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	<title>Environnement Archives - Afrikshow.com</title>
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	<title>Environnement Archives - Afrikshow.com</title>
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		<title>Écoles vertes en Afrique : la nouvelle ligne de défense contre un climat qui vide les classes</title>
		<link>https://afrikshow.com/ecoles-vertes-en-afrique-la-nouvelle-ligne-de-defense-contre-un-climat-qui-vide-les-classes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Assi Mondesir Assi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaleur, inondations, sécheresses : le climat perturbe la scolarité de millions d'enfants africains. Comment les écoles vertes et résilientes protègent l'apprentissage.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/ecoles-vertes-en-afrique-la-nouvelle-ligne-de-defense-contre-un-climat-qui-vide-les-classes/">Écoles vertes en Afrique : la nouvelle ligne de défense contre un climat qui vide les classes</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chaque année, la chaleur extrême, les crues et les sécheresses ferment des écoles et poussent des enfants africains vers la sortie. Face à cette menace silencieuse, une réponse concrète prend forme : des écoles « vertes », mieux ventilées, alimentées au solaire et pensées pour résister aux chocs. Enquête sur un chantier qui décidera de l&rsquo;avenir scolaire de tout un continent.</strong></p>
<p>Il y a une image qui revient, d&rsquo;une région à l&rsquo;autre : une salle de classe surchauffée, des enfants qui somnolent sur leur pupitre en milieu de matinée, une institutrice qui renonce à faire réciter la leçon parce que personne ne suit plus. Ce n&rsquo;est pas une anecdote isolée. C&rsquo;est devenu, dans de larges pans de l&rsquo;Afrique subsaharienne, une expérience de rentrée aussi banale que le cartable neuf. Le dérèglement climatique n&rsquo;attaque pas seulement les récoltes et les nappes phréatiques ; il attaque aussi, très directement, la capacité d&rsquo;un enfant à apprendre à lire.</p>
<h2>Quand le climat ferme les portes de l&rsquo;école</h2>
<p>Les chiffres donnent le vertige. En 2024, les aléas climatiques ont perturbé la scolarité d&rsquo;au moins 242 millions d&rsquo;élèves dans le monde, soit environ un sur sept, selon un bilan de l&rsquo;UNICEF. L&rsquo;Afrique paie un tribut lourd : sur le seul continent, près de 20 millions d&rsquo;enfants supplémentaires ont vu leur risque de décrochage scolaire augmenter la même année à cause de ces chocs. En Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale, inondations et sécheresses ont touché quelque 12 millions d&rsquo;élèves ; en Afrique de l&rsquo;Est et australe, 8 millions de plus.</p>
<p>Derrière ces agrégats, des épisodes concrets. Au Zimbabwe, une sécheresse prolongée a affecté environ 1,8 million d&rsquo;enfants. Ailleurs, ce sont les crues qui emportent tout : toitures arrachées, salles inondées, latrines détruites, pistes coupées qui isolent les villages pendant des semaines. Une école endommagée, c&rsquo;est rarement une simple parenthèse. Le temps de réparer, de sécher, de rouvrir, des semaines de cours s&rsquo;évaporent — et une partie des élèves ne revient jamais.</p>
<h2>La chaleur, ennemie invisible de l&rsquo;apprentissage</h2>
<p>De toutes les menaces, la chaleur est la plus insidieuse, parce qu&rsquo;elle ne fait pas les gros titres. Pas de bâtiment effondré, pas d&rsquo;images spectaculaires : juste des degrés en trop. Or la recherche est constante sur ce point : au-delà d&rsquo;un certain seuil, la température ambiante érode la concentration, la mémoire de travail et les résultats aux examens. Dans une classe en tôle sans ventilation, avec quarante enfants entassés sous un soleil de saison sèche, apprendre relève de l&rsquo;exploit.</p>
<p>Ce coût cognitif s&rsquo;ajoute à une crise éducative déjà installée. En Afrique de l&rsquo;Est et australe, neuf enfants sur dix âgés de dix ans seraient incapables de lire et de comprendre un texte simple. Le climat ne crée pas cette « pauvreté des apprentissages », mais il l&rsquo;aggrave mécaniquement : chaque journée de classe perdue, chaque après-midi rendu inutile par la canicule, creuse un retard que les familles les plus pauvres ne rattrapent jamais.</p>
<h2>Une facture qui se compte en générations</h2>
<p>Le phénomène n&rsquo;est pas nouveau, il s&rsquo;accélère. Entre 2005 et 2024, environ 130 millions d&rsquo;enfants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe ont subi des perturbations liées au climat, pour un coût estimé à près de 1,3 milliard de dollars de dégâts directs aux systèmes éducatifs, selon une analyse de l&rsquo;UNICEF. La note s&rsquo;alourdit encore si l&rsquo;on regarde vers l&rsquo;avenir : les pertes de revenus sur toute une vie, faute d&rsquo;éducation suffisante, pourraient atteindre jusqu&rsquo;à 140 milliards de dollars pour cette seule région.</p>
<p>Cette exposition n&rsquo;est pas répartie au hasard. Près d&rsquo;un enfant sur quatre de la région est confronté à au moins trois aléas climatiques qui se chevauchent — sécheresse et inondation, chaleur et cyclone. Et à l&rsquo;échelle du continent, 17 des 30 pays où les enfants sont les plus exposés au risque climatique se trouvent en Afrique de l&rsquo;Ouest et centrale. Autrement dit, la géographie de la vulnérabilité scolaire recoupe presque parfaitement celle de la pauvreté.</p>
<h2>L&rsquo;école verte, mode d&#8217;emploi</h2>
<p>La bonne nouvelle, c&rsquo;est qu&rsquo;on sait quoi faire. Le concept d&rsquo;« école verte » ou climato-résiliente n&rsquo;a rien d&rsquo;un gadget écologique : il s&rsquo;agit d&rsquo;abord de rendre l&rsquo;école habitable et fiable. Cela commence par le bâti — toitures réfléchissantes, ventilation naturelle croisée, arbres d&rsquo;ombrage plantés dans la cour, matériaux qui gardent la fraîcheur — pour faire baisser la température intérieure sans climatisation coûteuse.</p>
<p>Vient ensuite l&rsquo;autonomie. Beaucoup d&rsquo;écoles africaines fonctionnent encore sans électricité ni point d&rsquo;eau fiable. Les panneaux solaires apportent la lumière, permettent d&rsquo;utiliser des outils numériques et de tenir les cours du soir. La récupération des eaux de pluie et le forage sécurisent l&rsquo;accès à l&rsquo;eau potable et à des sanitaires décents — un enjeu majeur, quand on sait que plus de 220 millions d&rsquo;enfants et de familles en Afrique manquent d&rsquo;un accès adéquat à l&rsquo;eau, et que 58 % des enfants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe vivent dans des zones de forte vulnérabilité hydrique. Une école qui garde son eau lors d&rsquo;une sécheresse, c&rsquo;est une école où les filles, souvent envoyées puiser au loin, continuent de venir en classe.</p>
<p>Enfin, la résilience physique : surélever les fondations en zone inondable, renforcer les charpentes contre les vents violents, prévoir des abris sûrs. Ces investissements paraissent lourds ; ils coûtent presque toujours moins cher que la reconstruction répétée après chaque catastrophe.</p>
