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	<title>Actualités Archives - Afrikshow.com</title>
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	<title>Actualités Archives - Afrikshow.com</title>
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		<title>Vaccin antipaludique en Afrique : des vies d&#8217;enfants sauvées, mais la quatrième dose reste le mur à franchir</title>
		<link>https://afrikshow.com/vaccin-antipaludique-en-afrique-des-vies-denfants-sauvees-mais-la-quatrieme-dose-reste-le-mur-a-franchir/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Assi Mondesir Assi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>RTS,S et R21 déployés dans 25 pays africains sauvent des enfants du paludisme. Mais compléter les 4 doses reste le vrai test des systèmes de santé.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/vaccin-antipaludique-en-afrique-des-vies-denfants-sauvees-mais-la-quatrieme-dose-reste-le-mur-a-franchir/">Vaccin antipaludique en Afrique : des vies d&rsquo;enfants sauvées, mais la quatrième dose reste le mur à franchir</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Vingt-cinq pays africains ont désormais intégré un vaccin contre le paludisme à la vaccination de routine des nourrissons, et les premières données confirment que la maladie recule là où les enfants sont protégés. Reste un obstacle bien concret : amener chaque enfant jusqu&rsquo;à la quatrième et dernière dose, celle qui verrouille la protection.</strong></p>
<p>C&rsquo;est une bascule silencieuse dans la santé publique du continent. Après des décennies de recherche qui semblaient toujours buter sur le même parasite, l&rsquo;Afrique administre aujourd&rsquo;hui, à grande échelle, des vaccins capables de réduire le nombre d&rsquo;enfants qui meurent du paludisme. Selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 52 millions de doses ont été distribuées avec l&rsquo;appui de Gavi, l&rsquo;Alliance du vaccin, et environ dix millions d&rsquo;enfants sont ciblés chaque année dans les pays qui ont franchi le pas. Derrière ces chiffres, une réalité têtue : le paludisme a encore tué près de 438 000 enfants africains en 2024.</p>
<h2>Deux vaccins, une longue attente</h2>
<p>Le paludisme est causé par un parasite, le <em>Plasmodium</em>, transmis par la piqûre de certains moustiques. Fabriquer un vaccin contre un parasite — bien plus complexe qu&rsquo;un virus ou une bactérie — a longtemps été considéré comme un défi presque hors de portée. Deux produits ont fini par y parvenir. Le premier, le RTS,S (commercialisé sous le nom Mosquirix par le laboratoire GSK), a été recommandé par l&rsquo;OMS fin 2021 après des années d&rsquo;essais et un vaste programme pilote. Le second, le R21/Matrix-M, mis au point par l&rsquo;Université d&rsquo;Oxford avec le Serum Institute of India, a reçu le feu vert de l&rsquo;OMS fin 2023.</p>
<p>Ce deuxième vaccin a changé l&rsquo;équation industrielle. Produit à très grande capacité et à un coût de l&rsquo;ordre de 2 à 4 dollars la dose selon les volumes, il a levé le goulot d&rsquo;étranglement de l&rsquo;offre qui bridait le premier. Disposer de deux vaccins recommandés, c&rsquo;est disposer de plus de doses, plus vite. La Côte d&rsquo;Ivoire et le Soudan du Sud ont figuré parmi les premiers à lancer le R21 à l&rsquo;été 2024, chacun visant d&rsquo;abord environ 250 000 enfants, tandis que la République centrafricaine a été le premier pays à en recevoir pour sa vaccination de routine.</p>
<h2>Comment la protection se construit, dose après dose</h2>
<p>Les deux vaccins entraînent le système immunitaire de l&rsquo;enfant à reconnaître le parasite au stade où il pénètre dans l&rsquo;organisme, avant qu&rsquo;il n&rsquo;atteigne le foie et ne déclenche la maladie. Cette protection ne s&rsquo;installe pas d&rsquo;un coup : elle se construit par paliers, ce qui explique un calendrier en quatre injections.</p>
<p>Dans le schéma le plus répandu, les trois premières doses sont administrées autour de 6, 7 et 9 mois, puis une quatrième dose — un rappel — intervient entre 22 et 24 mois. Ce rappel n&rsquo;est pas un supplément optionnel : c&rsquo;est lui qui prolonge et consolide l&rsquo;immunité au-delà de la première année. Un enfant qui reçoit trois doses est protégé pendant les mois qui suivent ; un enfant qui reçoit les quatre bénéficie d&rsquo;une couverture plus durable, sur la période où le paludisme reste le plus meurtrier pour les tout-petits.</p>
<h2>Ce que montrent les données de terrain</h2>
<p>Les résultats les plus solides viennent de l&rsquo;évaluation du programme pilote mené au Ghana, au Kenya et au Malawi entre 2019 et 2023, publiée dans la revue <em>The Lancet</em> et saluée par l&rsquo;OMS en mai 2026. Parmi les enfants en âge d&rsquo;être vaccinés, l&rsquo;introduction du vaccin a été associée à la prévention d&rsquo;environ un décès d&rsquo;enfant sur huit — un ordre de grandeur, pas une garantie individuelle. Dans les essais cliniques, RTS,S et R21 ont réduit de plus de moitié les épisodes de paludisme clinique au cours de la première année suivant les trois premières doses, et le RTS,S a été associé à une baisse d&rsquo;environ 13 % de la mortalité, toutes causes confondues, chez les enfants éligibles.</p>
<p>Deux précisions comptent pour ne pas surinterpréter. D&rsquo;abord, l&rsquo;efficacité diminue avec le temps sans le rappel, ce qui ramène toujours à la question des quatre doses. Ensuite, l&rsquo;évaluation a vérifié un point souvent redouté : l&rsquo;arrivée du vaccin antipaludique n&rsquo;a pas fait baisser la couverture des autres vaccins de l&rsquo;enfance, ni détourné les familles des moustiquaires imprégnées. Le vaccin s&rsquo;ajoute à l&rsquo;arsenal, il ne le cannibalise pas.</p>
<h2>Le mur de la quatrième dose</h2>
<p>C&rsquo;est là que la belle mécanique se grippe. Amener un nourrisson à ses premières injections est une chose ; le faire revenir près d&rsquo;un an plus tard, à un âge où il n&rsquo;y a souvent plus d&rsquo;autre rendez-vous vaccinal prévu, en est une autre. Les données de déploiement dessinent une courbe qui descend à chaque dose. Dans les zones pilotes, la couverture de la première dose avoisinait 80 %, mais celle de la quatrième tombait autour de 46 %. Au Cameroun, l&rsquo;écart est encore plus net : environ 68 % pour la première dose et près de 25 % pour la quatrième, selon les données citées en 2025.</p>
<p>Les causes sont prosaïques et se cumulent : le long intervalle avant le rappel, l&rsquo;absence de rappel automatique, le coût du transport jusqu&rsquo;au centre de santé, un suivi défaillant, et la simple charge du quotidien des familles. « Les parents et les agents de santé oublient parfois la quatrième dose », résume le <a href="https://srnnews.com/the-new-malaria-vaccine-helps-in-africa-but-faces-a-test-completing-all-4-doses/">Dr Bomba Amougou, cité par l&rsquo;agence Associated Press</a>. Le défi n&rsquo;est donc pas scientifique mais logistique et humain : il se joue dans la capacité des systèmes de santé à retrouver chaque enfant, à le rappeler et à le ramener.</p>
<h2>Un outil parmi d&rsquo;autres, pas une baguette magique</h2>
<p>Les responsables de santé publique insistent sur un point pour éviter tout malentendu : le vaccin ne remplace rien. Il vient compléter les moustiquaires imprégnées d&rsquo;insecticide, la pulvérisation intradomiciliaire, la chimioprévention saisonnière chez les jeunes enfants dans les régions de transmission marquée, ainsi que le diagnostic rapide et le traitement des cas. Chacun de ces outils a ses limites — résistances des moustiques aux insecticides, résistances du parasite à certains traitements, financements sous tension — et c&rsquo;est précisément leur combinaison qui fait reculer la maladie.</p>
<p>Le vaccin apporte une brique qui manquait : une protection de fond, intégrée au calendrier de l&rsquo;enfant, qui agit même quand une moustiquaire est trouée ou qu&rsquo;un traitement arrive tard. Mais sa contribution dépend entièrement de la couverture atteinte — et donc, encore une fois, de la quatrième dose.</p>
<h2>Et maintenant ?</h2>
<p>Le déploiement va s&rsquo;élargir, porté par une offre désormais suffisante et par le soutien financier de Gavi, dont l&rsquo;avenir dépendra toutefois des engagements des bailleurs. Les prochains mois se joueront moins dans les laboratoires que dans les centres de santé et les registres de vaccination : systèmes de rappel par SMS, intégration du rappel à d&rsquo;autres contacts de l&rsquo;enfant avec le système de soins, sensibilisation des familles et des agents communautaires. La science a livré ce qu&rsquo;on attendait d&rsquo;elle depuis des décennies. La suite — transformer des doses expédiées en enfants réellement protégés jusqu&rsquo;au bout — se mesurera pays par pays, dose après dose.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Un agent de santé administre un vaccin antipaludique à un nourrisson lors d'une séance de vaccination dans un centre de santé en Afrique" | Credit = "Photo d'illustration / DR" | Visuel = seance de vaccination de routine dans un centre de sante d'Afrique subsaharienne.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "Vaccin antipaludique en Afrique : le défi de la 4e dose" | Meta = "RTS,S et R21 déployés dans 25 pays africains sauvent des enfants du paludisme. Mais compléter les 4 doses reste le vrai test des systèmes de santé."
Tags suggeres: paludisme, vaccin antipaludique, RTS,S, R21 Matrix-M, santé publique Afrique, OMS, Gavi
Creneau de programmation vise: societe/sante, 18h-22h.
Sources: who.int 08/05/2026 malaria vaccine ; srnnews.com (AP) 4 doses ; malariaconsortium.org R21 Cote d'Ivoire Soudan du Sud ; unicef.org R21 Centrafrique.
