2>
<p>Les financements, eux, se structurent. À la COP26, la RDC et l&rsquo;Initiative pour la forêt d&rsquo;Afrique centrale (CAFI) ont acté un accord de 500 millions de dollars sur cinq ans, soit plus du double des 190 millions de la période précédente. Derrière cette enveloppe, un groupe de bailleurs : Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Corée du Sud et Union européenne. Les objectifs affichés sont concrets — plafonner la perte forestière à sa moyenne 2014-2018, restaurer 8 millions d&rsquo;hectares de terres dégradées et placer 30 % du territoire sous statut de protection.</p>
<p>La dynamique se poursuit sur la scène internationale. En mai 2026, à la conférence Innovate4Climate de Singapour, la RDC a de nouveau mis la conservation forestière au centre de son discours, présentant des initiatives comme le « Corridor vert Kivu-Kinshasa », vaste projet d&rsquo;aménagement, et déplorant la faiblesse des financements climatiques réellement alloués à la forêt. C&rsquo;est le nerf de la guerre : les pays du bassin estiment rendre un service planétaire pour lequel ils sont encore insuffisamment payés, tout en supportant seuls le coût de la préservation.</p>
<h2>Les communautés, angle mort ou clé de voûte</h2>
<p>Aucun de ces mécanismes ne tiendra sans les premiers concernés. Les populations forestières — cultivateurs, pêcheurs, peuples autochtones — vivent au contact direct de la ressource. Les exclure des bénéfices, c&rsquo;est s&rsquo;assurer que la protection restera théorique. Les feuilles de route l&rsquo;ont intégré en théorie, en réclamant un partage équitable des revenus ; reste à le traduire sur le terrain, par des titres fonciers clarifiés, des filières alternatives au bois-énergie et une gouvernance locale des projets carbone.</p>
<p>Les organisations de conservation plaident depuis longtemps pour une gestion durable qui associe exploitation raisonnée et droits des communautés, plutôt qu&rsquo;une mise sous cloche irréaliste. La forêt du bassin du Congo restera habitée : la question n&rsquo;est pas de la vider, mais de faire en sorte que ceux qui y vivent aient intérêt à la maintenir debout.</p>
<p>Le pari est immense. Transformer 30 milliards de tonnes de carbone enfoui et un million et demi de tonnes de CO2 absorbées chaque année en revenus durables suppose des règles crédibles, des acheteurs sérieux et une redistribution juste. Le bassin du Congo dispose d&rsquo;une longueur d&rsquo;avance que l&rsquo;Amazonie a en partie perdue. Reste à savoir si le monde acceptera enfin d&rsquo;en payer le prix — avant que la tourbe ne commence, elle aussi, à relâcher ce qu&rsquo;elle protège depuis des millénaires.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Vue aérienne de la forêt tropicale dense et des marécages du bassin du Congo en Afrique centrale" | Credit = "Photo d'illustration / Forêt du bassin du Congo" | Visuel = canopee continue et zones marecageuses de la cuvette centrale.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "Bassin du Congo : monétiser le trésor vert de l'Afrique" | Meta = "Deuxième massif forestier tropical du monde, le bassin du Congo mise sur les marchés carbone et de nouveaux financements pour préserver son capital vert."
Tags suggeres: bassin du Congo, marchés carbone, tourbières, déforestation, REDD+, CAFI, conservation forestière
Creneau de programmation vise: societe/environnement, 12h-14h.
Sources: matininfos.net 89769 ; medd.gouv.cd innovate4climate-2026 ; undp.org 500M CAFI ; carbonbrief.org tourbieres ; unep.org tourbieres bassin du Congo ; slate.fr 235835.