<h2>Adapter les calendriers, pas seulement les murs</h2>
<p>Bétonner et planter ne suffit pas. Les systèmes éducatifs les plus avancés révisent aussi leur organisation. On décale les horaires pour éviter les heures les plus torrides, on aménage le calendrier scolaire autour des saisons de crue, on prépare des dispositifs d&rsquo;enseignement à distance ou de rattrapage pour que la fermeture d&rsquo;une école ne signifie pas l&rsquo;arrêt de l&rsquo;apprentissage. Certains programmes intègrent désormais l&rsquo;éducation à l&rsquo;environnement, transformant les élèves en acteurs de l&rsquo;adaptation de leur propre village.</p>
<p>Cette combinaison — infrastructures solides, énergie et eau autonomes, calendriers souples, contenus adaptés — dessine ce que les spécialistes appellent un système éducatif « climato-intelligent ». Rien de révolutionnaire sur le papier. Le défi est ailleurs : dans le financement, la maintenance et la volonté de traiter l&rsquo;école comme une infrastructure vitale, au même titre qu&rsquo;un hôpital.</p>
<h2>Un chantier de survie, pas de confort</h2>
<p>Il serait tentant de ranger les écoles vertes dans la catégorie des projets pilotes séduisants mais marginaux. Ce serait une erreur d&rsquo;échelle. Quand la scolarité de dizaines de millions d&rsquo;enfants vacille chaque année au gré des saisons, adapter l&rsquo;école n&rsquo;est plus une option esthétique : c&rsquo;est une condition pour que la promesse de l&rsquo;éducation tienne encore debout. « La crise climatique n&rsquo;est pas une menace lointaine, mais un danger immédiat pour les enfants d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est et australe », résume Etleva Kadilli, directrice régionale de l&rsquo;UNICEF (<a href="https://www.unicef.org/esa/press-releases/45-million-children-risk">source</a>).</p>
<p>La question qui reste ouverte n&rsquo;est pas de savoir si ces écoles sont utiles — les données le disent assez — mais si elles se généraliseront assez vite. Car chaque saison des pluies qui passe, chaque canicule qui s&rsquo;installe, ce sont des journées de classe que l&rsquo;on ne rendra pas. Et un enfant qui quitte l&rsquo;école à cause du climat n&rsquo;attend pas que les adultes se décident : il grandit, tout de suite.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Des élèves africains suivent un cours dans une salle de classe ombragée équipée de panneaux solaires" | Credit = "Photo d'illustration / AFRIKSHOW" | Visuel = ecole climato-resiliente avec toiture solaire, arbres d'ombrage, recuperation d'eau de pluie.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "Écoles vertes en Afrique : protéger l'école du climat" | Meta = "Chaleur, inondations, sécheresses : le climat perturbe la scolarité de millions d'enfants africains. Comment les écoles vertes protègent l'apprentissage."
Tags suggeres: écoles vertes, éducation, changement climatique, Afrique, enfance, résilience climatique, UNICEF
Creneau de programmation vise: societe/education, 18h-22h.
Sources: unicef.org/esa 45 million children ; unicef.org/esa Protecting Children's Learning Futures ; unicefusa.org snapshot 2024 ; unicef.org/wca green school initiative ; unicef.org/mena green schools ; unicef.org climate-resilient WASH.
--></p>
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		<title>Eau et assainissement : pourquoi l&#8217;Afrique a fait de 2026 son année décisive</title>
		<link>https://afrikshow.com/eau-et-assainissement-pourquoi-lafrique-a-fait-de-2026-son-annee-decisive/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mohayet Grace KOUASSI]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'Union africaine a fait de 2026 l'année de l'eau et de l'assainissement. Chiffres d'accès, disparités et enjeux de santé sur le continent.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En désignant 2026 « Année de la disponibilité durable de l&rsquo;eau et de systèmes d&rsquo;assainissement sûrs », l&rsquo;Union africaine a placé un problème aussi ancien que banal au sommet de son agenda. Derrière le vocabulaire technique du secteur, une réalité têtue : sur le continent, ouvrir un robinet et boire sans risque reste un privilège pour des centaines de millions de personnes.</strong></p>
<p>Le thème retenu pour l&rsquo;année n&rsquo;a rien d&rsquo;anecdotique. Formulé en toutes lettres, il vise « la disponibilité durable de l&rsquo;eau et des systèmes d&rsquo;assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l&rsquo;Agenda 2063 », le plan de développement à long terme du continent. C&rsquo;est la première fois depuis longtemps que l&rsquo;eau et les latrines, ces sujets qu&rsquo;on relègue volontiers au second plan, occupent le devant de la scène continentale pour douze mois. La raison est simple : les chiffres n&rsquo;avancent pas assez vite, et le retard commence à peser lourd.</p>
<h2>Des centaines de millions d&rsquo;Africains toujours à sec</h2>
<p>Le point de départ tient en quelques nombres, arrondis mais parlants. Plus de 400 millions d&rsquo;habitants du continent n&rsquo;ont pas accès à un service élémentaire d&rsquo;eau potable. Côté assainissement, la situation est encore plus dégradée : près de 780 millions de personnes vivent sans installation sanitaire de base, et environ 208 millions continuent de pratiquer la défécation à l&rsquo;air libre, faute d&rsquo;alternative. Quand on ajoute l&rsquo;hygiène, c&rsquo;est-à-dire la possibilité toute simple de se laver les mains à l&rsquo;eau et au savon chez soi, ce sont plus de 830 millions d&rsquo;Africains qui en sont privés.</p>
<p>Ces moyennes cachent des trajectoires inquiétantes. Pour tenir les cibles de l&rsquo;Objectif de développement durable numéro 6 des Nations unies, qui promet un accès universel à l&rsquo;eau et à l&rsquo;assainissement d&rsquo;ici 2030, le continent devrait accélérer sa progression de manière spectaculaire : selon l&rsquo;analyse conjointe de l&rsquo;OMS et de l&rsquo;UNICEF, il faudrait multiplier par douze le rythme actuel pour l&rsquo;eau potable gérée en toute sécurité, par vingt pour l&rsquo;assainissement et par quarante-deux pour l&rsquo;hygiène de base. Autant dire que la trajectoire, en l&rsquo;état, ne mène pas à l&rsquo;objectif.</p>
<p>Les populations, elles, n&rsquo;ont pas attendu les rapports pour s&rsquo;inquiéter. Dans une enquête publiée en mars 2026 par le réseau Afrobarometer, 57 % des ménages interrogés à travers le continent déclarent avoir manqué d&rsquo;eau au moins une fois au cours de l&rsquo;année écoulée, un quart d&rsquo;entre eux « souvent » ou « toujours ». L&rsquo;eau se hisse ainsi parmi les trois problèmes que les citoyens veulent voir traités en priorité. Et le jugement porté sur l&rsquo;action publique est sévère : seuls 39 % des sondés se disent satisfaits de la manière dont l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement sont pris en charge.</p>
<h2>La double fracture : villes contre campagnes, riches contre pauvres</h2>