--></p>
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		<title>Santé en Afrique de l&#8217;Est : la coopération régionale passe à la vitesse supérieure</title>
		<link>https://afrikshow.com/sante-en-afrique-de-lest-la-cooperation-regionale-passe-a-la-vitesse-superieure/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Zarah Fanny]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférences, cadre pandémique commun, achats groupés de médicaments : comment l'Afrique de l'Est mutualise ses systèmes de santé face aux épidémies.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/sante-en-afrique-de-lest-la-cooperation-regionale-passe-a-la-vitesse-superieure/">Santé en Afrique de l&rsquo;Est : la coopération régionale passe à la vitesse supérieure</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De Nairobi à Addis-Abeba, l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est aligne ses agendas sanitaires comme rarement auparavant. Conférences régionales, cadre commun de préparation aux pandémies, achats groupés de médicaments : derrière ces chantiers techniques se dessine une même idée, celle d&rsquo;une santé qui ne s&rsquo;arrête plus aux frontières. Tour d&rsquo;horizon d&rsquo;une région qui cherche à muscler ses défenses collectives.</strong></p>
<p>Les microbes n&rsquo;ont jamais eu besoin de visa. C&rsquo;est sans doute la leçon la plus tenace des dernières années pour les pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, dont les populations circulent d&rsquo;un côté à l&rsquo;autre de frontières poreuses, sur des corridors commerciaux parmi les plus fréquentés du continent. La Communauté d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est (EAC) rassemble désormais un espace économique et social de plus de 300 millions de personnes, selon les responsables régionaux. Un poumon démographique, mais aussi un terrain de jeu idéal pour les agents pathogènes.</p>
<h2>Un espace partagé, des menaces partagées</h2>
<p>Choléra saisonnier, résurgences de fièvres hémorragiques comme Ebola ou Marburg, flambées de variole simienne (mpox) : la région compose régulièrement avec des menaces sanitaires qui se moquent des découpages administratifs. Traitées longtemps au cas par cas, pays par pays, ces alertes ont montré leurs limites. Une riposte qui s&rsquo;arrête à un poste-frontière laisse forcément une porte ouverte.</p>
<p>Le constat est aujourd&rsquo;hui largement partagé par les institutions régionales. Les récentes urgences de santé publique « ont révélé de sérieuses lacunes de coordination », a résumé Andrea Aguer Ariik Malueth, secrétaire général adjoint de l&rsquo;EAC, lors de la présentation du nouveau cadre régional. La docteure Kamene Kimenye, à la tête par intérim de l&rsquo;Institut national kényan de santé publique, insiste de son côté sur la vulnérabilité que crée cet « espace économique et social partagé de plus de 300 millions de personnes ». Autrement dit : ce qui circule à Kampala peut atteindre Nairobi ou Kigali en quelques jours.</p>
<h2>2026, une année dense en rendez-vous sanitaires</h2>
<p>Cette prise de conscience se traduit par un calendrier chargé. L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est accueille en 2026 une série de rencontres qui, mises bout à bout, dessinent une feuille de route commune. Fin avril, Nairobi doit recevoir la réunion régionale du World Health Summit, du 27 au 29 avril, à l&rsquo;Office des Nations unies, sous l&rsquo;égide de l&rsquo;Aga Khan University. L&rsquo;événement se donne pour objectif d&rsquo;« explorer des solutions qui renforcent les systèmes de santé africains », selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (bureau Afrique).</p>
<p>Quelques mois plus tard, du 21 au 23 août, l&rsquo;Éthiopie prend le relais avec la 13e conférence de la Fédération est-africaine de la santé (East African Health Federation), sur un thème qui parle de lui-même : bâtir une « économie de la santé » est-africaine, résiliente, tournée vers le partenariat, l&rsquo;innovation et l&rsquo;investissement. Le Kenya, qui y présentera son modèle « Taifa Care » de couverture sanitaire universelle, y voit une vitrine pour ses réformes du financement de la santé, du numérique et des soins primaires.</p>
<p>Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, résume l&rsquo;état d&rsquo;esprit qui traverse ces rendez-vous : <a href="https://www.health.go.ke/kenya-strengthens-regional-health-partnerships-ahead-east-africa-healthcare-conference">« Des partenariats régionaux plus solides, le partage de connaissances et des investissements conjoints seront déterminants pour bâtir des systèmes de santé résilients, capables de répondre aux défis sanitaires émergents. »</a> La formule vaut programme.</p>
<h2>La dépendance aux importations, talon d&rsquo;Achille</h2>
<p>Reste que les discours se heurtent à une réalité têtue : l&rsquo;Afrique produit très peu de ce qu&rsquo;elle consomme en matière de santé. Le continent importe plus de 99 % des vaccins qu&rsquo;il utilise, un chiffre régulièrement rappelé par l&rsquo;Union africaine et l&rsquo;OMS, alors même que le marché africain des vaccins et médicaments pèse plus de 50 milliards de dollars par an, d&rsquo;après les données compilées par les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). Sur environ 574 fabricants recensés sur le continent, une vingtaine seulement interviennent dans la production de vaccins.</p>
<p>Cette dépendance a un coût, financier comme stratégique. Quand la demande mondiale s&#8217;emballe, comme lors des dernières crises sanitaires, les pays qui ne fabriquent pas se retrouvent en bout de file. L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est n&rsquo;échappe pas à cette contrainte, même si la Tanzanie et le Rwanda figurent parmi les pays engagés dans les efforts continentaux d&rsquo;harmonisation réglementaire et de montée en gamme industrielle.</p>
<p>La cible est connue : l&rsquo;Union africaine vise 60 % des besoins africains en vaccins produits localement à l&rsquo;horizon 2040. Un objectif ambitieux, adossé à des engagements financiers qui commencent à se matérialiser — un accélérateur continental de fabrication de vaccins doté de 1,2 milliard de dollars, lancé en 2024, et des promesses d&rsquo;investissement qui, cumulées, dépassent 5 milliards de dollars selon Africa CDC. La marche reste haute, mais la trajectoire est posée.</p>
<h2>Mutualiser plutôt que subir : achats groupés et cadre commun</h2>
<p>Faute de tout produire soi-même, la région mise sur la force du nombre. L&rsquo;EAC travaille depuis plusieurs années à un mécanisme d&rsquo;achats groupés de médicaments : l&rsquo;idée est simple, négocier ensemble pour obtenir de meilleurs prix, sécuriser les approvisionnements et réduire les ruptures de stock qui pénalisent régulièrement les hôpitaux publics. Acheter à huit ou dix pèse plus lourd qu&rsquo;acheter seul.</p>
<p>Surtout, l&rsquo;EAC a adopté en 2025, via son Conseil des ministres de la Santé, un cadre régional de prévention, de préparation et de réponse aux pandémies. Le texte cherche à mettre fin à la logique fragmentée qui prévalait : coordination renforcée entre États, mise en commun de l&rsquo;expertise, financement accru de la santé, formation des personnels, harmonisation réglementaire et soutien à la fabrication pharmaceutique régionale y figurent en bonne place. Le cadre s&rsquo;appuie aussi sur l&rsquo;approche « One Health », qui relie santé humaine, santé animale et environnement — une évidence dans une région où élevage, tourisme et changement climatique s&rsquo;entremêlent dans la propagation des maladies.</p>
<p>Pour le docteur Joseph Gichuru, directeur exécutif adjoint de l&rsquo;APHRC, l&rsquo;adoption de ce cadre constitue « un puissant témoignage de ce que nous pouvons accomplir quand nous choisissons l&rsquo;unité ». Le vocabulaire est technique, l&rsquo;enjeu très concret : détecter plus tôt, alerter plus vite, et éviter qu&rsquo;une flambée locale ne devienne une crise régionale.</p>
<h2>Le financement, l&rsquo;angle mort qui demeure</h2>
<p>Tout cela suppose des moyens. Or le financement de la santé reste le maillon fragile de l&rsquo;équation est-africaine. Les systèmes publics dépendent encore largement de l&rsquo;aide extérieure, dans un contexte international où les budgets d&rsquo;aide se resserrent. Le cadre pandémique de l&rsquo;EAC pointe lui-même les « lacunes de financement régional » et la pénurie de professionnels de santé comme des chantiers prioritaires.</p>
<p>D&rsquo;où l&rsquo;insistance, dans les conférences de 2026, sur la notion d&rsquo;« économie de la santé » : attirer l&rsquo;investissement privé, développer le numérique pour faire plus avec moins, renforcer les soins primaires plutôt que de tout miser sur les hôpitaux de référence. Le pari est de transformer un secteur longtemps perçu comme un poste de dépense en un moteur d&rsquo;activité et d&#8217;emplois. Reste à voir si les intentions affichées se traduiront en lignes budgétaires durables, une fois les projecteurs des conférences éteints.</p>
<h2>Une souveraineté sanitaire encore à construire</h2>
<p>L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est n&rsquo;a pas encore gagné son autonomie sanitaire, et personne ne prétend le contraire. Mais quelque chose a changé de nature : la coopération n&rsquo;est plus un slogan de communiqué, elle prend la forme de cadres signés, de calendriers partagés, de mécanismes d&rsquo;achat en construction. Les prochains mois diront si cette architecture régionale tient la charge d&rsquo;une vraie crise. En attendant, la région avance, pièce par pièce, vers l&rsquo;idée qu&rsquo;une santé plus solide se construit ensemble — ou ne se construit pas du tout.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Personnel soignant en Afrique de l'Est lors d'une campagne de vaccination régionale" | Credit = "AFRIKSHOW / Illustration" | Visuel = agente de sante preparant des doses dans un centre de soins primaires.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "Afrique de l'Est : la santé régionale s'organise" | Meta = "Conférences, cadre pandémique commun, achats groupés de médicaments : comment l'Afrique de l'Est mutualise ses systèmes de santé face aux épidémies."
Tags suggeres: Afrique de l'Est, santé publique, EAC, préparation épidémique, souveraineté sanitaire, fabrication de vaccins, systèmes de santé
Creneau de programmation vise: societe/sante, 12h-14h.
Sources: health.go.ke (Kenya MoH) ; zawya.com 419127 ; afro.who.int Nairobi 27-29 avril 2026 ; eac.int/health ; scienceafrica EAC pandemic policy ; africacdc.org local manufacturing.
--></p>
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		<title>Écoles vertes en Afrique : la nouvelle ligne de défense contre un climat qui vide les classes</title>
		<link>https://afrikshow.com/ecoles-vertes-en-afrique-la-nouvelle-ligne-de-defense-contre-un-climat-qui-vide-les-classes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Assi Mondesir Assi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaleur, inondations, sécheresses : le climat perturbe la scolarité de millions d'enfants africains. Comment les écoles vertes et résilientes protègent l'apprentissage.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/ecoles-vertes-en-afrique-la-nouvelle-ligne-de-defense-contre-un-climat-qui-vide-les-classes/">Écoles vertes en Afrique : la nouvelle ligne de défense contre un climat qui vide les classes</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque année, la chaleur extrême, les crues et les sécheresses ferment des écoles et poussent des enfants africains vers la sortie. Face à cette menace silencieuse, une réponse concrète prend forme : des écoles « vertes », mieux ventilées, alimentées au solaire et pensées pour résister aux chocs. Enquête sur un chantier qui décidera de l&rsquo;avenir scolaire de tout un continent.</strong></p>
<p>Il y a une image qui revient, d&rsquo;une région à l&rsquo;autre : une salle de classe surchauffée, des enfants qui somnolent sur leur pupitre en milieu de matinée, une institutrice qui renonce à faire réciter la leçon parce que personne ne suit plus. Ce n&rsquo;est pas une anecdote isolée. C&rsquo;est devenu, dans de larges pans de l&rsquo;Afrique subsaharienne, une expérience de rentrée aussi banale que le cartable neuf. Le dérèglement climatique n&rsquo;attaque pas seulement les récoltes et les nappes phréatiques ; il attaque aussi, très directement, la capacité d&rsquo;un enfant à apprendre à lire.</p>
<h2>Quand le climat ferme les portes de l&rsquo;école</h2>
<p>Les chiffres donnent le vertige. En 2024, les aléas climatiques ont perturbé la scolarité d&rsquo;au moins 242 millions d&rsquo;élèves dans le monde, soit environ un sur sept, selon un bilan de l&rsquo;UNICEF. L&rsquo;Afrique paie un tribut lourd : sur le seul continent, près de 20 millions d&rsquo;enfants supplémentaires ont vu leur risque de décrochage scolaire augmenter la même année à cause de ces chocs. En Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale, inondations et sécheresses ont touché quelque 12 millions d&rsquo;élèves ; en Afrique de l&rsquo;Est et australe, 8 millions de plus.</p>
<p>Derrière ces agrégats, des épisodes concrets. Au Zimbabwe, une sécheresse prolongée a affecté environ 1,8 million d&rsquo;enfants. Ailleurs, ce sont les crues qui emportent tout : toitures arrachées, salles inondées, latrines détruites, pistes coupées qui isolent les villages pendant des semaines. Une école endommagée, c&rsquo;est rarement une simple parenthèse. Le temps de réparer, de sécher, de rouvrir, des semaines de cours s&rsquo;évaporent — et une partie des élèves ne revient jamais.</p>
<h2>La chaleur, ennemie invisible de l&rsquo;apprentissage</h2>
<p>De toutes les menaces, la chaleur est la plus insidieuse, parce qu&rsquo;elle ne fait pas les gros titres. Pas de bâtiment effondré, pas d&rsquo;images spectaculaires : juste des degrés en trop. Or la recherche est constante sur ce point : au-delà d&rsquo;un certain seuil, la température ambiante érode la concentration, la mémoire de travail et les résultats aux examens. Dans une classe en tôle sans ventilation, avec quarante enfants entassés sous un soleil de saison sèche, apprendre relève de l&rsquo;exploit.</p>
