Coupe du Monde 2026 : l’Espagne sur le toit du monde ! La Roja renverse l’Argentine (1-0) et décroche sa 2e étoile
Par la rédaction d’AfrikShow – Joel KOUADIO
L’Espagne est championne du monde. Au terme d’une finale étouffante conclue en prolongation, la Roja s’est imposée 1-0 face à l’Argentine et remporte la Coupe du monde pour la deuxième fois de son histoire. Un but suffisamment tardif pour faire trembler tout un stade, une domination enfin récompensée, et une génération espagnole qui entre dans la légende.
Ferran Torres, le héros de la 106e minute
Il aura fallu attendre le début de la prolongation pour voir le verrou argentin céder. Dès la reprise, l’Espagne a enfin trouvé l’ouverture : Nico Williams a remis de la tête un centre venu de haut, parfaitement dans la course de Ferran Torres, qui a marqué d’une reprise foudroyante à la 106e minute pour libérer la Roja. Toute une sélection a explosé de joie, tandis que l’Argentine, réduite à dix, semblait soudain au bord du gouffre.
La fin de match a été électrique : un but de Ferran Torres a même été refusé pour hors-jeu dans les ultimes instants, après un autre déjà annulé côté espagnol en fin de temps réglementaire. Mais le score de 1-0 a tenu, et l’Espagne détrône l’Argentine au terme de la prolongation.
Une domination logique
Le succès espagnol ne souffre guère de discussion tant la Roja a maîtrisé la rencontre. À la 80e minute, l’Espagne affichait déjà 62 % de possession, avec 424 passes réussies à 90 % de précision, contre 256 passes argentines à 82 %. Sur le plan offensif, le déséquilibre était encore plus criant : autour de la 78e minute, la Roja comptait 10 tirs dont 7 cadrés, quand l’Argentine n’avait toujours pas cadré.
Le seul rempart argentin s’appelait Emiliano « Dibu » Martinez, impérial jusqu’à ce que Ferran Torres finisse par le fusiller. L’Albiceleste avait pourtant abordé la finale privée très tôt de Lisandro Martinez, blessé et remplacé par Nicolás Otamendi dès la 44e minute.
Le tournant du carton rouge
Le basculement s’est joué dans le temps additionnel du temps réglementaire. Fauché par Enzo Fernandez, Pau Cubarsi a provoqué le deuxième carton jaune du milieu de Chelsea, synonyme d’expulsion. Réduite à dix pour toute la prolongation, l’Argentine n’a pas eu les ressources pour contenir une Espagne lancée.
Yamal sacré, Messi s’incline
C’était aussi un duel de générations. Lionel Messi, 39 ans, disputait possiblement son dernier match en Coupe du monde ; en face, le prodige Lamine Yamal, 19 ans, visait un premier sacre mondial. C’est le jeune Espagnol qui soulève le trophée, tandis que la Pulga, immense tout au long du tournoi, quitte peut-être la scène mondiale sur une désillusion.
Pour l’Espagne, ce sacre prolonge une razzia historique : championne d’Europe en titre, la Roja ajoute l’étoile suprême et confirme une série record désormais portée à 38 matches sans défaite. Devant les dirigeants des trois pays hôtes — Donald Trump, Claudia Sheinbaum et Mark Carney — réunis au MetLife Stadium, cette édition à 48 équipes disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique s’achève après 39 jours et 104 matches sur le sacre du grand favori.
Espagne 1 – 0 Argentine (après prolongation). But : Ferran Torres (106e). Expulsion : Enzo Fernandez (Argentine).