--></p>
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		<title>Forum africain de l&#8217;eau à N&#8217;Djamena : le continent passe de la promesse à l&#8217;acte</title>
		<link>https://afrikshow.com/forum-africain-eau-ndjamena-2026-vision-action/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 10:05:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 15-16 juillet 2026, N'Djamena a accueilli le Forum africain de l'eau. Objectif : transformer les engagements en actions pour l'accès à l'eau en Afrique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendant deux jours, N&rsquo;Djamena a été la capitale de l&rsquo;eau africaine. Les 15 et 16 juillet 2026, la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale ont réuni gouvernements, bailleurs et acteurs des grands bassins fluviaux autour d&rsquo;un mot d&rsquo;ordre sans détour : « De la vision à l&rsquo;action ». Derrière la formule, un défi vieux de plusieurs décennies : garantir à des centaines de millions d&rsquo;Africains un accès sûr à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement.</strong></p>
<p>Ville riveraine d&rsquo;un lac emblématique et menacé, N&rsquo;Djamena n&rsquo;a pas été choisie au hasard pour accueillir ce Forum africain de l&rsquo;eau. Coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, l&rsquo;événement a rassemblé des gouvernements africains, plusieurs chefs d&rsquo;État, des institutions financières, des partenaires de développement, des organisations de bassins fluviaux et des représentants du secteur privé. Parmi les participants figurait notamment le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, comme l&rsquo;a rapporté <a href="https://actualite.cd/2026/07/15/felix-tshisekedi-participe-au-forum-africain-sur-leau-et-lenergie-ndjamena">Actualité.cd</a>.</p>
<p>Le choix du thème résume l&rsquo;ambition affichée par les organisateurs. Après des années de déclarations, de sommets et de plans, l&rsquo;heure serait à la concrétisation. L&rsquo;idée centrale du forum tient en une phrase : transformer les engagements en actions tangibles pour l&rsquo;accès à l&rsquo;eau et à l&rsquo;assainissement. Un changement de ton qui répond à une lassitude bien réelle des populations, souvent promptes à constater l&rsquo;écart entre les discours officiels et le robinet resté sec.</p>
<p>Impossible de tenir un tel rendez-vous à N&rsquo;Djamena sans placer le bassin du lac Tchad au centre des débats. Présenté par les organisateurs comme une « urgence vitale », ce bassin concerne plus de 30 millions de personnes réparties sur quatre pays : le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun. Depuis les années 1960, le lac s&rsquo;est fortement rétréci, au point de devenir l&rsquo;un des symboles mondiaux du stress hydrique et des dérèglements climatiques.</p>
<p>Ce recul n&rsquo;est pas seulement une affaire d&rsquo;hydrologie. Il touche directement à la sécurité alimentaire des communautés qui vivent de la pêche, de l&rsquo;élevage et des cultures de décrue, à la stabilité des zones concernées et au développement économique de toute une région. La disparition progressive des ressources en eau fragilise des moyens de subsistance entiers et pousse des populations à se déplacer.</p>
<p>Le Premier ministre tchadien Allah Maye Halina a résumé les enjeux en soulignant que la sauvegarde du bassin du lac Tchad « engage la sécurité, la stabilité, le développement économique et la sécurité alimentaire de plus de 30 millions d&rsquo;âmes ». Une manière de rappeler que, dans cette partie du continent, la question de l&rsquo;eau n&rsquo;est jamais un dossier technique isolé : elle irrigue tous les autres.</p>
<p>Le forum de N&rsquo;Djamena s&rsquo;inscrit dans un cadre plus large. L&rsquo;année 2026 a en effet été décrétée « Année africaine de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement », un label destiné à mobiliser dirigeants et bailleurs autour d&rsquo;un objectif encore loin d&rsquo;être atteint. Car les chiffres, même présentés avec prudence, restent préoccupants : selon les estimations des agences des Nations unies et du programme conjoint de suivi (JMP), des centaines de millions de personnes n&rsquo;ont toujours pas accès à une eau potable sûre ni à un assainissement de base sur le continent.</p>
<p>Les estimations onusiennes situent généralement autour d&rsquo;un tiers à la moitié de la population africaine la part de celles et ceux qui doivent composer avec un accès précaire ou intermittent. Derrière ces ordres de grandeur se cachent des réalités quotidiennes très concrètes : des femmes et des enfants qui parcourent de longues distances pour puiser une eau parfois insalubre, des écoles et des centres de santé dépourvus de sanitaires dignes de ce nom, des maladies hydriques qui continuent de peser sur les plus vulnérables.</p>