<p>Ce coût cognitif s&rsquo;ajoute à une crise éducative déjà installée. En Afrique de l&rsquo;Est et australe, neuf enfants sur dix âgés de dix ans seraient incapables de lire et de comprendre un texte simple. Le climat ne crée pas cette « pauvreté des apprentissages », mais il l&rsquo;aggrave mécaniquement : chaque journée de classe perdue, chaque après-midi rendu inutile par la canicule, creuse un retard que les familles les plus pauvres ne rattrapent jamais.</p>
<h2>Une facture qui se compte en générations</h2>
<p>Le phénomène n&rsquo;est pas nouveau, il s&rsquo;accélère. Entre 2005 et 2024, environ 130 millions d&rsquo;enfants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe ont subi des perturbations liées au climat, pour un coût estimé à près de 1,3 milliard de dollars de dégâts directs aux systèmes éducatifs, selon une analyse de l&rsquo;UNICEF. La note s&rsquo;alourdit encore si l&rsquo;on regarde vers l&rsquo;avenir : les pertes de revenus sur toute une vie, faute d&rsquo;éducation suffisante, pourraient atteindre jusqu&rsquo;à 140 milliards de dollars pour cette seule région.</p>
<p>Cette exposition n&rsquo;est pas répartie au hasard. Près d&rsquo;un enfant sur quatre de la région est confronté à au moins trois aléas climatiques qui se chevauchent — sécheresse et inondation, chaleur et cyclone. Et à l&rsquo;échelle du continent, 17 des 30 pays où les enfants sont les plus exposés au risque climatique se trouvent en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale. Autrement dit, la géographie de la vulnérabilité scolaire recoupe presque parfaitement celle de la pauvreté.</p>
<h2>L&rsquo;école verte, mode d&#8217;emploi</h2>
<p>La bonne nouvelle, c&rsquo;est qu&rsquo;on sait quoi faire. Le concept d&rsquo;« école verte » ou climato-résiliente n&rsquo;a rien d&rsquo;un gadget écologique : il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de rendre l&rsquo;école habitable et fiable. Cela commence par le bâti — toitures réfléchissantes, ventilation naturelle croisée, arbres d&rsquo;ombrage plantés dans la cour, matériaux qui gardent la fraîcheur — pour faire baisser la température intérieure sans climatisation coûteuse.</p>
<p>Vient ensuite l&rsquo;autonomie. Beaucoup d&rsquo;écoles africaines fonctionnent encore sans électricité ni point d&rsquo;eau fiable. Les panneaux solaires apportent la lumière, permettent d&rsquo;utiliser des outils numériques et de tenir les cours du soir. La récupération des eaux de pluie et le forage sécurisent l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et à des sanitaires décents — un enjeu majeur, quand on sait que plus de 220 millions d&rsquo;enfants et de familles en Afrique manquent d&rsquo;un accès adéquat à l&rsquo;eau, et que 58 % des enfants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe vivent dans des zones de forte vulnérabilité hydrique. Une école qui garde son eau lors d&rsquo;une sécheresse, c&rsquo;est une école où les filles, souvent envoyées puiser au loin, continuent de venir en classe.</p>
<p>Enfin, la résilience physique : surélever les fondations en zone inondable, renforcer les charpentes contre les vents violents, prévoir des abris sûrs. Ces investissements paraissent lourds ; ils coûtent presque toujours moins cher que la reconstruction répétée après chaque catastrophe.</p>
<h2>Adapter les calendriers, pas seulement les murs</h2>
<p>Bétonner et planter ne suffit pas. Les systèmes éducatifs les plus avancés révisent aussi leur organisation. On décale les horaires pour éviter les heures les plus torrides, on aménage le calendrier scolaire autour des saisons de crue, on prépare des dispositifs d&rsquo;enseignement à distance ou de rattrapage pour que la fermeture d&rsquo;une école ne signifie pas l&rsquo;arrêt de l&rsquo;apprentissage. Certains programmes intègrent désormais l&rsquo;éducation à l&rsquo;environnement, transformant les élèves en acteurs de l&rsquo;adaptation de leur propre village.</p>
<p>Cette combinaison — infrastructures solides, énergie et eau autonomes, calendriers souples, contenus adaptés — dessine ce que les spécialistes appellent un système éducatif « climato-intelligent ». Rien de révolutionnaire sur le papier. Le défi est ailleurs : dans le financement, la maintenance et la volonté de traiter l&rsquo;école comme une infrastructure vitale, au même titre qu&rsquo;un hôpital.</p>
<h2>Un chantier de survie, pas de confort</h2>
<p>Il serait tentant de ranger les écoles vertes dans la catégorie des projets pilotes séduisants mais marginaux. Ce serait une erreur d&rsquo;échelle. Quand la scolarité de dizaines de millions d&rsquo;enfants vacille chaque année au gré des saisons, adapter l&rsquo;école n&rsquo;est plus une option esthétique : c&rsquo;est une condition pour que la promesse de l&rsquo;éducation tienne encore debout. « La crise climatique n&rsquo;est pas une menace lointaine, mais un danger immédiat pour les enfants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe », résume Etleva Kadilli, directrice régionale de l&rsquo;UNICEF (<a href="https://www.unicef.org/esa/press-releases/45-million-children-risk">source</a>).</p>
<p>La question qui reste ouverte n&rsquo;est pas de savoir si ces écoles sont utiles — les données le disent assez — mais si elles se généraliseront assez vite. Car chaque saison des pluies qui passe, chaque canicule qui s&rsquo;installe, ce sont des journées de classe que l&rsquo;on ne rendra pas. Et un enfant qui quitte l&rsquo;école à cause du climat n&rsquo;attend pas que les adultes se décident : il grandit, tout de suite.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Des élèves africains suivent un cours dans une salle de classe ombragée équipée de panneaux solaires" | Credit = "Photo d'illustration / AFRIKSHOW" | Visuel = ecole climato-resiliente avec toiture solaire, arbres d'ombrage, recuperation d'eau de pluie.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "Écoles vertes en Afrique : protéger l'école du climat" | Meta = "Chaleur, inondations, sécheresses : le climat perturbe la scolarité de millions d'enfants africains. Comment les écoles vertes protègent l'apprentissage."
Tags suggeres: écoles vertes, éducation, changement climatique, Afrique, enfance, résilience climatique, UNICEF
Creneau de programmation vise: societe/education, 18h-22h.
Sources: unicef.org/esa 45 million children ; unicef.org/esa Protecting Children's Learning Futures ; unicefusa.org snapshot 2024 ; unicef.org/wca green school initiative ; unicef.org/mena green schools ; unicef.org climate-resilient WASH.
--></p>
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		<title>Eau et assainissement : pourquoi l&#8217;Afrique a fait de 2026 son année décisive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohayet Grace KOUASSI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Union africaine a fait de 2026 l'année de l'eau et de l'assainissement. Chiffres d'accès, disparités et enjeux de santé sur le continent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En désignant 2026 « Année de la disponibilité durable de l&rsquo;eau et de systèmes d&rsquo;assainissement sûrs », l&rsquo;Union africaine a placé un problème aussi ancien que banal au sommet de son agenda. Derrière le vocabulaire technique du secteur, une réalité têtue : sur le continent, ouvrir un robinet et boire sans risque reste un privilège pour des centaines de millions de personnes.</strong></p>
<p>Le thème retenu pour l&rsquo;année n&rsquo;a rien d&rsquo;anecdotique. Formulé en toutes lettres, il vise « la disponibilité durable de l&rsquo;eau et des systèmes d&rsquo;assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l&rsquo;Agenda 2063 », le plan de développement à long terme du continent. C&rsquo;est la première fois depuis longtemps que l&rsquo;eau et les latrines, ces sujets qu&rsquo;on relègue volontiers au second plan, occupent le devant de la scène continentale pour douze mois. La raison est simple : les chiffres n&rsquo;avancent pas assez vite, et le retard commence à peser lourd.</p>
<h2>Des centaines de millions d&rsquo;Africains toujours à sec</h2>
<p>Le point de départ tient en quelques nombres, arrondis mais parlants. Plus de 400 millions d&rsquo;habitants du continent n&rsquo;ont pas accès à un service élémentaire d&rsquo;eau potable. Côté assainissement, la situation est encore plus dégradée : près de 780 millions de personnes vivent sans installation sanitaire de base, et environ 208 millions continuent de pratiquer la défécation à l&rsquo;air libre, faute d&rsquo;alternative. Quand on ajoute l&rsquo;hygiène, c&rsquo;est-à-dire la possibilité toute simple de se laver les mains à l&rsquo;eau et au savon chez soi, ce sont plus de 830 millions d&rsquo;Africains qui en sont privés.</p>
<p>Ces moyennes cachent des trajectoires inquiétantes. Pour tenir les cibles de l&rsquo;Objectif de développement durable numéro 6 des Nations unies, qui promet un accès universel à l&rsquo;eau et à l&rsquo;assainissement d&rsquo;ici 2030, le continent devrait accélérer sa progression de manière spectaculaire : selon l&rsquo;analyse conjointe de l&rsquo;OMS et de l&rsquo;UNICEF, il faudrait multiplier par douze le rythme actuel pour l&rsquo;eau potable gérée en toute sécurité, par vingt pour l&rsquo;assainissement et par quarante-deux pour l&rsquo;hygiène de base. Autant dire que la trajectoire, en l&rsquo;état, ne mène pas à l&rsquo;objectif.</p>
<p>Les populations, elles, n&rsquo;ont pas attendu les rapports pour s&rsquo;inquiéter. Dans une enquête publiée en mars 2026 par le réseau Afrobarometer, 57 % des ménages interrogés à travers le continent déclarent avoir manqué d&rsquo;eau au moins une fois au cours de l&rsquo;année écoulée, un quart d&rsquo;entre eux « souvent » ou « toujours ». L&rsquo;eau se hisse ainsi parmi les trois problèmes que les citoyens veulent voir traités en priorité. Et le jugement porté sur l&rsquo;action publique est sévère : seuls 39 % des sondés se disent satisfaits de la manière dont l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement sont pris en charge.</p>
<h2>La double fracture : villes contre campagnes, riches contre pauvres</h2>
<p>Parler d&rsquo;un « accès africain » à l&rsquo;eau relève de l&rsquo;abstraction. La réalité, ce sont des écarts béants selon l&rsquo;endroit où l&rsquo;on vit et selon ce que l&rsquo;on gagne. L&rsquo;enquête Afrobarometer chiffre cette fracture avec netteté. En ville, 71 % des ménages disposent d&rsquo;un raccordement à un réseau d&rsquo;eau ; à la campagne, ce taux tombe à 31 %. Pour les toilettes à domicile, l&rsquo;écart est du même ordre : 49 % en milieu urbain contre 18 % en milieu rural. Quant au raccordement à un système d&rsquo;égouts, il concerne 41 % des citadins mais à peine 8 % des ruraux.</p>
<p>Vue depuis les zones rurales, l&rsquo;ampleur du chantier donne le vertige. Les estimations de l&rsquo;OMS et de l&rsquo;UNICEF indiquent que, dans les campagnes africaines, quatre personnes sur cinq n&rsquo;ont pas d&rsquo;eau potable gérée en toute sécurité et trois sur quatre sont privées d&rsquo;un assainissement sûr. Les villes ne sont pas épargnées pour autant : leur croissance rapide déborde les infrastructures, si bien que deux citadins sur cinq restent sans eau réellement fiable.</p>
<p>À cette géographie s&rsquo;ajoute la question des revenus. Toujours selon Afrobarometer, 77 % des ménages les plus aisés bénéficient d&rsquo;un raccordement, contre 34 % des plus pauvres. L&rsquo;accès à l&rsquo;eau saine épouse ainsi la carte des inégalités, et tend à les creuser : celui qui n&rsquo;a pas le robinet paie souvent son eau plus cher, au bidon, auprès de revendeurs.</p>
<h2>Quand l&rsquo;eau manque, la santé et l&rsquo;école paient l&rsquo;addition</h2>
<p>Le lien entre eau sale et maladie n&rsquo;a rien de théorique. Les affections d&rsquo;origine hydrique — diarrhées, choléra, fièvre typhoïde — figurent parmi les premières causes de décès évitables sur le continent, rappellent les agences onusiennes. Une eau contaminée et des latrines défaillantes forment un cercle vicieux : les eaux usées non traitées contaminent les points de prélèvement, qui à leur tour propagent les infections. Les jeunes enfants en sont les premières victimes.</p>
<p>Les répercussions dépassent le cabinet médical. Un enfant qui tombe malade à répétition manque l&rsquo;école ; une école dépourvue de latrines et de point d&rsquo;eau décent voit ses effectifs se clairsemer, surtout chez les adolescentes. L&rsquo;assainissement scolaire, longtemps négligé, apparaît désormais comme un levier discret mais réel de maintien à l&rsquo;école. La santé publique et l&rsquo;éducation avancent, ou reculent, au même rythme que l&rsquo;accès à l&rsquo;eau.</p>
<p><em>À noter : cet article présente des données générales de santé publique et ne constitue en aucun cas un conseil médical individuel.</em></p>
<h2>Le fardeau silencieux des femmes et des filles</h2>
<p>Il y a une dimension de la crise que les statistiques d&rsquo;accès peinent à capter : le temps. Là où l&rsquo;eau ne coule pas à la maison, il faut aller la chercher, parfois à plusieurs kilomètres, plusieurs fois par jour. Cette corvée pèse presque toujours sur les épaules des femmes et des filles. L&rsquo;UNICEF a résumé la chose sans détour en la qualifiant de « colossal gaspillage de temps » — des heures soustraites à l&rsquo;école, à un emploi, à un revenu.</p>
<p>Le manque d&rsquo;assainissement ajoute une couche de vulnérabilité. Sans toilettes sûres et séparées, les filles voient leur scolarité perturbée, en particulier à l&rsquo;adolescence, et les femmes s&rsquo;exposent à des risques en cherchant un endroit à l&rsquo;écart. C&rsquo;est cette réalité que résume le slogan de la Journée mondiale de l&rsquo;eau 2026, « là où l&rsquo;eau coule, l&rsquo;égalité grandit ». Investir dans l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement, ce n&rsquo;est donc pas seulement une affaire de tuyaux : c&rsquo;est rendre du temps et de la sécurité à la moitié de la population.</p>