<p>Parler d&rsquo;un « accès africain » à l&rsquo;eau relève de l&rsquo;abstraction. La réalité, ce sont des écarts béants selon l&rsquo;endroit où l&rsquo;on vit et selon ce que l&rsquo;on gagne. L&rsquo;enquête Afrobarometer chiffre cette fracture avec netteté. En ville, 71 % des ménages disposent d&rsquo;un raccordement à un réseau d&rsquo;eau ; à la campagne, ce taux tombe à 31 %. Pour les toilettes à domicile, l&rsquo;écart est du même ordre : 49 % en milieu urbain contre 18 % en milieu rural. Quant au raccordement à un système d&rsquo;égouts, il concerne 41 % des citadins mais à peine 8 % des ruraux.</p>
<p>Vue depuis les zones rurales, l&rsquo;ampleur du chantier donne le vertige. Les estimations de l&rsquo;OMS et de l&rsquo;UNICEF indiquent que, dans les campagnes africaines, quatre personnes sur cinq n&rsquo;ont pas d&rsquo;eau potable gérée en toute sécurité et trois sur quatre sont privées d&rsquo;un assainissement sûr. Les villes ne sont pas épargnées pour autant : leur croissance rapide déborde les infrastructures, si bien que deux citadins sur cinq restent sans eau réellement fiable.</p>
<p>À cette géographie s&rsquo;ajoute la question des revenus. Toujours selon Afrobarometer, 77 % des ménages les plus aisés bénéficient d&rsquo;un raccordement, contre 34 % des plus pauvres. L&rsquo;accès à l&rsquo;eau saine épouse ainsi la carte des inégalités, et tend à les creuser : celui qui n&rsquo;a pas le robinet paie souvent son eau plus cher, au bidon, auprès de revendeurs.</p>
<h2>Quand l&rsquo;eau manque, la santé et l&rsquo;école paient l&rsquo;addition</h2>
<p>Le lien entre eau sale et maladie n&rsquo;a rien de théorique. Les affections d&rsquo;origine hydrique — diarrhées, choléra, fièvre typhoïde — figurent parmi les premières causes de décès évitables sur le continent, rappellent les agences onusiennes. Une eau contaminée et des latrines défaillantes forment un cercle vicieux : les eaux usées non traitées contaminent les points de prélèvement, qui à leur tour propagent les infections. Les jeunes enfants en sont les premières victimes.</p>
<p>Les répercussions dépassent le cabinet médical. Un enfant qui tombe malade à répétition manque l&rsquo;école ; une école dépourvue de latrines et de point d&rsquo;eau décent voit ses effectifs se clairsemer, surtout chez les adolescentes. L&rsquo;assainissement scolaire, longtemps négligé, apparaît désormais comme un levier discret mais réel de maintien à l&rsquo;école. La santé publique et l&rsquo;éducation avancent, ou reculent, au même rythme que l&rsquo;accès à l&rsquo;eau.</p>
<p><em>À noter : cet article présente des données générales de santé publique et ne constitue en aucun cas un conseil médical individuel.</em></p>
<h2>Le fardeau silencieux des femmes et des filles</h2>
<p>Il y a une dimension de la crise que les statistiques d&rsquo;accès peinent à capter : le temps. Là où l&rsquo;eau ne coule pas à la maison, il faut aller la chercher, parfois à plusieurs kilomètres, plusieurs fois par jour. Cette corvée pèse presque toujours sur les épaules des femmes et des filles. L&rsquo;UNICEF a résumé la chose sans détour en la qualifiant de « colossal gaspillage de temps » — des heures soustraites à l&rsquo;école, à un emploi, à un revenu.</p>
<p>Le manque d&rsquo;assainissement ajoute une couche de vulnérabilité. Sans toilettes sûres et séparées, les filles voient leur scolarité perturbée, en particulier à l&rsquo;adolescence, et les femmes s&rsquo;exposent à des risques en cherchant un endroit à l&rsquo;écart. C&rsquo;est cette réalité que résume le slogan de la Journée mondiale de l&rsquo;eau 2026, « là où l&rsquo;eau coule, l&rsquo;égalité grandit ». Investir dans l&rsquo;eau et l&rsquo;assainissement, ce n&rsquo;est donc pas seulement une affaire de tuyaux : c&rsquo;est rendre du temps et de la sécurité à la moitié de la population.</p>
<h2>Financer, mais aussi entretenir</h2>
<p>Le coût de l&rsquo;inaction se mesure en points de croissance. L&rsquo;Union africaine estime qu&rsquo;un accès insuffisant à l&rsquo;eau, à l&rsquo;assainissement et à l&rsquo;hygiène ampute l&rsquo;Afrique subsaharienne d&rsquo;environ 4,3 % de son produit intérieur brut chaque année — journées de travail perdues, dépenses de santé, productivité rognée. À l&rsquo;inverse, les analyses du secteur avancent qu&rsquo;un dollar investi dans des services d&rsquo;eau résilients au climat en rapporte plusieurs aux économies africaines.</p>
<p>Reste à trouver l&rsquo;argent, et à le dépenser utilement. L&rsquo;écart de financement est considérable : pour la seule Afrique orientale et australe, les experts chiffrent à environ 24 milliards de dollars par an le besoin d&rsquo;investissement pour viser l&rsquo;accès universel en 2030, alors que 5 milliards seulement y sont actuellement consacrés. Le manque à combler avoisine donc 19 milliards annuels pour cette région. Mais l&rsquo;argent ne fait pas tout : jusqu&rsquo;à 40 % des points d&rsquo;eau tombent en panne dans les deux ans qui suivent leur installation, et près de la moitié de l&rsquo;eau traitée se perd dans des réseaux qui fuient. Construire ne suffit pas ; encore faut-il entretenir, réparer, gérer.</p>
<p>C&rsquo;est précisément ce que l&rsquo;Union africaine met en avant pour 2026 : renforcer la gouvernance du secteur, améliorer les données, mobiliser des financements plus stables et donner la priorité aux communautés rurales et marginalisées. Le continent dispose pourtant de ressources : près de 60 % de son eau douce est partagée entre plusieurs pays, ce qui fait de la coopération autour des grands bassins — Nil, Niger, Congo, Zambèze, Volta — un enjeu de développement commun plus que de rivalité.</p>
<p>Le président de la Commission de l&rsquo;Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, l&rsquo;a formulé sans détour : <a href="https://au.int/en/newsevents/20260323/world-water-day-2026-commemoration-african-union-commission">« Sans sécurité de l&rsquo;eau, il ne peut y avoir ni sécurité alimentaire, ni industrialisation, ni santé publique, ni paix durable. »</a></p>
<p>L&rsquo;année 2026 ne réglera pas, à elle seule, un déficit accumulé sur des décennies. Sa vraie utilité sera ailleurs : dans les projets qu&rsquo;elle aura débloqués, les budgets qu&rsquo;elle aura sanctuarisés et les réseaux qu&rsquo;elle aura remis en marche. À l&rsquo;échelle du continent, le succès ne se lira pas dans les communiqués, mais au robinet — quand il coule, et quand l&rsquo;eau qu&rsquo;il délivre peut être bue sans crainte.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Une jeune fille remplit un bidon jaune à une borne-fontaine dans un village d'Afrique subsaharienne" | Credit = "Photo d'illustration / Unsplash" | Visuel = corvee d'eau a une borne-fontaine communautaire.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "2026, année africaine de l'eau et de l'assainissement" | Meta = "L'Union africaine a fait de 2026 l'année de l'eau et de l'assainissement. Chiffres d'accès, disparités et enjeux de santé sur le continent."
Tags suggeres: eau potable, assainissement, WASH, Union africaine, Agenda 2063, santé publique, Afrique
Creneau de programmation vise: A la une, 6h-9h.
Sources: au.int theme-year 2026 ; au.int world-water-day 2026 ; afrobarometer AD1153 (mars 2026) ; un.org/osaa ; unicef.org Senegal WASH ; african.business 02/2026.