<p>Le contexte sahélien ajoute une couche de complexité. Entre sécheresses récurrentes, variabilité accrue des pluies et pression démographique, la zone concentre plusieurs des fragilités que le forum entend adresser. Le changement climatique, en accentuant les extrêmes, transforme des tensions latentes en défis immédiats, comme l&rsquo;a mis en avant <a href="https://tchadinfos.com/2026/07/16/forum-africain-de-leau-le-tchad-et-la-banque-mondiale-appellent-a-transformer-les-engagements-en-actions/">Tchadinfos</a> dans sa couverture des travaux.</p>
<p>Si la volonté politique semble acquise, la véritable épreuve reste celle du financement et de la coordination. Construire et entretenir des réseaux d&rsquo;adduction, moderniser l&rsquo;assainissement, restaurer des bassins, sécuriser des nappes : autant de chantiers qui exigent des ressources considérables et une continuité dans l&rsquo;effort. La présence, à N&rsquo;Djamena, d&rsquo;institutions financières et de partenaires de développement traduit cette prise de conscience : sans montages solides, les plans les plus ambitieux restent lettre morte.</p>
<p>Le forum a aussi mis en avant le rôle des organisations de bassins fluviaux, ces structures transfrontalières chargées de gérer des cours d&rsquo;eau et des lacs partagés entre plusieurs États. Leur implication est déterminante, car l&rsquo;eau ignore les frontières administratives. Pour le bassin du lac Tchad comme pour d&rsquo;autres grands ensembles hydrographiques, la coopération régionale n&rsquo;est pas une option, mais une condition de survie. Le secteur privé, de son côté, a été invité à jouer sa partition, notamment sur les solutions techniques et les modèles de gestion capables de durer.</p>
<p>Comme l&rsquo;a relevé <a href="https://www.financialafrik.com/2026/07/16/forum-africain-de-leau-a-ndjamena-lafrique-met-ses-solutions-sur-la-table/">Financial Afrik</a>, l&rsquo;un des messages du rendez-vous était que l&rsquo;Afrique dispose déjà de solutions et entend les mettre elle-même sur la table, plutôt que d&rsquo;attendre des réponses venues d&rsquo;ailleurs. Un positionnement qui traduit une volonté d&rsquo;appropriation : celle de bâtir des réponses ancrées dans les réalités locales, adaptées aux besoins des communautés concernées.</p>
<p>Reste la question qui traverse tous les sommets consacrés au développement : que restera-t-il des promesses une fois les délégations reparties ? Sur ce point, les organisateurs ont eux-mêmes fixé la barre. Représentant du Groupe de la Banque mondiale, Farouk Mollah Banna a prévenu que « les attentes des populations… dépendront de la rigueur et de la sérénité avec lesquelles les engagements pris au cours de ce forum seront transformés en actions concrètes ».</p>
<p>La formule vaut avertissement. Elle place la barre non pas sur le nombre de déclarations signées, mais sur la capacité à les traduire en projets livrés, en réseaux fonctionnels, en villages raccordés. C&rsquo;est précisément le sens du thème retenu : passer de la vision à l&rsquo;action suppose des indicateurs, un suivi et une reddition de comptes que les habitants pourront mesurer à l&rsquo;aune de leur quotidien.</p>
<p>Le Forum africain de l&rsquo;eau de N&rsquo;Djamena n&rsquo;a pas prétendu régler en deux jours un défi construit sur plusieurs décennies. Mais il a rappelé une évidence trop souvent reléguée au second plan : l&rsquo;eau conditionne la santé, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;école, l&rsquo;économie et, in fine, la stabilité de régions entières. En plaçant le bassin du lac Tchad sous les projecteurs, l&rsquo;événement a donné un visage à une urgence qui dépasse largement les frontières tchadiennes.</p>
<p>La suite se jouera loin des salles de conférence, dans les villages du Sahel, sur les rives du lac et dans les quartiers privés d&rsquo;assainissement. Si l&rsquo;Année africaine de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement veut laisser une trace, c&rsquo;est là, sur le terrain, qu&rsquo;elle sera jugée. Le rendez-vous de N&rsquo;Djamena aura au moins eu le mérite de fixer le cap et de rappeler que, désormais, ce sont les actes qui feront foi.</p>
<p><!--
IMAGE À LA UNE (à ajouter manuellement via wp-admin — upload API HS) :
ALT : Vue des rives asséchées du lac Tchad, symbole de l'urgence hydrique en Afrique centrale et sahélienne
CRÉDIT : libre de droits (Unsplash/Pexels) ou Banque mondiale (droits vérifiés)
VISUEL SUGGÉRÉ : rives du lac Tchad / accès à l'eau au Sahel, format paysage >=1200px.