<h2>Financer, mais aussi entretenir</h2>
<p>Le coût de l&rsquo;inaction se mesure en points de croissance. L&rsquo;Union africaine estime qu&rsquo;un accès insuffisant à l&rsquo;eau, à l&rsquo;assainissement et à l&rsquo;hygiène ampute l&rsquo;Afrique subsaharienne d&rsquo;environ 4,3 % de son produit intérieur brut chaque année — journées de travail perdues, dépenses de santé, productivité rognée. À l&rsquo;inverse, les analyses du secteur avancent qu&rsquo;un dollar investi dans des services d&rsquo;eau résilients au climat en rapporte plusieurs aux économies africaines.</p>
<p>Reste à trouver l&rsquo;argent, et à le dépenser utilement. L&rsquo;écart de financement est considérable : pour la seule Afrique orientale et australe, les experts chiffrent à environ 24 milliards de dollars par an le besoin d&rsquo;investissement pour viser l&rsquo;accès universel en 2030, alors que 5 milliards seulement y sont actuellement consacrés. Le manque à combler avoisine donc 19 milliards annuels pour cette région. Mais l&rsquo;argent ne fait pas tout : jusqu&rsquo;à 40 % des points d&rsquo;eau tombent en panne dans les deux ans qui suivent leur installation, et près de la moitié de l&rsquo;eau traitée se perd dans des réseaux qui fuient. Construire ne suffit pas ; encore faut-il entretenir, réparer, gérer.</p>
<p>C&rsquo;est précisément ce que l&rsquo;Union africaine met en avant pour 2026 : renforcer la gouvernance du secteur, améliorer les données, mobiliser des financements plus stables et donner la priorité aux communautés rurales et marginalisées. Le continent dispose pourtant de ressources : près de 60 % de son eau douce est partagée entre plusieurs pays, ce qui fait de la coopération autour des grands bassins — Nil, Niger, Congo, Zambèze, Volta — un enjeu de développement commun plus que de rivalité.</p>
<p>Le président de la Commission de l&rsquo;Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, l&rsquo;a formulé sans détour : <a href="https://au.int/en/newsevents/20260323/world-water-day-2026-commemoration-african-union-commission">« Sans sécurité de l&rsquo;eau, il ne peut y avoir ni sécurité alimentaire, ni industrialisation, ni santé publique, ni paix durable. »</a></p>
<p>L&rsquo;année 2026 ne réglera pas, à elle seule, un déficit accumulé sur des décennies. Sa vraie utilité sera ailleurs : dans les projets qu&rsquo;elle aura débloqués, les budgets qu&rsquo;elle aura sanctuarisés et les réseaux qu&rsquo;elle aura remis en marche. À l&rsquo;échelle du continent, le succès ne se lira pas dans les communiqués, mais au robinet — quand il coule, et quand l&rsquo;eau qu&rsquo;il délivre peut être bue sans crainte.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Une jeune fille remplit un bidon jaune à une borne-fontaine dans un village d'Afrique subsaharienne" | Credit = "Photo d'illustration / Unsplash" | Visuel = corvee d'eau a une borne-fontaine communautaire.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "2026, année africaine de l'eau et de l'assainissement" | Meta = "L'Union africaine a fait de 2026 l'année de l'eau et de l'assainissement. Chiffres d'accès, disparités et enjeux de santé sur le continent."
Tags suggeres: eau potable, assainissement, WASH, Union africaine, Agenda 2063, santé publique, Afrique
Creneau de programmation vise: A la une, 6h-9h.
Sources: au.int theme-year 2026 ; au.int world-water-day 2026 ; afrobarometer AD1153 (mars 2026) ; un.org/osaa ; unicef.org Senegal WASH ; african.business 02/2026.
--></p>
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		<title>Bassin du Congo : comment l&#8217;Afrique centrale veut transformer sa forêt en trésor climatique</title>
		<link>https://afrikshow.com/bassin-du-congo-comment-lafrique-centrale-veut-transformer-sa-foret-en-tresor-climatique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Assi Mondesir Assi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deuxième massif forestier tropical du monde, le bassin du Congo mise sur les marchés carbone et de nouveaux financements pour préserver son capital vert.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il s&rsquo;étend sur six pays et retient sous ses arbres et ses marécages de quoi bouleverser le climat mondial. Le bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète, cherche aujourd&rsquo;hui à donner une valeur économique à ce capital vert. Feuilles de route vers les marchés carbone, financements internationaux, projets de restauration : tour d&rsquo;horizon d&rsquo;une équation où l&rsquo;écologie rencontre l&rsquo;économie.</strong></p>
<h2>Un réservoir de vie et de carbone</h2>
<p>On le surnomme le « deuxième poumon vert » de la planète, formule commode même si les scientifiques rappellent que l&rsquo;essentiel de l&rsquo;oxygène terrestre vient des océans. L&rsquo;image a le mérite de dire une chose juste : après l&rsquo;Amazonie, aucun autre ensemble forestier tropical n&rsquo;égale celui d&rsquo;Afrique centrale. Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Guinée équatoriale et Gabon se partagent ce massif qui représente environ un cinquième des forêts tropicales du monde.</p>
<p>La RDC en concentre la part la plus vaste, avec plus de 155 millions d&rsquo;hectares de forêts tropicales humides, soit à elle seule près de 10 % des forêts tropicales mondiales. La richesse biologique suit la même démesure : le bassin abrite près de 10 % de la biodiversité de la planète et plus de la moitié de celle du continent africain. Éléphants de forêt, gorilles, bonobos, chimpanzés y cohabitent avec des dizaines de millions d&rsquo;habitants qui tirent de la forêt nourriture, énergie et médecine.</p>
<p>Au-delà du vivant, c&rsquo;est le rôle climatique qui retient l&rsquo;attention des négociateurs. Les forêts du bassin absorbent chaque année autour de 1,5 milliard de tonnes de CO2, un service que l&rsquo;Amazonie assure de moins en moins bien à mesure qu&rsquo;elle se dégrade. Là où le grand poumon sud-américain bascule par endroits vers l&rsquo;émission nette, le bassin du Congo, lui, continue globalement de capter plus de carbone qu&rsquo;il n&rsquo;en rejette. C&rsquo;est cette singularité qui en fait un atout stratégique pour la trajectoire climatique mondiale.</p>
<h2>Sous les marécages, une bombe climatique dormante</h2>
<p>La véritable surprise se cache dans la boue. Au cœur du bassin, la cuvette centrale renferme le plus vaste complexe de tourbières tropicales connu, cartographié à environ 145 500 km² par les travaux publiés dans la revue <em>Nature</em> en 2017. Ces sols gorgés d&rsquo;eau, où la matière végétale se décompose très lentement, stockent à eux seuls de l&rsquo;ordre de 30 milliards de tonnes de carbone, un volume que le Programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement situe autour de 29 milliards de tonnes pour l&rsquo;ensemble des tourbières de la région.</p>
<p>Pour saisir l&rsquo;ordre de grandeur : cela équivaut à plusieurs années d&rsquo;émissions mondiales de gaz à effet de serre, piégées dans une couche de tourbe qui ne couvre qu&rsquo;une fraction du territoire.</p>
<p>« Alors que la tourbe ne couvre que 4 % de l&rsquo;ensemble du bassin du Congo, elle stocke sous terre à peu près autant de carbone que les arbres qui recouvrent les 96 % restants en stockent au-dessus du sol », résume le professeur Simon Lewis, coauteur de l&rsquo;étude, cité par <a href="https://www.carbonbrief.org/guest-post-vast-carbon-store-found-congo-swamp-forest/">Carbon Brief</a>. Autrement dit, drainer ou assécher ces zones pour l&rsquo;agriculture ou l&rsquo;exploitation reviendrait à ouvrir un robinet d&rsquo;émissions colossal. La préservation des tourbières n&rsquo;est plus une question locale : elle pèse sur le bilan carbone de la planète entière.</p>
<h2>La pression monte sur la forêt</h2>
<p>Ce trésor n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri. En RDC, la ministre en charge de l&rsquo;Environnement chiffrait récemment à environ 1,33 million d&rsquo;hectares la surface forestière qui disparaît chaque année, chiffre plus élevé que les quelque 500 000 hectares annuels retenus par l&rsquo;accord signé à la COP26 en 2021, l&rsquo;écart s&rsquo;expliquant par les années de référence et les méthodes de mesure. Dans tous les cas, l&rsquo;érosion est réelle et régulière.</p>
<p>Les causes sont d&rsquo;abord domestiques et économiques. L&rsquo;agriculture sur brûlis, pratiquée par des familles qui défrichent pour cultiver, et l&rsquo;exploitation du bois-énergie — le charbon de bois reste le combustible de cuisson de millions de foyers — figurent en tête. La croissance démographique amplifie mécaniquement ces prélèvements. S&rsquo;y ajoutent l&rsquo;exploitation forestière, l&rsquo;orpaillage et, ponctuellement, la convoitise des sous-sols. La forêt ne recule pas par accident : elle recule parce qu&rsquo;elle nourrit et chauffe, et c&rsquo;est précisément ce qui rend l&rsquo;équation délicate. Interdire sans offrir d&rsquo;alternative revient à déplacer le problème.</p>
<h2>Feuilles de route et marchés carbone : monétiser sans brader</h2>
<p>C&rsquo;est là qu&rsquo;entre en scène l&rsquo;idée de donner un prix à la forêt debout. Les six pays du bassin travaillent, avec l&rsquo;appui de la Banque mondiale, à des feuilles de route destinées à les positionner sur les marchés mondiaux du carbone. Le principe : un pays qui évite des émissions en protégeant sa forêt peut vendre des crédits carbone à des acheteurs — États ou entreprises — qui cherchent à compenser les leurs. La forêt préservée devient alors une source de revenus, et non plus seulement une contrainte.</p>
<p>Ces documents, adaptés à chaque pays, insistent sur trois piliers : une meilleure coordination entre institutions, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, et surtout des systèmes de suivi, notification et vérification (MRV) alignés sur l&rsquo;article 6 de l&rsquo;Accord de Paris. Sans mesure fiable de ce qui est réellement stocké ou évité, un crédit carbone ne vaut rien.</p>
<p>Car les limites du modèle sont connues. Un crédit mal calibré peut « rémunérer » une déforestation qui n&rsquo;aurait de toute façon pas eu lieu, ou surestimer le carbone préservé. Les critiques pointent aussi le risque que les revenus se concentrent loin des forêts, dans les capitales ou chez des intermédiaires. La RDC a déjà expérimenté ce type de dispositif avec le programme Mai-Ndombe, adossé au Fonds de partenariat pour le carbone forestier de la Banque mondiale. L&rsquo;enjeu des feuilles de route est justement d&rsquo;éviter les écueils de la première génération de projets : mesurer juste, vérifier, et faire redescendre l&rsquo;argent.</p>
<h2>L&rsquo;argent de la préservation</h2>
<p>Les financements, eux, se structurent. À la COP26, la RDC et l&rsquo;Initiative pour la forêt d&rsquo;Afrique centrale (CAFI) ont acté un accord de 500 millions de dollars sur cinq ans, soit plus du double des 190 millions de la période précédente. Derrière cette enveloppe, un groupe de bailleurs : Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Corée du Sud et Union européenne. Les objectifs affichés sont concrets — plafonner la perte forestière à sa moyenne 2014-2018, restaurer 8 millions d&rsquo;hectares de terres dégradées et placer 30 % du territoire sous statut de protection.</p>
<p>La dynamique se poursuit sur la scène internationale. En mai 2026, à la conférence Innovate4Climate de Singapour, la RDC a de nouveau mis la conservation forestière au centre de son discours, présentant des initiatives comme le « Corridor vert Kivu-Kinshasa », vaste projet d&rsquo;aménagement, et déplorant la faiblesse des financements climatiques réellement alloués à la forêt. C&rsquo;est le nerf de la guerre : les pays du bassin estiment rendre un service planétaire pour lequel ils sont encore insuffisamment payés, tout en supportant seuls le coût de la préservation.</p>
<h2>Les communautés, angle mort ou clé de voûte</h2>
<p>Aucun de ces mécanismes ne tiendra sans les premiers concernés. Les populations forestières — cultivateurs, pêcheurs, peuples autochtones — vivent au contact direct de la ressource. Les exclure des bénéfices, c&rsquo;est s&rsquo;assurer que la protection restera théorique. Les feuilles de route l&rsquo;ont intégré en théorie, en réclamant un partage équitable des revenus ; reste à le traduire sur le terrain, par des titres fonciers clarifiés, des filières alternatives au bois-énergie et une gouvernance locale des projets carbone.</p>
<p>Les organisations de conservation plaident depuis longtemps pour une gestion durable qui associe exploitation raisonnée et droits des communautés, plutôt qu&rsquo;une mise sous cloche irréaliste. La forêt du bassin du Congo restera habitée : la question n&rsquo;est pas de la vider, mais de faire en sorte que ceux qui y vivent aient intérêt à la maintenir debout.</p>
<p>Le pari est immense. Transformer 30 milliards de tonnes de carbone enfoui et un million et demi de tonnes de CO2 absorbées chaque année en revenus durables suppose des règles crédibles, des acheteurs sérieux et une redistribution juste. Le bassin du Congo dispose d&rsquo;une longueur d&rsquo;avance que l&rsquo;Amazonie a en partie perdue. Reste à savoir si le monde acceptera enfin d&rsquo;en payer le prix — avant que la tourbe ne commence, elle aussi, à relâcher ce qu&rsquo;elle protège depuis des millénaires.</p>
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NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Vue aérienne de la forêt tropicale dense et des marécages du bassin du Congo en Afrique centrale" | Credit = "Photo d'illustration / Forêt du bassin du Congo" | Visuel = canopee continue et zones marecageuses de la cuvette centrale.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "Bassin du Congo : monétiser le trésor vert de l'Afrique" | Meta = "Deuxième massif forestier tropical du monde, le bassin du Congo mise sur les marchés carbone et de nouveaux financements pour préserver son capital vert."