--></p>
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		<title>Bassin du Congo : comment l&#8217;Afrique centrale veut transformer sa forêt en trésor climatique</title>
		<link>https://afrikshow.com/bassin-du-congo-comment-lafrique-centrale-veut-transformer-sa-foret-en-tresor-climatique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Assi Mondesir Assi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 11:29:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deuxième massif forestier tropical du monde, le bassin du Congo mise sur les marchés carbone et de nouveaux financements pour préserver son capital vert.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/bassin-du-congo-comment-lafrique-centrale-veut-transformer-sa-foret-en-tresor-climatique/">Bassin du Congo : comment l&rsquo;Afrique centrale veut transformer sa forêt en trésor climatique</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il s&rsquo;étend sur six pays et retient sous ses arbres et ses marécages de quoi bouleverser le climat mondial. Le bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète, cherche aujourd&rsquo;hui à donner une valeur économique à ce capital vert. Feuilles de route vers les marchés carbone, financements internationaux, projets de restauration : tour d&rsquo;horizon d&rsquo;une équation où l&rsquo;écologie rencontre l&rsquo;économie.</strong></p>
<h2>Un réservoir de vie et de carbone</h2>
<p>On le surnomme le « deuxième poumon vert » de la planète, formule commode même si les scientifiques rappellent que l&rsquo;essentiel de l&rsquo;oxygène terrestre vient des océans. L&rsquo;image a le mérite de dire une chose juste : après l&rsquo;Amazonie, aucun autre ensemble forestier tropical n&rsquo;égale celui d&rsquo;Afrique centrale. Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Guinée équatoriale et Gabon se partagent ce massif qui représente environ un cinquième des forêts tropicales du monde.</p>
<p>La RDC en concentre la part la plus vaste, avec plus de 155 millions d&rsquo;hectares de forêts tropicales humides, soit à elle seule près de 10 % des forêts tropicales mondiales. La richesse biologique suit la même démesure : le bassin abrite près de 10 % de la biodiversité de la planète et plus de la moitié de celle du continent africain. Éléphants de forêt, gorilles, bonobos, chimpanzés y cohabitent avec des dizaines de millions d&rsquo;habitants qui tirent de la forêt nourriture, énergie et médecine.</p>
<p>Au-delà du vivant, c&rsquo;est le rôle climatique qui retient l&rsquo;attention des négociateurs. Les forêts du bassin absorbent chaque année autour de 1,5 milliard de tonnes de CO2, un service que l&rsquo;Amazonie assure de moins en moins bien à mesure qu&rsquo;elle se dégrade. Là où le grand poumon sud-américain bascule par endroits vers l&rsquo;émission nette, le bassin du Congo, lui, continue globalement de capter plus de carbone qu&rsquo;il n&rsquo;en rejette. C&rsquo;est cette singularité qui en fait un atout stratégique pour la trajectoire climatique mondiale.</p>
<h2>Sous les marécages, une bombe climatique dormante</h2>
<p>La véritable surprise se cache dans la boue. Au cœur du bassin, la cuvette centrale renferme le plus vaste complexe de tourbières tropicales connu, cartographié à environ 145 500 km² par les travaux publiés dans la revue <em>Nature</em> en 2017. Ces sols gorgés d&rsquo;eau, où la matière végétale se décompose très lentement, stockent à eux seuls de l&rsquo;ordre de 30 milliards de tonnes de carbone, un volume que le Programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement situe autour de 29 milliards de tonnes pour l&rsquo;ensemble des tourbières de la région.</p>
<p>Pour saisir l&rsquo;ordre de grandeur : cela équivaut à plusieurs années d&rsquo;émissions mondiales de gaz à effet de serre, piégées dans une couche de tourbe qui ne couvre qu&rsquo;une fraction du territoire.</p>
<p>« Alors que la tourbe ne couvre que 4 % de l&rsquo;ensemble du bassin du Congo, elle stocke sous terre à peu près autant de carbone que les arbres qui recouvrent les 96 % restants en stockent au-dessus du sol », résume le professeur Simon Lewis, coauteur de l&rsquo;étude, cité par <a href="https://www.carbonbrief.org/guest-post-vast-carbon-store-found-congo-swamp-forest/">Carbon Brief</a>. Autrement dit, drainer ou assécher ces zones pour l&rsquo;agriculture ou l&rsquo;exploitation reviendrait à ouvrir un robinet d&rsquo;émissions colossal. La préservation des tourbières n&rsquo;est plus une question locale : elle pèse sur le bilan carbone de la planète entière.</p>
<h2>La pression monte sur la forêt</h2>
<p>Ce trésor n&rsquo;est pas à l&rsquo;abri. En RDC, la ministre en charge de l&rsquo;Environnement chiffrait récemment à environ 1,33 million d&rsquo;hectares la surface forestière qui disparaît chaque année, chiffre plus élevé que les quelque 500 000 hectares annuels retenus par l&rsquo;accord signé à la COP26 en 2021, l&rsquo;écart s&rsquo;expliquant par les années de référence et les méthodes de mesure. Dans tous les cas, l&rsquo;érosion est réelle et régulière.</p>
<p>Les causes sont d&rsquo;abord domestiques et économiques. L&rsquo;agriculture sur brûlis, pratiquée par des familles qui défrichent pour cultiver, et l&rsquo;exploitation du bois-énergie — le charbon de bois reste le combustible de cuisson de millions de foyers — figurent en tête. La croissance démographique amplifie mécaniquement ces prélèvements. S&rsquo;y ajoutent l&rsquo;exploitation forestière, l&rsquo;orpaillage et, ponctuellement, la convoitise des sous-sols. La forêt ne recule pas par accident : elle recule parce qu&rsquo;elle nourrit et chauffe, et c&rsquo;est précisément ce qui rend l&rsquo;équation délicate. Interdire sans offrir d&rsquo;alternative revient à déplacer le problème.</p>
<h2>Feuilles de route et marchés carbone : monétiser sans brader</h2>
<p>C&rsquo;est là qu&rsquo;entre en scène l&rsquo;idée de donner un prix à la forêt debout. Les six pays du bassin travaillent, avec l&rsquo;appui de la Banque mondiale, à des feuilles de route destinées à les positionner sur les marchés mondiaux du carbone. Le principe : un pays qui évite des émissions en protégeant sa forêt peut vendre des crédits carbone à des acheteurs — États ou entreprises — qui cherchent à compenser les leurs. La forêt préservée devient alors une source de revenus, et non plus seulement une contrainte.</p>
<p>Ces documents, adaptés à chaque pays, insistent sur trois piliers : une meilleure coordination entre institutions, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, et surtout des systèmes de suivi, notification et vérification (MRV) alignés sur l&rsquo;article 6 de l&rsquo;Accord de Paris. Sans mesure fiable de ce qui est réellement stocké ou évité, un crédit carbone ne vaut rien.</p>
<p>Car les limites du modèle sont connues. Un crédit mal calibré peut « rémunérer » une déforestation qui n&rsquo;aurait de toute façon pas eu lieu, ou surestimer le carbone préservé. Les critiques pointent aussi le risque que les revenus se concentrent loin des forêts, dans les capitales ou chez des intermédiaires. La RDC a déjà expérimenté ce type de dispositif avec le programme Mai-Ndombe, adossé au Fonds de partenariat pour le carbone forestier de la Banque mondiale. L&rsquo;enjeu des feuilles de route est justement d&rsquo;éviter les écueils de la première génération de projets : mesurer juste, vérifier, et faire redescendre l&rsquo;argent.</p>
<h2>L&rsquo;argent de la préservation</h2>
<p>Les financements, eux, se structurent. À la COP26, la RDC et l&rsquo;Initiative pour la forêt d&rsquo;Afrique centrale (CAFI) ont acté un accord de 500 millions de dollars sur cinq ans, soit plus du double des 190 millions de la période précédente. Derrière cette enveloppe, un groupe de bailleurs : Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Corée du Sud et Union européenne. Les objectifs affichés sont concrets — plafonner la perte forestière à sa moyenne 2014-2018, restaurer 8 millions d&rsquo;hectares de terres dégradées et placer 30 % du territoire sous statut de protection.</p>