CRÉNEAU : À la une / 6h-9h (Abidjan).
--></p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/forum-africain-eau-ndjamena-2026-vision-action/">Forum africain de l&rsquo;eau à N&rsquo;Djamena : le continent passe de la promesse à l&rsquo;acte</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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		<title>Brazzaville : un nouveau poste de transfusion sanguine ouvre à l&#8217;hôpital de Bacongo</title>
		<link>https://afrikshow.com/brazzaville-un-nouveau-poste-de-transfusion-sanguine-ouvre-a-lhopital-de-bacongo/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 16:38:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'hôpital de référence de Bacongo, à Brazzaville, dispose désormais d'un poste de transfusion sanguine pour améliorer la prise en charge des urgences.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/brazzaville-un-nouveau-poste-de-transfusion-sanguine-ouvre-a-lhopital-de-bacongo/">Brazzaville : un nouveau poste de transfusion sanguine ouvre à l&rsquo;hôpital de Bacongo</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;accès aux soins d&rsquo;urgence s&rsquo;améliore dans le deuxième arrondissement de Brazzaville. L&rsquo;hôpital de référence de Bacongo dispose désormais de son propre poste de transfusion sanguine, inauguré le 13 juillet 2026 en présence du directeur général de l&rsquo;établissement, le Dr Tanguy Jastel Fouemina, et d&rsquo;André Bernard Awandza, directeur administratif et financier du Centre national de transfusion sanguine (CNTS).</p>

<p class="wp-block-paragraph">Cette nouvelle unité doit permettre une prise en charge plus rapide et plus sûre des urgences obstétricales, des traumatismes, des interventions chirurgicales et des cas d&rsquo;anémie sévère nécessitant une transfusion immédiate. Jusqu&rsquo;ici, l&rsquo;absence de structure sur place obligeait le personnel médical à composer avec des délais parfois critiques en cas d&rsquo;urgence vitale. Pour son lancement, la collecte volontaire a permis de récolter 35 poches de sang, selon <a href="https://www.lhorizonafricain.com/societe/hopital-de-reference-de-bacongo-ouverture-dun-poste-de-transfusion-sanguine/">L&rsquo;Horizon Africain</a>.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Ce projet s&rsquo;inscrit dans un effort national plus large. Selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé pour l&rsquo;Afrique, le Congo a presque doublé sa collecte de sang en trois ans, passant de 45 000 à 86 000 poches par an, pour un besoin national estimé à 150 000 poches. Le CNTS a multiplié les sites de collecte dans les grands hôpitaux du pays, une stratégie que confirme <a href="https://www.afro.who.int/photo-story/congo-nearly-doubles-blood-donation-three-years">l&rsquo;OMS Afrique</a>.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Les autorités sanitaires locales espèrent que cette décentralisation, associée à des campagnes de sensibilisation au don volontaire, permettra de réduire durablement les pénuries de sang qui continuent de menacer des vies dans plusieurs établissements du pays.</p><p>The post <a href="https://afrikshow.com/brazzaville-un-nouveau-poste-de-transfusion-sanguine-ouvre-a-lhopital-de-bacongo/">Brazzaville : un nouveau poste de transfusion sanguine ouvre à l&rsquo;hôpital de Bacongo</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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