Tags suggeres: bassin du Congo, marchés carbone, tourbières, déforestation, REDD+, CAFI, conservation forestière
Creneau de programmation vise: societe/environnement, 12h-14h.
Sources: matininfos.net 89769 ; medd.gouv.cd innovate4climate-2026 ; undp.org 500M CAFI ; carbonbrief.org tourbieres ; unep.org tourbieres bassin du Congo ; slate.fr 235835.
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		<title>Génération clavier : comment l&#8217;Afrique tente d&#8217;armer sa jeunesse pour l&#8217;économie numérique</title>
		<link>https://afrikshow.com/generation-clavier-comment-lafrique-tente-darmer-sa-jeunesse-pour-leconomie-numerique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Onnis Nathanael Othniel Aghax]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 16:07:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 2026, l'Afrique forme sa jeunesse au code, à la data et à l'IA. Programmes, freelancing en ligne et obstacles : état des lieux d'un pari décisif pour l'emploi.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle est la ressource la plus abondante et la plus sous-exploitée du continent : la jeunesse africaine. Alors que l&rsquo;économie mondiale bascule vers le numérique, une question domine l&rsquo;année 2026 : l&rsquo;Afrique parviendra-t-elle à transformer sa démographie exceptionnelle en compétences monnayables ? Entre l&rsquo;explosion des programmes de « skilling » et la persistance de fractures matérielles tenaces, le pari reste ouvert.</p>
<h2>Le continent le plus jeune du monde face à un compte à rebours</h2>
<p>Aucune région ne ressemble démographiquement à l&rsquo;Afrique. Avec un âge médian d&rsquo;environ 19 ans, elle est de loin le continent le plus jeune de la planète — là où l&rsquo;Europe affiche une médiane proche de 43 ans. Selon le Forum économique mondial, plus de 60 % de la population africaine a moins de 25 ans, et cette proportion structure toute réflexion sur l&#8217;emploi pour les décennies à venir.</p>
<p>Cette jeunesse est un formidable réservoir de main-d&rsquo;œuvre, mais aussi une pression continue sur le marché du travail : chaque année, des millions de jeunes arrivent en âge de travailler, bien plus vite que ne se créent les emplois formels. D&rsquo;où l&rsquo;idée, largement partagée par les bailleurs et les gouvernements, que le « dividende démographique » ne se réalisera que si cette population accède à des compétences recherchées. Le numérique est au cœur de cette équation, parce qu&rsquo;il offre des débouchés qui ne dépendent pas uniquement de l&rsquo;industrialisation locale : un développeur ou un analyste de données peut, en théorie, travailler pour un employeur situé à des milliers de kilomètres.</p>
<h2>230 millions d&#8217;emplois numériques : l&rsquo;ampleur du besoin</h2>
<p>Le chiffre de référence vient de la Société financière internationale (IFC), branche secteur privé du Groupe de la Banque mondiale. Dans une étude désormais largement citée, l&rsquo;IFC estime que près de 230 millions d&#8217;emplois en Afrique subsaharienne nécessiteront des compétences numériques d&rsquo;ici 2030, générant un marché de la formation évalué à plus de 130 milliards de dollars. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de postes de « techs » : la majorité concerne des emplois dans l&rsquo;agriculture, les services ou l&rsquo;administration où une littératie numérique de base devient indispensable.</p>
<p>Cette demande se décline sur plusieurs niveaux. À la base, les compétences numériques élémentaires — bureautique, communication en ligne, sécurité de base. Au niveau intermédiaire, le développement web, la gestion de données, le marketing digital. Au sommet, les métiers les plus valorisés : ingénierie logicielle, science des données, cybersécurité et, désormais, intelligence artificielle. C&rsquo;est précisément sur ce spectre que se sont positionnés les grands programmes de formation.</p>
<h2>Andela, ALX, Gebeya : la vague du « skilling »</h2>
<p>Depuis une dizaine d&rsquo;années, un écosystème dense de formations accélérées s&rsquo;est structuré. Pionnier, Andela avait d&rsquo;abord formé de jeunes ingénieurs africains avant de pivoter vers une place de marché mondiale de talents en télétravail. La référence la plus commentée en 2026 reste ALX (groupe Sand Technologies / The Room), fondé par l&rsquo;entrepreneur ghanéen Fred Swaniker : selon la Fondation Mastercard, partenaire de l&rsquo;initiative, ALX a fait diplômer plus de 85 000 apprenants depuis 2021 et a lancé une cohorte de plus de 32 000 nouveaux inscrits en ingénierie logicielle, science des données, cloud et intelligence artificielle.</p>
<p>La logique affichée est explicite. Comme le résume Fred Swaniker, fondateur d&rsquo;ALX :</p>
<blockquote><p>« Notre mission chez ALX est d&rsquo;exploiter cette richesse de capital humain en formant des millions de leaders numériques du continent au cours de la prochaine décennie. »</p></blockquote>
<p>À côté de ces acteurs, des plateformes locales comme Gebeya (Éthiopie) construisent des marketplaces de freelances, tandis que les géants technologiques multiplient les engagements. Microsoft s&rsquo;est engagé à former un million de personnes à l&rsquo;intelligence artificielle et aux compétences numériques en Afrique du Sud d&rsquo;ici 2026, dans le cadre d&rsquo;un investissement additionnel de 5,4 milliards de rands. Google, de son côté, déploie depuis plusieurs années des programmes de compétences numériques et de soutien aux développeurs sur le continent. La coopération allemande (GIZ), la Banque africaine de développement et la Banque mondiale financent par ailleurs de vastes chantiers de formation et d&rsquo;infrastructures, souvent en partenariat public-privé.</p>
<h2>Le travail en ligne, nouvelle frontière de l&#8217;emploi</h2>
<p>Pour beaucoup de jeunes diplômés, le débouché ne se trouve pas dans une entreprise locale mais sur les plateformes de freelancing. Le travail « à la tâche » en ligne — rédaction, design, développement, saisie de données, annotation pour l&rsquo;IA — connaît une croissance rapide. La Banque mondiale, dans son rapport <em>Working Without Borders</em>, estime qu&rsquo;il existe entre 154 et 435 millions de travailleurs de la « gig economy » en ligne dans le monde, et souligne que la demande progresse le plus vite dans les pays en développement.</p>
<p>Pour un jeune d&rsquo;Accra, de Nairobi ou de Dakar, ce modèle est séduisant : il contourne l&rsquo;étroitesse du marché formel et permet de facturer en devises. Mais il comporte des revers documentés par la Banque mondiale elle-même : absence de protection sociale, revenus irréguliers, forte concurrence internationale tirant les prix vers le bas, et dépendance à des plateformes étrangères. Le freelancing en ligne est une opportunité réelle, non une panacée.</p>
<h2>Électricité, connexion, financement : les obstacles têtus</h2>
<p>Toute cette architecture de compétences se heurte à des réalités matérielles. La première est l&rsquo;accès à Internet. D&rsquo;après la GSMA (association mondiale des opérateurs mobiles), l&rsquo;Afrique subsaharienne comptait environ 320 millions d&rsquo;utilisateurs d&rsquo;Internet mobile en 2023, mais affichait le plus large « usage gap » du monde : près de 60 % de la population vivait dans une zone couverte par un réseau mobile haut débit sans pour autant l&rsquo;utiliser, faute de smartphone abordable ou de compétences suffisantes. Environ 19 % restaient totalement hors couverture. Le taux d&rsquo;adoption du smartphone n&rsquo;atteignait que 27 %.</p>
<p>La deuxième contrainte est l&rsquo;électricité. Environ 600 millions d&rsquo;Africains vivent encore sans accès à l&rsquo;électricité, ce qui rend illusoire toute formation continue au code dans de larges zones rurales. La Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont lancé « Mission 300 », qui vise à raccorder 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne d&rsquo;ici 2030 — un chantier colossal qui conditionne, en amont, la bascule numérique.</p>
<p>Reste enfin l&rsquo;obstacle le plus subtil : l&rsquo;adéquation entre formation et emploi. Multiplier les diplômés en codage ne crée pas mécaniquement des emplois. Sans tissu d&rsquo;entreprises locales capables d&#8217;embaucher, sans accès au financement pour les start-up, et sans reconnaissance des certifications par les employeurs, le risque est de former une génération surqualifiée et sous-employée. Les programmes les plus efficaces sont justement ceux qui adossent la formation à une garantie d&rsquo;insertion — stage, placement, ou commande réelle de projets.</p>
<p>En 2026, l&rsquo;Afrique tient donc les deux bouts d&rsquo;un même paradoxe : la matière première humaine la plus prometteuse du monde, et les infrastructures les plus fragiles pour la valoriser. La bataille des compétences numériques ne se gagnera pas seulement dans les salles de formation, mais dans les centrales électriques, les réseaux mobiles et les politiques d&#8217;emploi qui décideront si cette jeunesse code pour le monde entier — ou attend, écran éteint, une connexion qui ne vient pas.</p>
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AFRIKSHOW — À FINALISER MANUELLEMENT (upload image API HS depuis le 18/07)
IMAGE À LA UNE (featured image) : centre de formation au numérique en Afrique (jeunes devant des ordinateurs portables) — Unsplash/Pexels « African coding class » / « tech hub Africa »
ALT : Jeunes Africains en formation au codage devant des ordinateurs dans un espace numérique
CRÉDIT PHOTO : Pexels / photographe à créditer
SEO (Yoast à recopier) — Titre : Compétences numériques et emploi des jeunes en Afrique | Méta : En 2026, l'Afrique forme sa jeunesse au code, à la data et à l'IA. Programmes, freelancing en ligne et obstacles : état des lieux d'un pari décisif pour l'emploi.