<p>La dynamique se poursuit sur la scène internationale. En mai 2026, à la conférence Innovate4Climate de Singapour, la RDC a de nouveau mis la conservation forestière au centre de son discours, présentant des initiatives comme le « Corridor vert Kivu-Kinshasa », vaste projet d&rsquo;aménagement, et déplorant la faiblesse des financements climatiques réellement alloués à la forêt. C&rsquo;est le nerf de la guerre : les pays du bassin estiment rendre un service planétaire pour lequel ils sont encore insuffisamment payés, tout en supportant seuls le coût de la préservation.</p>
<h2>Les communautés, angle mort ou clé de voûte</h2>
<p>Aucun de ces mécanismes ne tiendra sans les premiers concernés. Les populations forestières — cultivateurs, pêcheurs, peuples autochtones — vivent au contact direct de la ressource. Les exclure des bénéfices, c&rsquo;est s&rsquo;assurer que la protection restera théorique. Les feuilles de route l&rsquo;ont intégré en théorie, en réclamant un partage équitable des revenus ; reste à le traduire sur le terrain, par des titres fonciers clarifiés, des filières alternatives au bois-énergie et une gouvernance locale des projets carbone.</p>
<p>Les organisations de conservation plaident depuis longtemps pour une gestion durable qui associe exploitation raisonnée et droits des communautés, plutôt qu&rsquo;une mise sous cloche irréaliste. La forêt du bassin du Congo restera habitée : la question n&rsquo;est pas de la vider, mais de faire en sorte que ceux qui y vivent aient intérêt à la maintenir debout.</p>
<p>Le pari est immense. Transformer 30 milliards de tonnes de carbone enfoui et un million et demi de tonnes de CO2 absorbées chaque année en revenus durables suppose des règles crédibles, des acheteurs sérieux et une redistribution juste. Le bassin du Congo dispose d&rsquo;une longueur d&rsquo;avance que l&rsquo;Amazonie a en partie perdue. Reste à savoir si le monde acceptera enfin d&rsquo;en payer le prix — avant que la tourbe ne commence, elle aussi, à relâcher ce qu&rsquo;elle protège depuis des millénaires.</p>
<p><!--
NOTE EDITORIALE AFRIKSHOW (interne, ne pas publier telle quelle)
Auteur: Alex Konan (ID 3)
Image a la une (mise en avant a definir manuellement): ALT = "Vue aérienne de la forêt tropicale dense et des marécages du bassin du Congo en Afrique centrale" | Credit = "Photo d'illustration / Forêt du bassin du Congo" | Visuel = canopee continue et zones marecageuses de la cuvette centrale.
SEO Yoast a remplir: Titre SEO = "Bassin du Congo : monétiser le trésor vert de l'Afrique" | Meta = "Deuxième massif forestier tropical du monde, le bassin du Congo mise sur les marchés carbone et de nouveaux financements pour préserver son capital vert."
Tags suggeres: bassin du Congo, marchés carbone, tourbières, déforestation, REDD+, CAFI, conservation forestière
Creneau de programmation vise: societe/environnement, 12h-14h.
Sources: matininfos.net 89769 ; medd.gouv.cd innovate4climate-2026 ; undp.org 500M CAFI ; carbonbrief.org tourbieres ; unep.org tourbieres bassin du Congo ; slate.fr 235835.
--></p>
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		<title>Afrique australe : la lente convalescence des champs, deux ans après la grande sécheresse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Zarah Fanny]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Aug 2026 15:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans après la sécheresse El Niño de 2023-2024, l'Afrique australe récolte à nouveau. État des lieux des moissons 2025-2026 et de la résilience agricole.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;hiver austral 2026, les silos de Zambie débordent et les greniers du sud de Madagascar restent presque vides. Entre ces deux images tient toute l&rsquo;histoire d&rsquo;une région qui se relève, inégalement, de la pire sécheresse de sa mémoire récente. Deux campagnes agricoles après le choc El Niño de 2023-2024, l&rsquo;Afrique australe n&rsquo;est plus en état d&rsquo;urgence généralisée, mais sa convalescence reste fragile et à plusieurs vitesses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le choc de 2023-2024, rappel d&rsquo;une année sans pluie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La saison 2023-2024 restera comme une anomalie climatique de référence. Sous l&rsquo;effet d&rsquo;un épisode El Niño particulièrement intense, l&rsquo;Afrique australe a connu, selon le Programme alimentaire mondial (PAM), son mois de février le plus sec depuis un siècle, avec environ 20 % des précipitations habituelles et des températures nettement au-dessus des normales. Le maïs, qui fournit près d&rsquo;un cinquième des calories consommées dans la région, a été frappé au cœur de son cycle de croissance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences ont été massives. Le PAM a estimé à plus de 30 millions le nombre de personnes affectées par la sécheresse, tandis que plusieurs pays — Malawi, Zambie, Zimbabwe et Namibie notamment — décrétaient l&rsquo;état de catastrophe ou d&rsquo;urgence nationale. Le Classement intégré de la sécurité alimentaire (IPC) a chiffré à environ 48 millions les personnes en insécurité alimentaire aiguë dans neuf pays de la SADC lors du pic 2024-2025, un total qui agrège il est vrai plusieurs facteurs, la sécheresse s&rsquo;ajoutant à des chocs économiques préexistants. En mai 2024, la Communauté de développement d&rsquo;Afrique australe (SADC) lançait un appel régional de 5,5 milliards de dollars. La FAO, elle, décrivait dès avril 2024 « un virage brutal vers le pire », avec 16 millions de personnes déjà en insécurité alimentaire aiguë sur les seuls premiers mois de l&rsquo;année.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2025, le retour des pluies et le rebond des greniers</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La bascule attendue vers des conditions La Niña, anticipée par la FAO dès le printemps 2024, s&rsquo;est traduite par un régime pluviométrique globalement plus clément pour la campagne 2024-2025. Le résultat s&rsquo;est lu dans les champs. En Zambie, où la moisson 2024 avait été qualifiée par les autorités agricoles de « pire de mémoire d&rsquo;homme », la production de maïs a rebondi d&rsquo;environ 25 % en 2025, revenant autour de 3,9 millions de tonnes. Chez le voisin sud-africain, premier producteur régional, la récolte de maïs a bondi de quelque 23 % pour atteindre 15,8 millions de tonnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rebond n&rsquo;a toutefois pas effacé les déficits partout. Le Mozambique a enregistré une deuxième campagne consécutive en dessous de la moyenne, la reprise des semis peinant dans les zones semi-arides du sud et du centre. Dans le Grand Sud de Madagascar, le « kere » — la faim endémique de cette région aride — a persisté, entretenu par des rendements toujours insuffisants en manioc et patate douce. Autrement dit, 2025 a été l&rsquo;année où la région a cessé de s&rsquo;enfoncer, sans revenir pour autant à l&rsquo;équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2026, une reprise à géométrie variable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La campagne 2025-2026, dont les récoltes s&rsquo;achèvent en cet hiver austral, confirme une reprise réelle mais inégale, selon les perspectives publiées par FEWS NET en juin 2026. Le contraste régional est saisissant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Zambie</strong> : récolte de maïs record, estimée autour de 4,9 à 5 millions de tonnes, présentée par le ministère de l&rsquo;Agriculture comme la plus élevée jamais enregistrée. Stocks reconstitués et pouvoir d&rsquo;achat des ménages amélioré.</li>



<li><strong>Zimbabwe</strong> : situation redevenue globalement stable dans les zones excédentaires, avec des prix du maïs en repli, mais des poches de déficit persistantes dans les districts secs.</li>