TAGS suggérés : compétences numériques, emploi des jeunes, Afrique, formation, intelligence artificielle, gig economy, éducation, fracture numérique
CITATION liée à : Fred Swaniker, via Fondation Mastercard (mastercardfdn.org)
CRÉNEAU de programmation visé : société/éducation — 12h-14h
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		<title>Santé mentale des jeunes en Afrique : briser le silence, combler le vide</title>
		<link>https://afrikshow.com/sante-mentale-des-jeunes-en-afrique-briser-le-silence-combler-le-vide/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alex Konan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:48:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dépression, anxiété, tabou et manque criant de soins : où en est la santé mentale des jeunes Africains en 2026, et quelles solutions émergent sur le continent.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/sante-mentale-des-jeunes-en-afrique-briser-le-silence-combler-le-vide/">Santé mentale des jeunes en Afrique : briser le silence, combler le vide</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sur le continent le plus jeune du monde, une souffrance longtemps tue commence à s&rsquo;exprimer. Derrière les sourires des adolescents et des jeunes adultes, dépression et anxiété touchent des millions de personnes, souvent sans diagnostic ni accompagnement. En 2026, le sujet sort peu à peu de l&rsquo;ombre : des chercheurs, des familles et des soignants tentent de transformer un tabou en conversation, et un vide en réseau de soins.</p>
<h2>Une génération immense, des besoins qui le sont tout autant</h2>
<p>L&rsquo;Afrique est un continent de jeunes : environ 70 % de la population d&rsquo;Afrique subsaharienne a moins de 30 ans, selon les Nations unies. Cette jeunesse porte les espoirs économiques du continent, mais elle affronte aussi des pressions considérables : incertitude de l&rsquo;avenir, précarité, ruptures familiales, exposition aux réseaux sociaux, deuils et parfois violences. Autant de facteurs qui pèsent sur l&rsquo;équilibre psychique à un âge où l&rsquo;identité se construit.</p>
<p>À l&rsquo;échelle mondiale, l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu&rsquo;un adolescent sur sept (environ 14 %) âgé de 10 à 19 ans vit avec un trouble mental, ce qui représente près de 15 % de la charge mondiale de morbidité pour cette tranche d&rsquo;âge. L&rsquo;anxiété concerne autour de 4 à 5 % des 10-19 ans, la dépression 1 à 3 % selon l&rsquo;âge, avec des chiffres qui progressent à l&rsquo;adolescence. Ces moyennes mondiales masquent des réalités locales souvent plus lourdes : des travaux menés en Afrique subsaharienne relèvent des taux de détresse psychologique élevés chez les jeunes, dans des contextes où le repérage précoce reste rare.</p>
<p>Un point mérite d&rsquo;être traité avec prudence et sans dramatisation : le suicide figure, d&rsquo;après l&rsquo;OMS, parmi les trois principales causes de décès chez les 15-29 ans dans le monde. Ce constat n&rsquo;est pas une fatalité. Il rappelle surtout l&rsquo;urgence de la prévention, de l&rsquo;écoute et de l&rsquo;accès à des soins de qualité, plutôt qu&rsquo;une quelconque « faiblesse » individuelle.</p>
<h2>Le poids du silence : quand le tabou empêche de demander de l&rsquo;aide</h2>
<p>Dans de nombreuses communautés, la souffrance psychique reste entourée de malentendus. Elle est parfois interprétée comme un caprice, une faute morale, une possession ou une honte pour la famille. Cette stigmatisation a un coût très concret : elle dissuade les jeunes de parler, retarde la recherche d&rsquo;aide et isole ceux qui en auraient le plus besoin.</p>
<p>Le vocabulaire lui-même évolue. Au Zimbabwe, le terme <em>kufungisisa</em> — littéralement « trop penser » — désigne dans le langage courant ce que les cliniciens rapprochent de l&rsquo;anxiété et de la dépression. Nommer les choses dans les langues locales, sans jargon médical intimidant, est déjà un pas vers la déstigmatisation. Car un trouble mental n&rsquo;est ni un manque de foi, ni un défaut de caractère : c&rsquo;est une réalité de santé qui peut être prévenue, accompagnée et, dans bien des cas, soulagée.</p>
<h2>Un déficit de moyens qui laisse des millions sans soins</h2>
<p>Le principal obstacle n&rsquo;est pas seulement culturel : il est structurel. Les ressources humaines manquent cruellement. Selon un communiqué conjoint de l&rsquo;UNICEF et de l&rsquo;OMS, l&rsquo;Afrique subsaharienne ne compte en moyenne qu&rsquo;un psychiatre pour un million d&rsquo;habitants — un ratio parmi les plus bas du monde, là où la moyenne mondiale se situe autour de 0,3 psychiatre pour 100 000 personnes&#8230; soit environ 3 pour un million. Certains pays fonctionnent avec une poignée de spécialistes pour des dizaines de millions d&rsquo;habitants.</p>
<p>Cette pénurie se traduit par un « écart de traitement » (treatment gap) massif : dans les pays à faible revenu, la grande majorité des personnes souffrant de troubles dépressifs ne reçoit aucune prise en charge, et plusieurs analyses situent cet écart autour de 90 % en Afrique subsaharienne. Le financement suit la même pente : quand l&rsquo;OMS recommande un minimum d&rsquo;environ 2 dollars par habitant et par an, de nombreux États africains consacrent à la santé mentale moins de 1 % de leur budget de santé. Enfin, les politiques dédiées aux enfants et adolescents demeurent rares : d&rsquo;après l&rsquo;atlas de l&rsquo;OMS, seule une minorité de pays de la région disposent d&rsquo;une politique spécifique de santé mentale des jeunes.</p>
<blockquote><p>« The severe shortage of professionals is among the major barriers to adequate mental health services in our region », rappelle la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l&rsquo;OMS pour l&rsquo;Afrique.</p></blockquote>
<h2>Le « Friendship Bench » et l&rsquo;essor des solutions communautaires</h2>
<p>Face à ce déficit, une idée simple née au Zimbabwe fait aujourd&rsquo;hui référence : le <em>Friendship Bench</em>, littéralement le « banc de l&rsquo;amitié ». Le principe repose sur la « délégation des tâches » : des agents de santé communautaires — souvent des femmes d&rsquo;âge mûr, surnommées les « grands-mères » — sont formés et supervisés pour offrir, sur un banc en bois installé près des cliniques, quelques séances d&rsquo;écoute et de résolution de problèmes.</p>
<p>Lancé par le psychiatre Dixon Chibanda, le dispositif a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un essai clinique randomisé publié en 2016. Ses résultats, mesurés sur plus de 550 patients dans 24 cliniques de Harare, ont montré une nette réduction des symptômes de dépression et d&rsquo;anxiété par rapport aux soins habituels après six mois. Depuis son intégration dans la stratégie nationale et un déploiement élargi, le programme indique avoir permis l&rsquo;accès à un soutien psychologique à plus de 775 000 personnes, et son modèle a été adapté au Malawi, en Tanzanie, en Afrique du Sud et au-delà.</p>
<p>Le <em>Friendship Bench</em> illustre une conviction qui gagne du terrain : on peut apporter une aide efficace sans attendre un hypothétique afflux de psychiatres, en formant des relais de proximité et en les articulant aux soins primaires, avec des passerelles vers les spécialistes pour les situations les plus lourdes.</p>
<h2>Familles, écoles, télésanté : les nouveaux relais</h2>
<p>D&rsquo;autres approches se multiplient. L&rsquo;intégration de la santé mentale aux soins primaires — pour qu&rsquo;un jeune en détresse trouve une première écoute dès le centre de santé du quartier — figure au cœur des plans de l&rsquo;OMS. Les écoles deviennent aussi des lieux de repérage et de prévention, où l&rsquo;on apprend à reconnaître les signaux d&rsquo;alerte et à en parler sans honte.</p>
<p>Le numérique ouvre par ailleurs des pistes prometteuses, à manier avec discernement :</p>
<ul>
<li>des plateformes de télésanté mentale mettant en relation jeunes et professionnels, utiles là où les distances et le nombre de soignants posent problème ;</li>
<li>des applications de soutien psychologique et d&rsquo;auto-assistance, en langues locales, pour informer et déstigmatiser ;</li>
<li>des lignes d&rsquo;écoute et des réseaux de pairs, qui brisent l&rsquo;isolement.</li>
</ul>
<p>Ces outils ne remplacent pas un suivi humain, et leur qualité varie ; mais ils élargissent l&rsquo;accès et normalisent la demande d&rsquo;aide. Le rôle des familles reste central : écouter sans juger, éviter les paroles qui culpabilisent, accompagner un proche vers un professionnel sont autant de gestes protecteurs. La communauté — chefs religieux, enseignants, associations de jeunes — peut devenir un puissant relais de prévention lorsqu&rsquo;elle choisit la bienveillance plutôt que le jugement.</p>
<h2>Vers une conversation apaisée</h2>
<p>La santé mentale des jeunes Africains n&rsquo;est pas une crise à contempler avec fatalisme, mais un chantier ouvert. Les besoins sont immenses, les moyens encore trop rares, mais des solutions concrètes, sobres et évaluées existent déjà, portées par des soignants, des chercheurs et des communautés entières. Le premier pas, souvent, tient dans une phrase que l&rsquo;on ose enfin prononcer : « je ne vais pas bien ». Faire en sorte que cette phrase soit accueillie, entendue et suivie d&rsquo;une aide accessible : voilà, peut-être, le vrai défi de 2026.</p>
<p><strong>Si vous ou un proche traversez une période de détresse, vous n&rsquo;êtes pas seul : n&rsquo;hésitez pas à vous tourner vers un professionnel de santé ou une ligne d&rsquo;écoute locale.</strong></p>
<p><em>Cet article a une visée informative et de sensibilisation. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation auprès d&rsquo;un professionnel de santé qualifié.</em></p>
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AFRIKSHOW — À FINALISER MANUELLEMENT (upload image API HS depuis le 18/07)
IMAGE À LA UNE (featured image) : entretien de soutien sur un banc communautaire, lumière naturelle, visages apaisés — Unsplash/Pexels « counselling bench Africa » / « community support »
ALT : Jeune adulte africain assis sur un banc en bois, écoutant une conseillère lors d'un entretien de soutien psychologique
CRÉDIT PHOTO : Unsplash — à créditer
SEO (Yoast à recopier) — Titre : Santé mentale des jeunes en Afrique en 2026 | Méta : Dépression, anxiété, tabou et manque criant de soins : où en est la santé mentale des jeunes Africains en 2026, et quelles solutions émergent sur le continent.