<li><strong>Malawi</strong> : rendements nationaux proches de la moyenne, mais un sud du pays toujours déficitaire, où des tensions alimentaires sont attendues pendant la soudure d&rsquo;octobre à janvier.</li>



<li><strong>Lesotho</strong> : récoltes supérieures à la moyenne au nord, mais dégâts localisés au sud, où des pluies tardives et un engorgement des sols en avril-mai ont endommagé des cultures.</li>



<li><strong>Mozambique et Madagascar</strong> : récoltes de nouveau inférieures à la moyenne ; le Grand Sud malgache reste la zone la plus tendue de la région.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie d&rsquo;ensemble est donc celle d&rsquo;une région coupée en deux : un bloc central et septentrional qui a renoué avec des récoltes correctes à excellentes, et une frange méridionale et insulaire où la reconstitution des stocks reste laborieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Semences, sillons et savoir-faire : la résilience à l&rsquo;œuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière ces chiffres, une transformation plus discrète est à l&rsquo;œuvre : l&rsquo;adaptation des pratiques agricoles. Au Zimbabwe, la méthode Pfumvudza — une agriculture de conservation à base de micro-parcelles travaillées à la main, de trous de plantation espacés et de paillage retenant l&rsquo;humidité du sol — s&rsquo;est diffusée à grande échelle. Adoptée officiellement en 2020, elle concernait plus de 3,5 millions de participants en 2024, une étude gouvernementale de 2023 suggérant que 84 % des ménages ruraux la pratiquaient. Sur le terrain, l&rsquo;adhésion est concrète, comme le résume l&rsquo;agriculteur Landlots Kuutsi, cité par Dialogue Earth :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Je continuerai à jamais de pratiquer le Pfumvudza, car il me garantit de meilleures récoltes qui nourriront ma famille jusqu&rsquo;à la prochaine saison. »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">À cette agriculture de conservation s&rsquo;ajoute le levier des semences. Les variétés de maïs tolérantes à la sécheresse, à cycle court, développées notamment par les centres de recherche régionaux et les semenciers locaux, deviennent un outil de planification recommandé face à l&rsquo;irrégularité des pluies. Les organisations agricoles régionales misent en parallèle sur l&rsquo;agriculture intelligente face au climat et les services de conseil numériques pour outiller les petits producteurs. L&rsquo;aide alimentaire, elle, reste un filet de sécurité indispensable mais sous tension : au Mozambique, faute de financements suffisants, le PAM a dû réduire le nombre de bénéficiaires dans le nord et chiffrait à 78,8 millions de dollars ses besoins pour la seule période de novembre 2025 à avril 2026. La résilience se construit ainsi sur trois piliers — semences, pratiques culturales, assistance ciblée — dont aucun ne suffit seul.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;ombre d&rsquo;un nouvel El Niño</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La convalescence pourrait toutefois être écourtée. Les prévisionnistes surveillent l&rsquo;émergence d&rsquo;un nouvel épisode El Niño pour la saison des pluies 2026-2027. Selon une note de Welthungerhilfe de juin 2026, la période critique se situe non pas dans l&rsquo;hiver austral actuel, saison sèche, mais bien à partir de la fin 2026 : le message des experts est moins d&rsquo;anticiper une catastrophe certaine que d&rsquo;engager dès maintenant la préparation, en surveillant la disponibilité des semences et en privilégiant les variétés tolérantes à la sécheresse. FEWS NET n&rsquo;exclut pas, dans son scénario de juin 2026, un retour à des conditions plus sèches et chaudes susceptibles de peser sur la prochaine campagne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux ans après la grande sécheresse, l&rsquo;Afrique australe offre donc un tableau nuancé : des greniers zambiens pleins, un Grand Sud malgache toujours à la peine, et partout des paysans qui apprennent à cultiver autrement. La vraie mesure de la résilience régionale ne se lira pas dans les records de 2026, mais dans la capacité des champs à encaisser le prochain caprice du climat, déjà annoncé à l&rsquo;horizon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Le Ghana dévoile un plan solaire de 1,5 GW à Accra : l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest accélère sur le vert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 10:32:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l'ouverture de la Ghana Investment and Trade Week 2026 à Accra, le gouvernement ghanéen a dévoilé un plan solaire de 1,5 gigawatt adossé au stockage par batteries. Une première tranche de 100 MW doit démarrer dès août 2026, dans une Afrique de l'Ouest de plus en plus tournée vers les renouvelables.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/ghana-plan-solaire-1-5-gw-gitw-2026-accra-afrique-ouest/">Le Ghana dévoile un plan solaire de 1,5 GW à Accra : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest accélère sur le vert</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est l&rsquo;une des annonces phares de la Ghana Investment and Trade Week (GITW) 2026, ouverte cette semaine à Accra : le gouvernement ghanéen a dévoilé un ambitieux plan solaire de 1,5 gigawatt (GW), couplé à des systèmes de stockage par batteries. Une première tranche de 100 mégawatts (MW) doit être lancée dès le mois d&rsquo;août. Au-delà du Ghana, ce projet illustre l&rsquo;accélération d&rsquo;une Afrique de l&rsquo;Ouest qui mise de plus en plus sur les énergies renouvelables pour électrifier et industrialiser ses économies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan prévoit le développement de 1,5 GW de capacité solaire à l&rsquo;échelle industrielle, associée à des systèmes de stockage d&rsquo;énergie par batteries (BESS, pour <em>Battery Energy Storage Systems</em>). Ce dernier point est déterminant : le principal talon d&rsquo;Achille du solaire est son intermittence — il ne produit pas la nuit et varie selon la couverture nuageuse. Le stockage permet de lisser la production, de restituer l&rsquo;électricité aux heures de pointe et de stabiliser le réseau. En intégrant le stockage dès la conception, le Ghana affiche une ambition qui dépasse la simple pose de panneaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en œuvre sera progressive. La première étape, une installation de 100 MW, doit voir sa construction démarrer en août 2026. Ce séquençage par tranches est habituel pour les grands projets énergétiques : il permet de tester les modèles de financement, de rassurer les investisseurs et de monter en puissance sans surcharger d&rsquo;un coup les capacités de réalisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet n&rsquo;est pas pensé isolément. Il s&rsquo;inscrit dans le programme phare de « l&rsquo;économie 24 heures sur 24 » (24-Hour Economy), qui vise à faire tourner l&rsquo;appareil productif ghanéen en continu pour créer des emplois et doper les exportations. Le raisonnement est simple : sans électricité fiable et abordable, aucune usine ne peut fonctionner jour et nuit. Le solaire adossé au stockage est donc présenté comme un levier de compétitivité industrielle autant que comme une mesure environnementale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Secrétariat en charge de l&rsquo;économie 24 heures sur 24 et de l&rsquo;accélération des exportations copilote l&rsquo;initiative, aux côtés d&rsquo;institutions comme le Centre de promotion des investissements du Ghana (GIPC) et la Chambre ghanéenne de l&rsquo;industrie de la construction (GhCCI). L&rsquo;objectif affiché est de réduire les coûts de l&rsquo;électricité pour les industriels et d&rsquo;améliorer la compétitivité du secteur manufacturier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix du GITW 2026 comme cadre de l&rsquo;annonce n&rsquo;est pas anodin. Cet événement de trois jours a réuni des délégations de plus de vingt pays, positionnant Accra comme un carrefour d&rsquo;investissement ouest-africain. « Accroître la transformation et la fabrication locales est essentiel pour créer des emplois, améliorer les exportations et bâtir une économie compétitive », a souligné Augustus Goosie Tanoh, conseiller présidentiel de haut rang, résumant la philosophie du plan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un pays, dévoiler un tel projet devant des investisseurs internationaux, c&rsquo;est aussi envoyer un signal de stabilité et de visibilité réglementaire. Les capitaux nécessaires aux infrastructures solaires de grande échelle sont importants ; ils vont là où le cadre est jugé prévisible et les débouchés clairs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Ghana n&rsquo;est pas un cas isolé. Le voisin togolais a bénéficié d&rsquo;un financement de la Banque africaine de développement (BAD) de 26,5 millions d&rsquo;euros pour la construction d&rsquo;une centrale solaire, et a lancé des appels d&rsquo;offres pour électrifier des dizaines de localités par le solaire. La Côte d&rsquo;Ivoire, de son côté, a inauguré ces derniers mois de nouvelles centrales solaires destinées à des centaines de milliers de ménages. Partout, la même logique : diversifier un mix énergétique longtemps dominé par l&rsquo;hydroélectricité et le thermique, et répondre à une demande électrique qui croît plus vite que l&rsquo;offre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence régionale a du sens à l&rsquo;échelle du marché ouest-africain, où les réseaux tendent à s&rsquo;interconnecter. Plus les pays développent des capacités propres et pilotables, plus ils peuvent, à terme, échanger de l&rsquo;électricité et sécuriser mutuellement leur approvisionnement. L&rsquo;ensoleillement de la sous-région, particulièrement généreux dans les zones sahéliennes et soudaniennes, constitue un atout naturel encore largement sous-exploité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reste que l&rsquo;annonce d&rsquo;un plan ne vaut pas réalisation. Les grands projets solaires africains se heurtent régulièrement à des obstacles bien connus : bouclage financier plus long que prévu, coût du foncier, raccordement au réseau, maintenance dans la durée. Le démarrage effectif de la tranche de 100 MW en août sera donc un premier test de crédibilité. S&rsquo;il est tenu, il donnera de la substance à l&rsquo;ambition affichée à Accra.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les Ghanéens et, plus largement, pour les Ouest-Africains, l&rsquo;enjeu dépasse la technique : il s&rsquo;agit d&rsquo;accéder à une électricité plus fiable, moins chère et moins émettrice, condition d&rsquo;un développement industriel durable. Le pari solaire de la région se jouera dans les chantiers des prochains mois, bien plus que dans les discours des salons d&rsquo;investissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Sources : NewsGhana, MyJoyOnline, togolais.info, Banque africaine de développement. Faits recoupés sur plusieurs sources concordantes.</em></p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/ghana-plan-solaire-1-5-gw-gitw-2026-accra-afrique-ouest/">Le Ghana dévoile un plan solaire de 1,5 GW à Accra : l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest accélère sur le vert</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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		<title>Forum africain de l&#8217;eau à N&#8217;Djamena : le continent passe de la promesse à l&#8217;acte</title>
		<link>https://afrikshow.com/forum-africain-eau-ndjamena-2026-vision-action/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 10:05:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les 15-16 juillet 2026, N'Djamena a accueilli le Forum africain de l'eau. Objectif : transformer les engagements en actions pour l'accès à l'eau en Afrique.</p>
<p>The post <a href="https://afrikshow.com/forum-africain-eau-ndjamena-2026-vision-action/">Forum africain de l&rsquo;eau à N&rsquo;Djamena : le continent passe de la promesse à l&rsquo;acte</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pendant deux jours, N&rsquo;Djamena a été la capitale de l&rsquo;eau africaine. Les 15 et 16 juillet 2026, la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale ont réuni gouvernements, bailleurs et acteurs des grands bassins fluviaux autour d&rsquo;un mot d&rsquo;ordre sans détour : « De la vision à l&rsquo;action ». Derrière la formule, un défi vieux de plusieurs décennies : garantir à des centaines de millions d&rsquo;Africains un accès sûr à l&rsquo;eau potable et à l&rsquo;assainissement.</strong></p>
<p>Ville riveraine d&rsquo;un lac emblématique et menacé, N&rsquo;Djamena n&rsquo;a pas été choisie au hasard pour accueillir ce Forum africain de l&rsquo;eau. Coorganisé par la République du Tchad et le Groupe de la Banque mondiale, l&rsquo;événement a rassemblé des gouvernements africains, plusieurs chefs d&rsquo;État, des institutions financières, des partenaires de développement, des organisations de bassins fluviaux et des représentants du secteur privé. Parmi les participants figurait notamment le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, comme l&rsquo;a rapporté <a href="https://actualite.cd/2026/07/15/felix-tshisekedi-participe-au-forum-africain-sur-leau-et-lenergie-ndjamena">Actualité.cd</a>.</p>
<p>Le choix du thème résume l&rsquo;ambition affichée par les organisateurs. Après des années de déclarations, de sommets et de plans, l&rsquo;heure serait à la concrétisation. L&rsquo;idée centrale du forum tient en une phrase : transformer les engagements en actions tangibles pour l&rsquo;accès à l&rsquo;eau et à l&rsquo;assainissement. Un changement de ton qui répond à une lassitude bien réelle des populations, souvent promptes à constater l&rsquo;écart entre les discours officiels et le robinet resté sec.</p>
<p>Impossible de tenir un tel rendez-vous à N&rsquo;Djamena sans placer le bassin du lac Tchad au centre des débats. Présenté par les organisateurs comme une « urgence vitale », ce bassin concerne plus de 30 millions de personnes réparties sur quatre pays : le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun. Depuis les années 1960, le lac s&rsquo;est fortement rétréci, au point de devenir l&rsquo;un des symboles mondiaux du stress hydrique et des dérèglements climatiques.</p>
<p>Ce recul n&rsquo;est pas seulement une affaire d&rsquo;hydrologie. Il touche directement à la sécurité alimentaire des communautés qui vivent de la pêche, de l&rsquo;élevage et des cultures de décrue, à la stabilité des zones concernées et au développement économique de toute une région. La disparition progressive des ressources en eau fragilise des moyens de subsistance entiers et pousse des populations à se déplacer.</p>
<p>Le Premier ministre tchadien Allah Maye Halina a résumé les enjeux en soulignant que la sauvegarde du bassin du lac Tchad « engage la sécurité, la stabilité, le développement économique et la sécurité alimentaire de plus de 30 millions d&rsquo;âmes ». Une manière de rappeler que, dans cette partie du continent, la question de l&rsquo;eau n&rsquo;est jamais un dossier technique isolé : elle irrigue tous les autres.</p>
<p>Le forum de N&rsquo;Djamena s&rsquo;inscrit dans un cadre plus large. L&rsquo;année 2026 a en effet été décrétée « Année africaine de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement », un label destiné à mobiliser dirigeants et bailleurs autour d&rsquo;un objectif encore loin d&rsquo;être atteint. Car les chiffres, même présentés avec prudence, restent préoccupants : selon les estimations des agences des Nations unies et du programme conjoint de suivi (JMP), des centaines de millions de personnes n&rsquo;ont toujours pas accès à une eau potable sûre ni à un assainissement de base sur le continent.</p>