TAGS suggérés : santé mentale, jeunesse africaine, dépression, anxiété, Friendship Bench, OMS, télésanté, déstigmatisation
CITATION liée à : Dre Matshidiso Moeti, OMS Afrique (via UNICEF/OMS)
CRÉNEAU de programmation visé : société/santé — 12h-14h
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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Afrique australe : la lente convalescence des champs, deux ans après la grande sécheresse</title>
		<link>https://afrikshow.com/afrique-australe-la-lente-convalescence-des-champs-deux-ans-apres-la-grande-secheresse/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Zarah Fanny]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans après la sécheresse El Niño de 2023-2024, l'Afrique australe récolte à nouveau. État des lieux des moissons 2025-2026 et de la résilience agricole.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;hiver austral 2026, les silos de Zambie débordent et les greniers du sud de Madagascar restent presque vides. Entre ces deux images tient toute l&rsquo;histoire d&rsquo;une région qui se relève, inégalement, de la pire sécheresse de sa mémoire récente. Deux campagnes agricoles après le choc El Niño de 2023-2024, l&rsquo;Afrique australe n&rsquo;est plus en état d&rsquo;urgence généralisée, mais sa convalescence reste fragile et à plusieurs vitesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choc de 2023-2024, rappel d&rsquo;une année sans pluie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La saison 2023-2024 restera comme une anomalie climatique de référence. Sous l&rsquo;effet d&rsquo;un épisode El Niño particulièrement intense, l&rsquo;Afrique australe a connu, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), son mois de février le plus sec depuis un siècle, avec environ 20 % des précipitations habituelles et des températures nettement au-dessus des normales. Le maïs, qui fournit près d&rsquo;un cinquième des calories consommées dans la région, a été frappé au cœur de son cycle de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences ont été massives. Le PAM a estimé à plus de 30 millions le nombre de personnes affectées par la sécheresse, tandis que plusieurs pays — Malawi, Zambie, Zimbabwe et Namibie notamment — décrétaient l&rsquo;état de catastrophe ou d&rsquo;urgence nationale. Le Classement intégré de la sécurité alimentaire (IPC) a chiffré à environ 48 millions les personnes en insécurité alimentaire aiguë dans neuf pays de la SADC lors du pic 2024-2025, un total qui agrège il est vrai plusieurs facteurs, la sécheresse s&rsquo;ajoutant à des chocs économiques préexistants. En mai 2024, la Communauté de développement d&rsquo;Afrique australe (SADC) lançait un appel régional de 5,5 milliards de dollars. La FAO, elle, décrivait dès avril 2024 « un virage brutal vers le pire », avec 16 millions de personnes déjà en insécurité alimentaire aiguë sur les seuls premiers mois de l&rsquo;année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2025, le retour des pluies et le rebond des greniers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La bascule attendue vers des conditions La Niña, anticipée par la FAO dès le printemps 2024, s&rsquo;est traduite par un régime pluviométrique globalement plus clément pour la campagne 2024-2025. Le résultat s&rsquo;est lu dans les champs. En Zambie, où la moisson 2024 avait été qualifiée par les autorités agricoles de « pire de mémoire d&rsquo;homme », la production de maïs a rebondi d&rsquo;environ 25 % en 2025, revenant autour de 3,9 millions de tonnes. Chez le voisin sud-africain, premier producteur régional, la récolte de maïs a bondi de quelque 23 % pour atteindre 15,8 millions de tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rebond n&rsquo;a toutefois pas effacé les déficits partout. Le Mozambique a enregistré une deuxième campagne consécutive en dessous de la moyenne, la reprise des semis peinant dans les zones semi-arides du sud et du centre. Dans le Grand Sud de Madagascar, le « kere » — la faim endémique de cette région aride — a persisté, entretenu par des rendements toujours insuffisants en manioc et patate douce. Autrement dit, 2025 a été l&rsquo;année où la région a cessé de s&rsquo;enfoncer, sans revenir pour autant à l&rsquo;équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2026, une reprise à géométrie variable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne 2025-2026, dont les récoltes s&rsquo;achèvent en cet hiver austral, confirme une reprise réelle mais inégale, selon les perspectives publiées par FEWS NET en juin 2026. Le contraste régional est saisissant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Zambie</strong> : récolte de maïs record, estimée autour de 4,9 à 5 millions de tonnes, présentée par le ministère de l&rsquo;Agriculture comme la plus élevée jamais enregistrée. Stocks reconstitués et pouvoir d&rsquo;achat des ménages amélioré.</li>



<li><strong>Zimbabwe</strong> : situation redevenue globalement stable dans les zones excédentaires, avec des prix du maïs en repli, mais des poches de déficit persistantes dans les districts secs.</li>



<li><strong>Malawi</strong> : rendements nationaux proches de la moyenne, mais un sud du pays toujours déficitaire, où des tensions alimentaires sont attendues pendant la soudure d&rsquo;octobre à janvier.</li>



<li><strong>Lesotho</strong> : récoltes supérieures à la moyenne au nord, mais dégâts localisés au sud, où des pluies tardives et un engorgement des sols en avril-mai ont endommagé des cultures.</li>



<li><strong>Mozambique et Madagascar</strong> : récoltes de nouveau inférieures à la moyenne ; le Grand Sud malgache reste la zone la plus tendue de la région.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie d&rsquo;ensemble est donc celle d&rsquo;une région coupée en deux : un bloc central et septentrional qui a renoué avec des récoltes correctes à excellentes, et une frange méridionale et insulaire où la reconstitution des stocks reste laborieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Semences, sillons et savoir-faire : la résilience à l&rsquo;œuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces chiffres, une transformation plus discrète est à l&rsquo;œuvre : l&rsquo;adaptation des pratiques agricoles. Au Zimbabwe, la méthode Pfumvudza — une agriculture de conservation à base de micro-parcelles travaillées à la main, de trous de plantation espacés et de paillage retenant l&rsquo;humidité du sol — s&rsquo;est diffusée à grande échelle. Adoptée officiellement en 2020, elle concernait plus de 3,5 millions de participants en 2024, une étude gouvernementale de 2023 suggérant que 84 % des ménages ruraux la pratiquaient. Sur le terrain, l&rsquo;adhésion est concrète, comme le résume l&rsquo;agriculteur Landlots Kuutsi, cité par Dialogue Earth :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Je continuerai à jamais de pratiquer le Pfumvudza, car il me garantit de meilleures récoltes qui nourriront ma famille jusqu&rsquo;à la prochaine saison. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">À cette agriculture de conservation s&rsquo;ajoute le levier des semences. Les variétés de maïs tolérantes à la sécheresse, à cycle court, développées notamment par les centres de recherche régionaux et les semenciers locaux, deviennent un outil de planification recommandé face à l&rsquo;irrégularité des pluies. Les organisations agricoles régionales misent en parallèle sur l&rsquo;agriculture intelligente face au climat et les services de conseil numériques pour outiller les petits producteurs. L&rsquo;aide alimentaire, elle, reste un filet de sécurité indispensable mais sous tension : au Mozambique, faute de financements suffisants, le PAM a dû réduire le nombre de bénéficiaires dans le nord et chiffrait à 78,8 millions de dollars ses besoins pour la seule période de novembre 2025 à avril 2026. La résilience se construit ainsi sur trois piliers — semences, pratiques culturales, assistance ciblée — dont aucun ne suffit seul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ombre d&rsquo;un nouvel El Niño</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La convalescence pourrait toutefois être écourtée. Les prévisionnistes surveillent l&rsquo;émergence d&rsquo;un nouvel épisode El Niño pour la saison des pluies 2026-2027. Selon une note de Welthungerhilfe de juin 2026, la période critique se situe non pas dans l&rsquo;hiver austral actuel, saison sèche, mais bien à partir de la fin 2026 : le message des experts est moins d&rsquo;anticiper une catastrophe certaine que d&rsquo;engager dès maintenant la préparation, en surveillant la disponibilité des semences et en privilégiant les variétés tolérantes à la sécheresse. FEWS NET n&rsquo;exclut pas, dans son scénario de juin 2026, un retour à des conditions plus sèches et chaudes susceptibles de peser sur la prochaine campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après la grande sécheresse, l&rsquo;Afrique australe offre donc un tableau nuancé : des greniers zambiens pleins, un Grand Sud malgache toujours à la peine, et partout des paysans qui apprennent à cultiver autrement. La vraie mesure de la résilience régionale ne se lira pas dans les records de 2026, mais dans la capacité des champs à encaisser le prochain caprice du climat, déjà annoncé à l&rsquo;horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>EdTech en Afrique de l&#8217;Est : la révolution numérique de l&#8217;école se heurte au mur de l&#8217;électricité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alex Konan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 20:56:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kenya, Rwanda, Tanzanie, Éthiopie misent sur les tablettes et les classes connectées. Enquête sur les promesses et les fractures de l'école numérique est-africaine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des tablettes dans les cartables, des tableaux interactifs à la place de la craie, des plateformes d&rsquo;apprentissage accessibles depuis un téléphone : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est s&rsquo;est imposée, ces dernières années, comme l&rsquo;un des laboratoires les plus dynamiques de l&rsquo;école numérique sur le continent. Mais derrière les vitrines technologiques présentées lors des grands rendez-vous de 2026, une question tenace demeure : à quoi sert une salle de classe connectée quand quatre écoles africaines sur dix n&rsquo;ont toujours pas l&rsquo;électricité ?</p>
<h2>Un élan bien réel, porté par des chiffres impressionnants</h2>
<p>Le mouvement n&rsquo;a rien d&rsquo;un effet d&rsquo;annonce. Selon les estimations réunies par plusieurs cabinets spécialisés, le marché africain de l&rsquo;apprentissage en ligne pourrait passer d&rsquo;environ 3,4 milliards de dollars en 2024 à 7,7 milliards à l&rsquo;horizon 2033, soit une croissance annuelle voisine de 9 %. Ces projections restent à manier avec prudence — les méthodologies varient d&rsquo;un rapport à l&rsquo;autre — mais elles traduisent une tendance de fond, portée par les plus de 400 millions d&rsquo;utilisateurs de smartphones que compte le continent.</p>
<p>Les conférences et rapports de 2026, à commencer par l&rsquo;édition annuelle d&rsquo;eLearning Africa, le principal rassemblement du secteur, font le même constat : l&rsquo;EdTech africaine est sortie de sa phase expérimentale. En Afrique de l&rsquo;Est, quatre pays illustrent des stratégies distinctes mais convergentes : le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l&rsquo;Éthiopie.</p>
<h2>Kenya et Rwanda : deux modèles à grande échelle</h2>
<p>Le Kenya fait figure de pionnier avec son <em>Digital Literacy Programme</em>, connu sous le nom de DigiSchool. Selon l&rsquo;Autorité kényane des TIC, le programme a distribué environ 1,2 million d&rsquo;appareils numériques à plus de 22 000 écoles primaires publiques. Un rapport publié conjointement par le gouvernement, l&rsquo;UNESCO et Huawei met en avant des retours d&rsquo;élèves encourageants : dans les établissements évalués, une large majorité déclare que l&rsquo;accès à Internet a rendu l&rsquo;apprentissage plus stimulant et les notions complexes plus faciles à saisir. Ces enquêtes de perception, positives, ne mesurent toutefois pas encore l&rsquo;impact sur les résultats scolaires eux-mêmes.</p>
<p>Le Rwanda, lui, a bâti son ambition autour de la connectivité. En octobre 2025, le pays a annoncé l&rsquo;achèvement de la première phase de son programme d&rsquo;éducation intelligente : selon <em>The New Times</em> et les partenaires du projet, quelque 1 500 écoles — dont 270 en zone reculée — ont été raccordées à Internet haut débit, donnant accès à des ressources pédagogiques à près de 1,5 million d&rsquo;élèves. La deuxième phase vise 2 500 établissements supplémentaires et une centaine de « classes intelligentes », adossées à une plateforme cloud nationale.</p>
<blockquote>
<p>« Cela facilitera le développement professionnel continu et la formation entre pairs », résume Bella Rwigamba, responsable du numérique au ministère rwandais de l&rsquo;Éducation.</p>
</blockquote>
<h2>La connectivité et l&rsquo;électricité, préalables trop souvent oubliés</h2>
<p>C&rsquo;est là que le récit se complique. Aucune tablette ne fonctionne sans courant, aucune plateforme sans réseau. Or les données disponibles rappellent l&rsquo;ampleur du chantier. D&rsquo;après les indicateurs relayés en 2025, seules 40 % des écoles primaires et environ la moitié des établissements du premier cycle du secondaire disposaient d&rsquo;un accès Internet en Afrique en 2024. Côté énergie, le rapport de connectivité de l&rsquo;Union internationale des télécommunications avançait déjà que 40 % seulement des écoles d&rsquo;Afrique subsaharienne étaient raccordées à l&rsquo;électricité.</p>
<p>Ces moyennes continentales masquent de fortes disparités : un établissement de Nairobi ou de Kigali n&rsquo;a pas les mêmes contraintes qu&rsquo;une école rurale du nord de la Tanzanie ou des hauts plateaux éthiopiens. Le déploiement rwandais de solutions solaires, comme les salles mobiles alimentées par panneaux photovoltaïques, illustre une prise de conscience : le numérique éducatif commence par une prise de courant fiable et une connexion stable, pas par le logiciel.</p>
<h2>Former les enseignants, le maillon décisif</h2>
<p>L&rsquo;équipement ne suffit pas : encore faut-il des enseignants capables d&rsquo;en tirer parti. C&rsquo;est le pari de la Tanzanie, qui a fait de la formation son point d&rsquo;entrée. En avril 2026, l&rsquo;UNESCO et l&rsquo;Institut tanzanien de l&rsquo;éducation ont annoncé la formation de 139 « formateurs de référence » en TIC, issus de 60 établissements répartis sur 20 régions, adossée à un nouveau référentiel national de compétences numériques pour enseignants et à une série de modules en ligne.</p>
<blockquote>
<p>La plateforme de développement professionnel est « un outil clé pour équiper les enseignants des compétences et de la confiance nécessaires », souligne Lina Rujweka, directrice des TIC au ministère tanzanien de l&rsquo;Éducation.</p>
</blockquote>
<p>Cette approche par la pédagogie, plutôt que par le matériel, répond à une critique récurrente des projets EdTech : trop d&rsquo;appareils sont restés dans leurs cartons, faute d&rsquo;enseignants formés et accompagnés. La logique du « former d&rsquo;abord, déployer ensuite » gagne du terrain dans la région.</p>
<h2>Fracture numérique et équité : le risque de l&rsquo;école à deux vitesses</h2>
<p>Le principal danger du numérique éducatif est de creuser les inégalités qu&rsquo;il prétend réduire. Plusieurs facteurs se cumulent :</p>
<ul>
<li><strong>Le clivage ville-campagne</strong> : les écoles urbaines, mieux dotées en réseau et en électricité, avancent plus vite, laissant les zones rurales en retrait.</li>
<li><strong>Le fossé de genre</strong> : dans plusieurs pays, les filles accèdent moins souvent aux outils numériques, ce que certains dispositifs de formation ciblent explicitement.</li>
<li><strong>Le coût des données</strong> : même connectées, les familles modestes peinent à financer les forfaits nécessaires à un usage régulier.</li>
<li><strong>La barrière linguistique</strong> : une grande partie des contenus reste en anglais, moins accessible aux communautés locales.</li>
</ul>
<p>L&rsquo;Éthiopie, avec sa Stratégie nationale d&rsquo;éducation numérique 2023–2028, illustre l&rsquo;écart entre l&rsquo;ambition affichée et un point de départ difficile : le pays reste l&rsquo;un de ceux où la pénétration d&rsquo;Internet demeure faible, et où l&rsquo;électrification des écoles constitue un préalable massif. La feuille de route existe ; le défi est celui de la mise en œuvre.</p>
<h2>Perspectives : dépasser la fascination pour l&rsquo;outil</h2>
<p>Que retenir de ce panorama ? D&rsquo;abord que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est ne manque ni de vision ni de projets d&rsquo;envergure : le Rwanda mise sur l&rsquo;infrastructure, le Kenya sur l&rsquo;équipement de masse, la Tanzanie sur les enseignants, l&rsquo;Éthiopie sur la planification. Ensuite, que ces stratégies ne porteront leurs fruits que si les préalables — électricité, connectivité, formation, contenus adaptés — sont traités avec autant de sérieux que l&rsquo;achat de tablettes.</p>
<p>Les rapports de 2026 convergent sur un message de maturité : le numérique n&rsquo;est pas une fin, mais un levier. Une classe connectée sans enseignant formé, ou une plateforme brillante sans réseau fiable, ne change rien à la vie d&rsquo;un élève. L&rsquo;enjeu des prochaines années sera moins de multiplier les écrans que de mesurer, honnêtement, ce qu&rsquo;ils apportent réellement aux apprentissages. C&rsquo;est à cette condition que la promesse de l&rsquo;EdTech est-africaine cessera d&rsquo;être un slogan pour devenir un progrès partagé.</p>
<p><!--
IMAGE A LA UNE (a ajouter manuellement via wp-admin — upload API HS) :
ALT : Eleves d'une ecole primaire est-africaine utilisant des tablettes numeriques dans une salle de classe lumineuse
Credit : Doug Linstedt / Unsplash
Visuel suggere : Une salle de classe africaine ou des ecoliers en uniforme partagent des tablettes autour d'un pupitre, lumiere naturelle.