<p>Les estimations onusiennes situent généralement autour d&rsquo;un tiers à la moitié de la population africaine la part de celles et ceux qui doivent composer avec un accès précaire ou intermittent. Derrière ces ordres de grandeur se cachent des réalités quotidiennes très concrètes : des femmes et des enfants qui parcourent de longues distances pour puiser une eau parfois insalubre, des écoles et des centres de santé dépourvus de sanitaires dignes de ce nom, des maladies hydriques qui continuent de peser sur les plus vulnérables.</p>
<p>Le contexte sahélien ajoute une couche de complexité. Entre sécheresses récurrentes, variabilité accrue des pluies et pression démographique, la zone concentre plusieurs des fragilités que le forum entend adresser. Le changement climatique, en accentuant les extrêmes, transforme des tensions latentes en défis immédiats, comme l&rsquo;a mis en avant <a href="https://tchadinfos.com/2026/07/16/forum-africain-de-leau-le-tchad-et-la-banque-mondiale-appellent-a-transformer-les-engagements-en-actions/">Tchadinfos</a> dans sa couverture des travaux.</p>
<p>Si la volonté politique semble acquise, la véritable épreuve reste celle du financement et de la coordination. Construire et entretenir des réseaux d&rsquo;adduction, moderniser l&rsquo;assainissement, restaurer des bassins, sécuriser des nappes : autant de chantiers qui exigent des ressources considérables et une continuité dans l&rsquo;effort. La présence, à N&rsquo;Djamena, d&rsquo;institutions financières et de partenaires de développement traduit cette prise de conscience : sans montages solides, les plans les plus ambitieux restent lettre morte.</p>
<p>Le forum a aussi mis en avant le rôle des organisations de bassins fluviaux, ces structures transfrontalières chargées de gérer des cours d&rsquo;eau et des lacs partagés entre plusieurs États. Leur implication est déterminante, car l&rsquo;eau ignore les frontières administratives. Pour le bassin du lac Tchad comme pour d&rsquo;autres grands ensembles hydrographiques, la coopération régionale n&rsquo;est pas une option, mais une condition de survie. Le secteur privé, de son côté, a été invité à jouer sa partition, notamment sur les solutions techniques et les modèles de gestion capables de durer.</p>
<p>Comme l&rsquo;a relevé <a href="https://www.financialafrik.com/2026/07/16/forum-africain-de-leau-a-ndjamena-lafrique-met-ses-solutions-sur-la-table/">Financial Afrik</a>, l&rsquo;un des messages du rendez-vous était que l&rsquo;Afrique dispose déjà de solutions et entend les mettre elle-même sur la table, plutôt que d&rsquo;attendre des réponses venues d&rsquo;ailleurs. Un positionnement qui traduit une volonté d&rsquo;appropriation : celle de bâtir des réponses ancrées dans les réalités locales, adaptées aux besoins des communautés concernées.</p>
<p>Reste la question qui traverse tous les sommets consacrés au développement : que restera-t-il des promesses une fois les délégations reparties ? Sur ce point, les organisateurs ont eux-mêmes fixé la barre. Représentant du Groupe de la Banque mondiale, Farouk Mollah Banna a prévenu que « les attentes des populations… dépendront de la rigueur et de la sérénité avec lesquelles les engagements pris au cours de ce forum seront transformés en actions concrètes ».</p>
<p>La formule vaut avertissement. Elle place la barre non pas sur le nombre de déclarations signées, mais sur la capacité à les traduire en projets livrés, en réseaux fonctionnels, en villages raccordés. C&rsquo;est précisément le sens du thème retenu : passer de la vision à l&rsquo;action suppose des indicateurs, un suivi et une reddition de comptes que les habitants pourront mesurer à l&rsquo;aune de leur quotidien.</p>
<p>Le Forum africain de l&rsquo;eau de N&rsquo;Djamena n&rsquo;a pas prétendu régler en deux jours un défi construit sur plusieurs décennies. Mais il a rappelé une évidence trop souvent reléguée au second plan : l&rsquo;eau conditionne la santé, l&rsquo;agriculture, l&rsquo;école, l&rsquo;économie et, in fine, la stabilité de régions entières. En plaçant le bassin du lac Tchad sous les projecteurs, l&rsquo;événement a donné un visage à une urgence qui dépasse largement les frontières tchadiennes.</p>
<p>La suite se jouera loin des salles de conférence, dans les villages du Sahel, sur les rives du lac et dans les quartiers privés d&rsquo;assainissement. Si l&rsquo;Année africaine de l&rsquo;eau et de l&rsquo;assainissement veut laisser une trace, c&rsquo;est là, sur le terrain, qu&rsquo;elle sera jugée. Le rendez-vous de N&rsquo;Djamena aura au moins eu le mérite de fixer le cap et de rappeler que, désormais, ce sont les actes qui feront foi.</p>
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IMAGE À LA UNE (à ajouter manuellement via wp-admin — upload API HS) :
ALT : Vue des rives asséchées du lac Tchad, symbole de l'urgence hydrique en Afrique centrale et sahélienne
CRÉDIT : libre de droits (Unsplash/Pexels) ou Banque mondiale (droits vérifiés)
VISUEL SUGGÉRÉ : rives du lac Tchad / accès à l'eau au Sahel, format paysage >=1200px.
CRÉNEAU : À la une / 6h-9h (Abidjan).
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		<title>El Niño : l&#8217;ONU alerte sur des phénomènes météo extrêmes en Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[adminafrikshow]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jul 2026 17:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'ONU annonce une intensification du phénomène El Niño entre juillet et septembre 2026, avec un risque accru de sécheresses et d'inondations en Afrique.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène climatique El Niño s&rsquo;apprête à connaître une intensification marquée entre juillet et septembre 2026, avec des conséquences potentiellement sévères pour plusieurs régions du continent africain, selon une alerte relayée par les Nations unies.</p>

<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après les prévisions communiquées, ce retour en force d&rsquo;El Niño devrait accroître le risque de phénomènes météorologiques extrêmes : vagues de chaleur intense, pluies torrentielles et inondations dans certaines zones, sécheresses sévères dans d&rsquo;autres. Les services onusiens appellent les gouvernements et organisations humanitaires à anticiper dès maintenant pour limiter l&rsquo;impact sur les populations les plus vulnérables, notamment en matière d&rsquo;agriculture et de sécurité alimentaire.</p>

<p class="wp-block-paragraph">« Il s&rsquo;agit d&rsquo;une intensification majeure du phénomène, du jamais vu à cette échelle depuis plusieurs années », rapporte <a href="https://news.un.org/fr/story/2026/07/1159143">ONU Info</a>, le service d&rsquo;information des Nations unies. Le média marocain <a href="https://afrique.le360.ma/societe/chaleur-extreme-inondations-meurtrieres-secheresse-severe-el-nino-aggrave-la-precarite-de_OGHGGCLW4NFDTFGL4R3PJWMKTU/">Le360 Afrique</a> confirme cette tendance, soulignant que le phénomène aggrave déjà la précarité agricole dans plusieurs régions du continent.</p>

<p class="wp-block-paragraph">Les experts climatiques rappellent qu&rsquo;El Niño, un phénomène naturel lié au réchauffement périodique des eaux de surface du Pacifique, a des répercussions directes sur les régimes de précipitations en Afrique de l&rsquo;Est, australe et dans la Corne de l&rsquo;Afrique. Les autorités sanitaires et agricoles de plusieurs pays sont appelées à renforcer leurs dispositifs de veille et d&rsquo;alerte précoce dans les prochaines semaines, alors que la saison à risque ne fait que commencer.</p><p>The post <a href="https://afrikshow.com/el-nino-lonu-alerte-sur-des-phenomenes-meteo-extremes-en-afrique/">El Niño : l&rsquo;ONU alerte sur des phénomènes météo extrêmes en Afrique</a> appeared first on <a href="https://afrikshow.com">Afrikshow.com</a>.</p>
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