SEO (Yoast — recopier) : Titre : EdTech en Afrique de l'Est : promesses et limites | Meta : Kenya, Rwanda, Tanzanie, Ethiopie misent sur les tablettes et les classes connectees. Enquete sur les promesses et les fractures de l'ecole numerique est-africaine.
Tags suggeres : EdTech, education numerique, Afrique de l'Est, Rwanda, Kenya, fracture numerique, connectivite scolaire
Sources : The New Times (Rwanda smart education) ; UNESCO (DigiSchool Kenya) ; UNESCO/TIE (139 formateurs TIC Tanzanie) ; DigitalDefynd (EdTech Afrique 2026) ; Strategie numerique Ethiopie 2023-2028.
Auteur : Alex Konan | Sous-cat : Education (39) + Afrique de l'Est (33) | Creneau : 18h-22h (societe / education)
--></p>
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		<title>Choléra en Afrique australe : l&#8217;eau potable, première ligne de défense</title>
		<link>https://afrikshow.com/cholera-en-afrique-australe-leau-potable-premiere-ligne-de-defense/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alex Konan]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 20:28:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face à la hausse des épidémies de choléra en Afrique australe, l'accès à l'eau, l'assainissement et le vaccin oral restent les meilleures armes de prévention.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En Afrique australe et dans les régions voisines, le choléra reste l&rsquo;un des révélateurs les plus crus des inégalités d&rsquo;accès à l&rsquo;eau. Alors qu&rsquo;Africa CDC a alerté fin 2025 et en 2026 sur une recrudescence des épidémies sur le continent, les spécialistes rappellent une évidence longtemps répétée : cette maladie est évitable. La prévention passe d&rsquo;abord par l&rsquo;eau, l&rsquo;hygiène et l&rsquo;assainissement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choléra, une maladie ancienne mais évitable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choléra est une infection intestinale aiguë provoquée par la bactérie <em>Vibrio cholerae</em>, ingérée le plus souvent via de l&rsquo;eau ou des aliments contaminés. Sa forme grave peut entraîner une déshydratation rapide. Selon l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS), la grande majorité des cas peuvent toutefois être traités simplement, notamment par réhydratation, lorsque la prise en charge est précoce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La particularité du choléra tient à sa nature profondément liée à l&rsquo;environnement. Il circule là où l&rsquo;eau potable manque, où les eaux usées se mêlent aux sources de consommation, où les systèmes d&rsquo;assainissement sont fragiles. C&rsquo;est ce qui explique qu&rsquo;il soit qualifié de maladie de la pauvreté hydrique, et surtout qu&rsquo;il soit considéré comme largement évitable. D&rsquo;après l&rsquo;OMS-AFRO, entre 2014 et 2021, la Région africaine a concentré environ 21 % des cas mondiaux mais près de 80 % des décès, un écart qui en dit long sur les difficultés d&rsquo;accès aux soins et à l&rsquo;eau saine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;alerte continentale de 2026 remise en contexte</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fin 2025, puis courant 2026, Africa CDC a signalé une hausse des flambées épidémiques sur le continent, citant le choléra parmi les priorités sanitaires, aux côtés d&rsquo;autres maladies. D&rsquo;après les éléments rapportés par plusieurs médias africains, dont Premium Times, l&rsquo;agence a présenté le choléra comme l&rsquo;une des urgences les plus pressantes, évoquant un nombre de cas en nette augmentation par rapport à quelques années plus tôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Africa CDC, un petit nombre de pays concentrerait l&rsquo;essentiel des cas continentaux. En Afrique australe et de l&rsquo;Est, l&rsquo;UNICEF a de son côté fait état de plus de 178 000 cas de choléra recensés dans 16 pays entre janvier 2024 et mars 2025, et d&rsquo;environ 2 900 décès sur cette période. Ces chiffres, à considérer avec prudence car ils évoluent et dépendent des capacités de dépistage, dessinent néanmoins une tendance claire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les situations documentées, l&rsquo;UNICEF a rapporté que le Soudan du Sud a connu l&rsquo;une de ses pires flambées depuis deux décennies, et que l&rsquo;Angola a enregistré plusieurs milliers de cas répartis sur une large partie de son territoire, avec une part importante d&rsquo;enfants touchés. Il ne s&rsquo;agit pas de dramatiser un continent entier, mais de comprendre où et pourquoi la maladie prospère.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle central de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si un seul facteur devait résumer la prévention du choléra, ce serait l&rsquo;accès à une eau sûre. Les données de l&rsquo;UNICEF pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe donnent la mesure du défi : selon l&rsquo;agence, environ 120 millions de personnes, dont des dizaines de millions d&rsquo;enfants, boiraient une eau non sécurisée dans la région, tandis que des dizaines de millions de personnes n&rsquo;auraient pas accès à des installations d&rsquo;hygiène de base à domicile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce que recouvre l&rsquo;approche dite WASH, pour <em>Water, Sanitation and Hygiene</em> (eau, assainissement et hygiène). Elle repose sur trois piliers complémentaires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;accès à une eau de boisson potable et à des points d&rsquo;eau protégés ;</li>



<li>des systèmes d&rsquo;assainissement qui empêchent les eaux usées de contaminer les sources ;</li>



<li>des pratiques d&rsquo;hygiène, à commencer par le lavage des mains au savon.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Les chocs climatiques compliquent l&rsquo;équation. D&rsquo;après l&rsquo;UNICEF, inondations et sécheresses endommagent les infrastructures d&rsquo;eau et concentrent les populations autour de sources parfois insalubres, favorisant la circulation de la bactérie. Investir dans des réseaux d&rsquo;eau résilients relève donc autant de la prévention sanitaire que de l&rsquo;adaptation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« L&rsquo;accès à une eau salubre est un besoin fondamental, vital pour la survie et le développement de nos enfants », a souligné Etleva Kadilli, directrice régionale de l&rsquo;UNICEF pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Vaccin oral et surveillance : deux leviers complémentaires</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À côté de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement, le vaccin oral contre le choléra (OCV, pour <em>Oral Cholera Vaccine</em>) constitue un outil de plus en plus mobilisé. Longtemps limité par une pénurie mondiale, l&rsquo;approvisionnement s&rsquo;est amélioré. Selon l&rsquo;OMS, la production annuelle de doses aurait à peu près doublé entre 2022 et 2025, passant d&rsquo;environ 35 millions à près de 70 millions de doses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce redressement a permis, début 2026, une évolution notable. D&rsquo;après l&rsquo;OMS, la vaccination préventive — et non plus seulement en réaction aux flambées — a repris le 4 février 2026 après une interruption de trois ans, le Mozambique figurant parmi les premiers pays concernés. Pour la réponse aux épidémies, une stratégie à dose unique reste privilégiée, offrant selon l&rsquo;OMS une protection d&rsquo;au moins six mois, le temps de casser une chaîne de transmission.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le vaccin ne remplace pas l&rsquo;eau propre : il la complète. La surveillance épidémiologique joue un rôle tout aussi déterminant. Détecter précocement les premiers cas, cartographier les zones à risque et coordonner les réponses au-delà des frontières permet d&rsquo;agir avant qu&rsquo;une flambée ne s&rsquo;étende. L&rsquo;OMS-AFRO met en avant l&rsquo;usage croissant de la modélisation prédictive et de l&rsquo;analyse de données pour anticiper les points chauds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette combinaison s&rsquo;inscrit dans un objectif régional plus large : l&rsquo;élimination du choléra à l&rsquo;horizon 2030, porté par la Global Task Force on Cholera Control (GTFCC) et l&rsquo;OMS-AFRO, avec pour cibles une réduction des décès et l&rsquo;élimination de la maladie dans plusieurs pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Nous devons aller au-delà de la réponse d&rsquo;urgence et construire des systèmes qui préviennent le choléra, par une eau propre, l&rsquo;assainissement et l&rsquo;engagement communautaire », a résumé le Dr Dick Chamla, de l&rsquo;OMS.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Des gestes de prévention à l&rsquo;échelle communautaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La prévention ne repose pas uniquement sur les grandes infrastructures : elle se joue aussi au quotidien, dans les foyers et les quartiers. Les autorités sanitaires régionales rappellent régulièrement quelques principes généraux de bon sens, sans se substituer à un avis médical :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>utiliser de l&rsquo;eau traitée ou provenant d&rsquo;une source sûre pour boire et cuisiner ;</li>



<li>se laver les mains au savon, notamment avant les repas et après être allé aux toilettes ;</li>



<li>recourir à des toilettes ou latrines adaptées et éviter la défécation à l&rsquo;air libre ;</li>



<li>préparer et conserver les aliments dans de bonnes conditions d&rsquo;hygiène ;</li>



<li>en cas de diarrhée aiguë, consulter rapidement une structure de santé, la réhydratation précoce étant essentielle.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;engagement des communautés est décisif. Relais locaux, écoles, associations et agents de santé communautaires diffusent l&rsquo;information, encouragent les bons réflexes et signalent les premiers cas. C&rsquo;est souvent cette vigilance de terrain qui fait la différence entre un cas isolé et une épidémie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une maladie que l&rsquo;on peut faire reculer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le choléra n&rsquo;a rien d&rsquo;une fatalité. Les épisodes récents en Afrique australe et dans les régions voisines rappellent surtout que l&rsquo;eau potable, l&rsquo;assainissement et l&rsquo;hygiène restent la première ligne de défense, renforcée aujourd&rsquo;hui par un accès élargi au vaccin oral et par une meilleure surveillance. Derrière chaque courbe de cas, il y a des choix d&rsquo;investissement dans l&rsquo;eau et la santé publique. C&rsquo;est peut-être là le message le plus utile de l&rsquo;alerte continentale de 2026 : prévenir coûte moins cher, et sauve davantage, que guérir dans l&rsquo;urgence.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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